Les Totoro-dédicaces
Herlé et Widenlocher
lâchent le Nabuchodinosaure sur Totoro
Les auteurs :
Herlé
Herlé
Quinquis, connu aujourd'hui sous son simple et curieux prénom
(d'origine bretonne), fréquente durant plusieurs années
l'école des Beaux-Arts de Marseille. De 1982 à 1984,
il publie ses premières histoires courtes dans Fluide Glacial,
puis entre au Psikopat, une revue fondée par Paul Carali, dans
laquelle il livre des gags et récits complets repris notamment
dans Mongolus Paradise et dans La vie des vieux
(éditions du Zébu, en 1993 et 1996). En 1984, il s'associe
également avec Roger Widenlocher et crée La Blatte,
un journal satirique interrompu après seulement cinq numéros.
Cinq ans plus tard, les deux hommes entament la publication dans Je bouquine
du Nabuchodinosaure, une série reprise deux ans plus
tard en recueil aux éditions Dargaud. Courant 1995, ils mettent
au point Coyotte Bill, un western humoristique proposé
dès l'année suivante en albums chez Dargaud.
En 1998, il scénarise Destroy Fantasy, un ouvrage collectif
parodiant différentes séries d'héroïc
fantasy, dessiné par ses propres auteurs (Crisse, Didier Tarquin,
Mohamed Aouamri...), et publié chez Soleil.
Que ce soit en tant que simple scénariste (aux côtés
de Widenlocher) ou comme auteur complet (dans ses récits pour Fluide
Glacial et Le Psikopat), Herlé passe avec jubilation du registre
tout public aux thèmes irrévérencieux et féroces...
Mettant ainsi en pratique la maxime de Pierre Deproges, selon laquelle
on peut rire de tout... mais pas avec n'importe qui !
Source : http://www.bd-aix.com
Widenlocher
Après
une scolarité qu'il qualifie lui-même de chaotique, Roger
Widenlocher s'oriente un temps vers le dessin d'humour. A partir de 1971
et jusqu'en 1975, on retrouve sa signature dans Le Hérisson,
Ici Paris et Marius. Il délaisse ensuite la presse
professionnelle durant plusieurs années.
En 1982, Widenlocher fait un retour avec Josua Livingroom le gabian,
une succession de strips proposée dans divers quotidiens (cette
série sera reprise en recueils chez Bédésup, en 1984,
puis aux éditions du Mixer, à partir de 1994).
En 1984, il s'associe une première fois avec Herlé et conçoit
La Blatte, un éphémère journal satirique interrompu
après seulement cinq parutions.
Un an plus tard, il réalise Une couleur d'avance, un ouvrage publicitaire
scénarisé par Xavier Séguin et commandité
par la société américaine Essilor. En 1986, il fait
son entrée à Je Bouquine pour lequel il adapte Le Roman
de Renard, Le Malade imaginaire, Le Livre de la
Jungle, Les Fables de La Fontaine et le Bourgeois
Gentilhomme. En 1989, pour ce même mensuel des éditions
Bayard et de nouveau avec Herlé, il lance Nabuchodinosaure,
une série reprise deux ans plus tard en albums aux éditions
Dargaud.
Poursuivant leur collaboration, les deux hommes entreprennent Coyotte
Bill, en 1995. Le premier volume de cette saga, Salade de plomb
pour Miss Pamela, parait chez les éditions Dargaud en janvier
1996. En 1997, il s'associe avec Achdé et entreprend Woke,
ou les heurs et malheurs d'un petit lord égaré au coeur
d'une jungle extraterrestre. Depuis 1998, il remplace Greg sur sa série
Achille Talon.
Sans bruit, Roger Widenlocher se positionne dans le paysage de la bande
dessinée francophone. Sa série Nabuchodinosaure,
mettant en scène un très drôle de saurien, figure
parmi les révélations humoristiques des années 90.
Source : hebergement.ac-poitiers.fr/l-is-angouleme/ site_eleves/auteurs/widen.html
Skilzonfé à deux :
- Coyotte Bill, 1 vol., Dargaud
- Nabuchodinosaure, 11 vol., Dargaud
Et puis y'en a plein d'autres mais c'est du sélectif
on vous dit. Non mais !...
La rencontre :
Une fois n'est pas coutume, je ne respecterai pas l'ordre
chronologique de mon périple totoresque. La logique voudrait en
effet que je relate ce qui m'est arrivé après le festival
d'Angoulême, hé bien que nenni !!! J'avais envie
de faire un petit retour en arrière pour Herlé (Octobre
2003), puis un saut en avant jusqu'à Widenlocher (Août
2004). Ces deux-là sont les papas du célèbre Nabuchodinosaure,
dinosaure-candide-gaffeur s'il en est. Depuis 1991, Herlé
signe les histoires que Widenlocher illustre, même si le scénariste
ne rechigne jamais à croquer lui aussi la bestiole avec son propre
graphisme.
La particularité de cette page est d'être écrite
au jour d'aujourd'hui, sans avoir pris à l'époque
de note sur mon petit cahier afin de me rappeler les détails de
l'aventure. Je me contente donc de la plus concise description possible.
Alors, en premier lieu, voici une planche qui vous permettra d'apprécier
les styles de ces deux auteurs lorsqu'ils représentent Nab
:
© Herlé, Widenlocher et Dargaud
Ensuite, il faut savoir qu'aucun des deux auteurs ne connaissait
le travail du studio Ghibli.
C'est en effet Julia qui rencontra Herlé en Octobre 2003,
à l'occasion du festival de Buc dont il a déjà
été question ici. A l'aide de la pochette de disque
de la bande originale de Mon voisin Totoro, Herlé accepta
gentiment de jouer le jeu de la mise en scène improbable. Il s'agissait
là de ma troisième dédicace de ce type :
« Répétez après moi les enfants : Totoro
n'est pas un papillon ! »
Un crayonné rapide qui laisse augurer que notre voisin à
tous finira à la marmite...
Peut-être est-ce pour cela que je me décide à me rendre
au festival d'Eauze dans le Gers, le 1er août 2004. En effet,
sera présent monsieur Widenlocher, dessinateur de son état.
Sans doute sera-t-il capable de me croquer la suite du dessin ci haut.
Dès mon arrivée, je me rends ainsi dans sa file d'attente
dans ce but précis... Ce sera là l'une de mes attentes
les plus étranges depuis que je fréquente les salons et
festivals. En effet, avec seulement 4 personnes qui patientent devant
moi, l'auteur réussira le tour de force de me faire passer
plus de 2h30 après mon arrivée ! Hé oui, c'est
ça d'être un boute-en-train insatiable qui préfère
jouer avec la climatisation, faire rire les dames et embêter ses
voisins auteurs.
Une fois le chemin de croix terminé, me voici devant ce sympathique
et bruyant monsieur, qui n'est pas sans m'évoquer Coluche
avec sa petite salopette
- Bonjour m'sieur ! Voilà, est-ce que vous pensez que vous
pourriez me dessiner la suite de ce dessin fait par votre comparse ?
- Mais bien sûr jeune homme ! C'est quoi ça ? C'est
Pikachu ?
- *Soupir* Euh... non, non... C'est Totoro, de
Miyazaki ! Vous savez ? Le réalisateur de Princesse Mononoke
et du Voyage de Chihiro !
- Boarf, tu sais... L'animation japonaise pour moi, c'est
de la merde alors...
- *Patient et souriant* Oh, vous savez, c'est comme tout, il y a
de l'excellence et du raté hein. Faut pas croire.
- Ouais, ouais. Bon, il peut lui arriver quoi à ton rototo là...
- Euh, c'est Totoro et euh... eh bien, je ne sais pas moi. Je
vous laisse improviser ?
- Ok, on va voir ce qu'on peut faire.
C'est ainsi que pendant plus de 20 minutes, je découvre au
fur et à mesure ce qu'il advient de la grosse bestiole. Entre
deux « scrogneugneu, mais qu'est ce que tu me fais dessiner
là... », le crobar prend forme peu à peu. Et voici
:
Un graphisme très cartoon par le nouveau papa d'Achille
Talon
Au final, on ne peut pas dire que j'aurai rencontré là
les plus grands amateurs du studio Ghibli, mais je me disais que cette
suite de dessins est assez rigolote et réussie pour être
exposée aux yeux des amateurs.
Dont acte...

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