Fan-fiction
Gagaie
« Ce jour-là, le vent soufflait, tandis que l’aube émergeait à travers
la brume. Elle courait à perdre haleine à travers les
champs, les herbes s’agrippant à ses cheveux… »
Elle était plus belle que jamais, son regard de louve la rendait si fragile
mais elle ne laissait rien paraître comme à son habitude. Ashitaka
l’observait tapi dans les bambous bordant la prairie. Son cœur battait
la chamade, il ne savait pas quoi faire. Devait-il la rejoindre ou attendre qu’elle
s’en allât ? Cela faisait un an qu’ils ne s’étaient
pas vus pourtant ils s’étaient promis de se revoir… En la
revoyant, Ashitaka se remémora tous les moments qu’ils avaient passé ensemble
et les sentiments qu’il éprouvait pour elle. Après ces quelques
souvenirs, le guerrier prit son courage à deux mains et décida
d’aller à la rencontre de sa belle. A cet instant, les deux frères
loups arrivèrent. L’un d’entre eux s’adressa à la
princesse et s’exclama :
« Il faut que tu viennes voir ! Nous avons découvert une
drôle de créature ! Elle ressemble à une sorte de raton-laveur
croisé avec un hibou et elle est accompagnée de deux petites qui
sont de même nature ! »
Mononoké répondit :
« Effectivement cette créature m’a l’air mystérieuse… Allons
voir ça de plus près ! »
Elle suivit ses frères et s’enfonça dans la forêt brumeuse.
Ashitaka avait écouté toute leur conversation. A son tour, il se
demanda à quoi pouvait ressembler cet être venu d’ailleurs.
Pour en avoir le cœur net, il se pressa de chercher Yakkuru et de les suivre.
Il prit le chemin recouvert d’empreintes et arriva au lieu de la découverte.
Il se cacha dans des fougères et attendit. Il entendit les voix de San,
des loups et une sorte de mugissement sourd. Il écarta le feuillage de
sa cachette et vit la créature. Elle ressemblait à une grosse peluche
de couleur grise, elle avait une grosse queue et des dessins sur le ventre qui
ressemblaient à ceux d’un hibou. Ce fut à cet instant que
deux petites créatures de même apparence firent leurs apparitions.
L’une portait un sac et l’autre avait une pousse de plante en guise
de parapluie. Le mugissement retentit à nouveau, le plus gros avait l’air
de vouloir repousser et effrayer ces arrivants impromptus. San pour le rassurer
dit :
« Nous ne vous voulons aucun mal, nous sommes issus de cette forêt.
Que faites-vous par ici ? Etes-vous perdus ? »
La créature semblait avoir compris et répondit à son tour :
« Je m’appelle Totoro et voici mes amis : Chü Totoro
et Chibi Totoro. Nous sommes à la recherche d’un gland très
rare. Selon nos sources il se trouverait dans cette forêt, auriez-vous
une idée de l’endroit où il pourrait se trouver ? »
La jeune femme répondit :
« Je suis désolée mais nous n’avons jamais vu
cette espèce de gland par ici. Par contre, j’ai peut-être
une idée sur le lieu que vous recherchez. Ce serait du côté des
forges de Dame Eboshi. C’est un versant de la forêt où se
trouve une immense chênaie. Je ne sais pas si elle existe encore… Ca
fait longtemps que je n’y suis pas allée… »
A ses paroles, San devint songeuse un instant et reprit là où elle
s’était arrêtait :
« J’ai un ami qui connaît parfaitement cet endroit, il
pourra sûrement vous aider. Il se prénomme Ashitaka. Il habite au
village des forges. J’espère qu’il y vit encore… Allons-y !
Nous verrons bien ! »
Tout ce petit monde se mit de ce pas en route. Ashitaka en profita pour chevaucher
sa monture et s’arrangea pour tomber sur leur chemin de manière
inopinée. Ce fut chose faite. San n’en croyait pas ses yeux, elle était à la
fois heureuse et confuse de ne pas avoir repris contact avant. A présent,
le plus important était d’avoir retrouver son ami de cœur
et le reste importait peu. Ashitaka engagea la conversation :
« Je suis heureux de te revoir San…
– Moi aussi. Répliqua la jeune femme.
– Qui sont tes nouveaux amis ? Demanda le prince.
– Je te présente Totoro, Chû Totoro et Chibi Totoro.
D’ailleurs quelle coïncidence, justement nous te cherchions. Totoro
et ses amis sont à la quête d’un gland très rare, ils
aimeraient se rendre à la chênaie. Pourrais-tu les y emmener ?
– Naturellement mais à une seule condition, je souhaiterais que
tu nous y accompagnes. J’aimerais te parler.
– C’est entendu, j’ai également des choses à te
dire Ashitaka…»
Après ces retrouvailles, tout ce petit monde se mit en chemin. Arrivés à la
forêt de chênes, Ashitaka indiqua à Totoro un chêne
millénaire d’une très grande beauté et s’exclama :
« Ca doit être sûrement ce que vous recherchez ! »
Totoro et ses amis se dirigèrent vers l’arbre et l’explorèrent.
Ils trouvèrent des glands de la taille d’une pomme. Le plus grand
des trois le brandit en souriant et clama :
« J’ai entre les pattes le gland pommé ! C’est
tout à fait ce que nous recherchions ! »
Les trois amis se mirent à sautiller et à chanter en cœur :
« Ca y est !
Nous l’avons enfin trouvé !
Le gland pommé tant recherché !
Merci de nous avoir aidés !
Sans votre aide, nous n’y serions jamais arrivés ! »
Leur danse se poursuivit jusqu’à la tombée de la nuit. Pendant
ce temps, Ashitaka invita San à faire quelques pas qu’elle accepta
avec plaisir. Lors de la promenade, ils se regardèrent mais aucun des
deux n’osa engager la conversation… Soudain le jeune guerrier prit
la parole :
« Ils sont amusants ces Totoros !
– Oui, répondit San en riant. Ils sont authentiques et n’ont
pas peur de montrer ce qu’ils ressentent…
– Contrairement à nous ! Rétorqua Ashitaka.
– Tu as parfaitement raison… Nous ne savons pas montrer ce
que…
– Chut, ne dis rien… » Fit d’une voix suave
Ashitaka en posant son index sur les lèvres de San. Il la contempla un
instant et la prit doucement dans ses bras en l’embrassant tendrement.
La princesse laissa perler une larme et lui chuchota à l’oreille :
« Je t’aime…
– Moi aussi… Je l’ai su à la première minute
où j’ai posé les yeux sur toi… Tu m’as manqué,
tu sais… »
A ses paroles, San se blottit contre son cœur et n’en bougea plus…
Depuis
ce jour, les deux amants ne se quittèrent plus et décidèrent
de vivre en harmonie avec les hommes et la nature. Les Totoros quant à eux
retournèrent vivre dans leur camphrier en possession du gland pommé qu’ils
plantèrent. Il devint un magnifique chêne et une ressource
abondante de nourriture pour tous les animaux de la forêt.
Gagaie

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