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Bestiaire Ghibli : S

Sanglier

On retrouve cet animal dans Princesse Mononoke. Il prend les traits d’Okkotonushi et de Nago, ainsi que de leur harde. Les chefs des sangliers peuvent parler et sont d’une taille considérable, alors que les plus petits se contentent de grogner.

Au Japon, il existe deux sous-espèces de sangliers : le "Sanglier du Japon" (ou Sus scrofa leucomystax) et le "Sanglier de Ryukyû" (ou Sus scrofa riukiuanus). On peut considérer que Miyazaki a représenté ces deux sous espèces, avec d’une part Nago et les siens, et d’autre part Okkotonushi de l’autre.

Bibliographie : 1/ The Ultimate Ungulate Page, http://www.ultimateungulate.com
2/ Watanobe, T., N. Okumura, et al. (1999), Genetic relationship and distribution of the Japanese wild boar (Sus scrofa leucomystax) and Ryukyu wild boar (Sus scrofa riukiuanus) analysed by mitochondrial DNA, Molecular Ecology.
3/ Akashi, N. and T. Nakashizuka (1999), Effects of bark-stripping by Sika deer (Cervus nippon)
on population dynamics of a mixed forest in Japan, Forest Ecology and Management.

Singe

L’animal est présent dans Princesse Mononoke. Cet animal inquiétant est doté de la parole et est visiblement capable de manger de la chair humaine. Le singe existant au Japon est le "macaque japonais", que l’on trouve seulement à Hokkaido, dans le Nord du Japon. Il vit dans des groupes d’une vingtaine de membres, et son espèce est menacée.

Une légende raconte qu’autrefois un singe et un crabe étaient amis. Un jour de beau temps, ils allèrent se promener en forêt. Le crabe vit par terre une boule de riz cuit. Le singe voulut s’en emparer. Ils se la disputèrent tout en marchant. Ils parvinrent à une planche enjambant un ruisseau. Le singe voulut grimper avec la boule de riz à un arbre. Le crabe le pinça. Le singe cria « Aïe ! » et sa face rougit de douleur. Mais il réussit à grimper dans l’arbre. Depuis la face des singes est rouge. On remarque d’ailleurs que en effet, les macaques japonais ont une face rouge ! (Extrait de Coyaud M. et S. Tsuji, Ogresses et moinillons, contes des provinces d’Akita et Aomori, P.A.F., 2002.)

Bibliographie : Marmi, J., J. Bertranpetit, et al. (2004). Radiation and phylogeography in the Japanese macaque,
Macaca fuscata. Molecular Phylogenetics and Evolution

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