| Bonus | Abécédaire du bestiaire Ghibli |
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Bestiaire Ghibli : CChatCet animal apparaît dans Kie la petite peste, Goshu le violoncelliste, Mon voisin Totoro, Kiki, Pompoko, Mimi wo Sumaseba et Le royaume des chats. On connaît le Chat-Bus, Jiji, Le Baron, Muta (qui est également Loon dans le film de Kondô), ainsi que tous les félins du Royaume des chats. Dans Totoro, il fait office de bus au grand sourire malicieux. Dans les autres films, il peut parler, avoir des pouvoirs et même marcher sur ses deux pattes ! Même en tant que simple animal de compagnie comme dans Mimi Wo Sumaseba, il semble être un personnage doté d’une certaine malice et espièglerie. Enfin, dans Pompoko, il apparaît dans le mandala aux côtés des tanukis et des renards, ainsi que sous la forme d’un chat-restaurant énorme, qui fait référence au Manekineko. Le chat domestique (Felis catus), comme le chien d’ailleurs, a été importé au Japon depuis l’Asie, sans doute, dans le cas du chat, de Corée, aux alentours de l’an 1000. Au 12e siècle, il est déjà abondant dans le pays. Pour mémoire, les premières traces de domestication du chat remontent à 8000 ans, à Chypre (île sans animal sauvage à l’origine, donc où tout reste d’animal, retrouvé en association avec l’homme, y a été amené par lui), et à environ 4000 ans en Egypte. Les chats sont d’abord la propriété choyée des aristocrates et des classes aisées. Une race a été particulièrement appréciée : le chat à queue courte ou « bobtail ». Une mutation lui vaut en effet une queue atrophiée et aux poils rayonnants, à la façon d’un pompon. C’est aujourd’hui une race de concours, archi-sélectionnée et protégée. Concernant le "manekineko", il s’agit en fait d'une forme de culte, qu’on pourrait traduire en français par "le chat qui s'invite". Selon une légende, un soir d'orage, un moine était parti se protéger sous un gros arbre. Il aurait alors aperçu un chat à l'entrée d'un sanctuaire. Le chat lui aurait fait signe de s'approcher et d'entrer dans l'enceinte du sanctuaire. L’homme s’exécuta. Dès qu’il rejoignit le félin, l'arbre sous lequel il était fut abattu par la foudre... Le moine consacra dès lors sa vie à se dévouer pour le sanctuaire. Cet endroit fut ensuite vénéré et devint très riche. Depuis on trouve cette figure partout chez les marchands comme un porte-bonheur, avec une patte levée (source: Forum Japon). ![]() Une autre légende évoque également le caractère du chat. Jadis, un jour, les bêtes se rassemblèrent, convoquées par Emma, le dieu des Enfers. Celui-ci leur avait ordonné de se présenter le premier jour de l’an. Or le chat était un animal très distrait et oublieux. Il enregistra dans sa petite tête : « se présenter le premier de l’an ! » mais oublia aussitôt. Par contre, le rat avait bien entendu l’ordre infernal. Le jour venu, il arriva devant Emma juché sur le dos du boeuf. Il bondit de ce dos, souhaita la bonne année à Emma. Le roi des Enfers fit donc commencer la série par le rat. Suivirent boeuf, tigre, lapin, dragon, serpent, cheval, mouton, singe, coq, chien, cochon. Le chat s’amena le deuxième jour du mois. Toutes les places étaient prises. Emma, très fâché, lui passa un savon. Le chat n’apparaît donc pas parmi les douze branches. Jaloux du rat, il le poursuit toujours de sa haine. (Extrait de Coyaud M. et S. Tsuji, Ogresses et moinillons, contes des provinces d’Akita et Aomori, P.A.F., 2002) On ne retrouve pas cette légende chez Ghibli, mais dans d'autres séries japonaises, comme Fruits Basket. Bibliographie : IUCS/SSC The Cat Specialist Group: http://lynx.uio.no/catfolk/index.html
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