Ghibli dans la BD occidentale :
M
Extraits de Fred et Sophie par Manboou. Delcourt.
Ma découverte du travail de Miyazaki commence à remonter
à loin, je ne sais même plus par quel DA de lui j'ai commencé!
Il me semble que ça devait être Porco Rosso! Mais
pour être totalement franche, je n'étais pas vraiment fan
de lui au début, il m'a fallu du temps pour m'imprégner
de son univers, disons que je n'ai pas eu de coup de foudre pour lui,
comme beaucoup d'autres l'ont eu....^^ J'étais plus Disney, avec
les histoires d'amour, etc, etc....
Ce qui m'a plu néanmoins c'est le côté
"décousu" des histoires, le fait qu'elles ne sont pas
construites de manières linéaires, mais qu'elles soient
construites comme des rêves! Le rapport à la nature aussi
est très émouvant! J'ai enchaîné avec
pas mal de films de Miyazaki comme Mon voisin Totoro, Le
voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, Le
château dans le ciel, Le château ambulant
!
Mes préférés, je crois bien que c'est Totoro,
et de très près, Le château ambulant !!
Oui car j'ai carrément adoré ce dernier!! C'est un des films
de Miyazaki que je préfère, peut être parce que les
héros ne sont pas des enfants, je me suis peut être plus
identifiée à l'héroïne de cette manière,
et le héros de ce film m'a fait chaviré totalement !! Bref,
j'ai hâte de le revoir !! En plus la musique était grandiose,
d'ailleurs je suis toujours à la recherche de la BO !! Quant à
savoir si je suis influencé par son travail, je ne pense sincèrement
pas!^^ Justement à la base je n'accrochais pas avec Miyazaki parce
que ça avait un coté trop rêveur, et ce n'était
pas ce que je recherchais dans l'élaboration de mes bd, ce n'est
que depuis pas très longtemps à vrai dire que je suis vraiment
sensible à son univers, au risque de te décevoir!^^ Je me
demande même si ce n'est pas carrément Le château
ambulant qui m'a fait revirer !
Dessin de l'épouvantail navet, Fred et Sophie réalisé
lors des Escales du livre de Bordeaux, 2005.
Sardine avec noiraude ??? ^__^
En fait, j'ai découvert la série animée sur Sherlock
Holmes qu'il a réalisée pour la télévision
quand j'étais petit, sans savoir que Miyazaki était aux
manoeuvres. Le premier choc conscient face à son travail a été
la sortie française de Porco Rosso au début des
années 90. J'ai eu le plaisir de le découvrir en salles,
sur grand écran, et ça a presque été une révélation.
Ce qui m'a immédiatement séduit, c'est ce côté
volontairement rétro et désuet qui se dégage de son
oeuvre. Ensuite, il y a cette poésie omniprésente, qui n'est
jamais forcée. Ce qui m'a tout de suite plu, c'est d'être
emporté dans un univers incroyable, où tout semble fluide
et naturel et où l'émotion n'est jamais soutirée
de force.
J'ai bien sûr essayé de voir d'autres productions du studio,
j'ai donc suivi avec avidité chaque sortie française, jusqu'au
jour où j'ai craqué pour un gros Box collector d'origine
hong-kongaise douteuse, contenant tous les films du studio. Et j'ai vraiment
craqué devant la diversité des univers traités, des
thèmes abordés.
Princesse Mononoké est mon préféré,
parce qu'il m'a séduit par un ton un peu plus adulte (ou tout du
moins ado) et que les préoccupations que Miyazaki y exprime me
touchent, et dont j'essaye aussi de me faire modestement écho dans
mes histoires : le respect de la nature, la coexistence entre elle et
l'homme, la course au progrès.
Ensuite, Totoro a une place un peu à part, le personnage
est follement attachant et l'histoire me fait véritablement craquer.
Elle me touche sur un autre plan que Mononoké, un plan
plus poétique et sentimental.
Je pense être influencé, que ce soit au niveau des thèmes
qui traversent son oeuvre, que des atmosphères. En toute modestie,
je revendique son influence. Après en tant que scénariste,
j'ai l'habitude de passer d'un genre à l'autre, explorant le polar,
le fantastique, la SF (thèmes qu'il n'a pas abordé) donc
cette influence y est moins apparente que quand j'écris de la fantasy
ou une histoire bercée par l'imaginaire. Mais avec un peu de recul,
je me rends compte que sa façon d'aborder les personnages et de
distiller ses réflexions et idées demeure toujours un modèle.
Bonne santé par Charles Masson. Casterman.
Comme tout le monde, j'ai craqué sur Totoro, fondu
sur Mononoke, exulté sur Chihiro, adoré
Kiki... Dès ma première vision, je savais que
je devais me procurer chacun des DVD du talentueux monsieur. Expliquer
ce qui me séduit dans le travail de Miyazaki ? Hé hé,
pas si facile à dire, en fait... Son univers, poétique
et pas ennuyeux, plein d'idées originales, ses ambiances, la
folie de ses scénarios, loin de toute prétention (pas
comme un
Akira, par exemple, qui se prend beaucoup plus au sérieux),
le genre de truc qui te fait rêver, qui te laisse des marques
indélébiles
si tu regardes ça enfant.. ou adulte, d'ailleurs. Je ne connais
pas l'ensemble de la production du studio Ghibli car mon lecteur
DVD ne peut pas lire les trucs importés, et qu'il n'y en a pas
tant d'autres, en France, que ceux de Miyazaki... Le royaume des
chats, peut-être ? Mais en gros, dès que je vois
la
"griffe" Miyazaki ou Ghibli, clair que je me précipite
sur le produit.
33 rue Carambole n°23 paru dans le journal Spirou
n°3489 par Mélaka.
Mon film préféré, j'hésite
toujours entre Princesse Mononoke et Le voyage de Chihiro.
Dans Mononoke, j'adore le message écolo, les créatures
de la forêt, l'idée des dieux animaux et de ces salopiots
d'humains qu'on aimerait bien voir disparaître (a part le héros
bien sur).. Dans Chihiro, le coté "Alice au pays
des merveilles" en plus inquiétant, les créatures,
et toujours ces ambiances incroyables... Entre les deux mon coeur balance,
c'est sur... Quel que soit le DA, Miyazaki ne nous laisse jamais nous
embêter une seconde. C'est un Grand, ça, c'est sur... Je
suis sûrement influencé par son travail... peut-être
pas directement, mais a force de s'abreuver de ce mode de narration sans
limite de crédibilité, forcément, ça doit
ressortir quelque part... Les Japonais m'influencent pas mal, à
commencer par Tezuka... mais Miyazaki n'est jamais bien loin.
Dessin pour impression sur tee-shirt.
J'avais toujours le contact avec ce monde du manga car je vivais à
Los Angeles où il y a beaucoup de librairies japonaises, beaucoup
de fans, des stands et des projections de vidéos japonaises dans
les conventions de BD. Peu à peu, je m'y suis familiarisé.
D'autre part, je participais aussi à des clubs de projections organisées
par des adolescents. Je me suis retrouvé à visionner des
trucs japonais dans des appartements... des endroits invraisemblables,
avec des bandes de gamins. On allait aussi à Japan Town où
ils diffusaient dans une salle des films japonais en version originale,
c'est là que j'ai pu voir des "Miyazaki" comme Laputa.
Je dois dire que ce fut pour moi LA grande découverte des films
de Miyazaki, avec Nausicaä.
[...]
La grande découverte, c'est Miyazaki pour Nausicaa,
et bien sûr Otomo avec Akira. A partir de là,
c'est toute la constellation du manga japonais qui a commencé à
m'intéresser
[...]
J'ai tout à fait l'habitude de lire des mangas sans connaître
le texte. J'ai visionné au moins 20 fois Nausicaä
sans comprendre un traître mot de ce qui s'y disait. J'étais
presque déçu d'avoir la traduction après coup. Il
y avait une telle expressivité dans le dessin. Je lis des mangas
depuis des années de la même façon. C'est le même
phénomène qu'avec le Rock'n Roll ou les comics américains,
je n'essaie pratiquement jamais de comprendre ce qui se dit. Il m'arrive
souvent la même chose avec les bandes dessinées françaises
{rires}... je regarde les images et je me laisse pénétrer,
je ne lis qu'un ballon de temps en temps. Je n'en suis pas spécialement
fier... je sais que je devrais lire les choses avec plus d'attention.
Alors je ne suis pas du tout dépaysé quand je lis un manga.
Extrait de l'interview accordée à
l'occasion du parrainage d'Ikkyu de Sakaguchi. Trouvée
sur La Septième Ombre.
Hommage de Moebius à Nausicaä de la vallée
du vent.
Top10 # 4 par Moore et Cannon. Semic.
TDB de Morvan et Lejeune. Delcourt.
Pour moi, Nausicaä de la Vallée du vent est une
des plus belles BD, niveau dessin que je connaisse. Je les ai (les 7)
depuis des années en Japonais, et même si je ne pouvais pas
les lire, l'univers est très évocateur, très puissant
! Franchement, avoir fait Nausicaä en BD et Mon voisin
Totoro en DA, c'est sacrément balaise !
Propos recueillis sur le forum de www.bdparadisio.com
TDB # 2 de Morvan et Lejeune. Delcourt.
A noter que Mickey en face du totoro est mort, un couteau dans la tête
.

© Buta Connection |