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"Le courage de l'esprit"
Chapitre 19 : Une nuit de solstice

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Ils se rendirent au balcon et s'assirent sur un banc de pierre, ni trop près, ni trop loin l’un de l'autre. Chihiro regarda le ciel nocturne, où elle ne reconnaissait aucune constellation.

« Ce ciel doit te sembler bien étranger, dit doucement Haku.

- J'apprendrai à l'apprécier, répondit-elle en souriant.

- Ton monde te manquera-t-il ? s'enquit-il, l'air sérieux.

- Un peu, marmonna-t-elle, les yeux au sol. Mais du jour où j'ai mis les pieds ici, j'ai cessé de le considérer comme le mien ; c'est celui des humains.

- Est-ce que tu hais à ce point tes semblables ? » Elle tressaillit, surprise d'une telle question. Puis elle comprit qu'il ne saisissait pas les raisons qui la poussaient à rester.

« Je ne hais pas mes semblables. » Le sujet ne lui donnait pas spécialement envie de plaisanter, mais Chihiro sourit tout de même, et ajouta : « Nous sommes une espèce foncièrement mauvaise : nous polluons notre propre monde, nous nous entretuons par millions, et nous ne laissons que ruine et désolation après notre passage. » Haku ne releva pas l'ironie ; l'air toujours sérieux, il acquiesça, et dit :

« C'est que pensent la plupart de mes semblables, mais tu n'es pas comme ça.

- Moi non, sans doute, et beaucoup d'autres humains non plus. Mais crois-moi, il me serait facile de détester tous les humains à cause de ce que vous avez subi, toi et Linca. Rien que cela, ce serait une raison suffisante pour renier mon propre monde. » Elle était tout à fait sérieuse à présent et n'avait plus aucune envie de rire. « En réalité nous ne sommes que des imbéciles et des ignorants. Nous n'avons pas conscience du mal que nous faisons à votre monde et à vous-mêmes. » Pendant un moment, ils demeurèrent silencieux. Haku la vit s'enfoncer dans de sombres pensées ; elle semblait avoir chargé sur ses épaules toutes les fautes de l'humanité. Son joli visage était devenu étrangement dur, et ses yeux étaient perdus le vague.

« Les esprits ne sont pas non plus sans reproche, dit-il soudain. Depuis l'apparition des humains, certains d'entre nous vous ont régulièrement torturés et assassinés juste pour s'amuser. Chihiro secoua la tête.

- Je n'arrive à le croire. Haku leva un sourcil.

- As-tu déjà entendu parler du Triangle des Bermudes ? Chihiro écarquilla les yeux. Il y a là un esprit de l'eau, qui trouve la chair humaine à son goût. Chihiro grimaça, resta pensive pendant un moment, puis enfin elle s’exclama :...

- Alors nous sommes aussi mauvais les uns que les autres ? Haku acquiesça.

- Oui, mais depuis que je te connais, je vois différemment les humains, et je suis moins pessimiste quant à leur avenir. Chihiro rougit légèrement.

- Arrête, tu vas me donner la grosse tête, » marmonna-t-elle.

Ils restèrent à nouveau silencieux. Chihiro écoutait le chant des criquets, et toutes les rumeurs étranges, encore inconnues, qui montaient de cette magnifique et chaude nuit d'été. Elle avait l'impression de respirer les parfums mêlés de mille fleurs, et ces senteurs la rendaient somnolente. Du doigt, elle essuya son sourcil. Elle transpirait un peu dans sa robe de soie.

« Pourquoi veux-tu rester ici ? » fit soudain Haku ; Chihiro devina qu'il avait laissé échapper cette question sans réfléchir, comme malgré lui. Elle leva les yeux vers lui et sourit tendrement.

« Je veux rester ici parce que je suis chez moi. Parce qu'une partie de moi-même était sans cesse inquiète et tourmentée, et je n'ai pu l'apaiser qu'en venant ici. Dans le monde des humains, je ressentais comme un vide en moi, et je ne savais pas comment le combler. Et puis, je n'arrivais pas à vous oublier, vous tous ; j'ai essayé, mais vous restiez gravés dans ma mémoire. Il jeta un regard au ruban à son poignet.

-Tu devrais parler de ça à Zéniba. A sa grande surprise, elle rit.

- Je lui en ai déjà parlé, je sais ce qu'elle a fait. Mais, même si elle n'avait pas mis son grain de sel, je ne vous aurais pas oubliés. Elle le regarda avec une tendresse presque maternelle et lui prit les mains.

- C'est gentil de ta part de t'inquiéter pour moi mais je vais bien, je t'assure. » Il soupira, et baissa la tête, les yeux au sol ; ses cheveux lui recouvrirent le visage.

« Je t'en prie, dit-il, ne t'imagine pas que je ne te suis pas reconnaissant, pour ce que tu as fait pour moi il y a dix ans ; » il se tourna à nouveau vers elle ; ses mains pressèrent les siennes. « Et ne va pas croire que je ne suis pas heureux de te revoir. Mais quel genre d'ami serais-je, si je ne me souciais pas de ta sécurité, ni des raisons qui te font vouloir rester ici.

- Je veux rester ici parce que j'aime cette maison et les personnes qui y vivent, dit-elle simplement. Il avait encore l'air troublé.

- C'est juste que... Dans deux mois... Quand tu seras revenue et que tu vivras ici, tu mesureras les conséquences de tes actes... Je ne pourrai pas supporter de te voir malheureuse une fois encore. » Il leva les yeux vers le ciel nocturne ; ses cheveux verts semblaient plus noirs à la lumière du clair de lune.

« J'ai rêvé de toi Chihiro, dit-il doucement. J'ai fait des rêves horribles, je t'en ai déjà parlé, mais... » Il n'acheva pas. Il soupira, puis reprit : « Tout ce que je veux, c'est ton bonheur ; je ne veux plus te voir dans une telle détresse. » Chihiro sentit à se réveiller en elle la douleur de ce passé.

« Sais-tu seulement pourquoi je pleurais ? demanda-t-elle ; il secoua la tête.

« C'était parce qu'ils ne voulaient pas me croire. »

Soudain, comme si une digue se rompait en elle, Chihiro se mit à lui raconter toute son histoire, sans lui épargner aucun détail ; les mots se déversèrent à flots ; à un moment - lequel, elle n'aurait su le dire - elle se mit à pleurer, mais elle continua malgré les sanglots. Haku lui tenait les mains et l'écoutait, sans rien dire. Elle ne remarqua ni les ombres de tristesse, ni les éclairs de colère qui passaient dans ses yeux ; les siens étaient brouillés par les larmes. Elle parvint à la fin de son histoire.

« Et après, tu as voulu me renvoyer là-bas, alors je me suis enfuie. Je ne pourrais plus vivre à nouveau dans le mensonge. Demain je rentrerai, je dirai à mes parents qu'à moins qu'ils ne viennent me rendre visite, ils ne me reverront plus jamais. J'ignore pourquoi, mais je sens que quelque chose va mal se passer. Je... Je ne sais pas ce que je ferais si je ne pouvais pas revenir ici. » Elle respira profondément plusieurs fois, tentant de reprendre le contrôle d'elle-même, mais la douleur qui s'était réveillée en elle, comme celle d'une ancienne blessure qui se rouvre, était trop vivace, trop brutale. Elle ressentait de plus une peur non pas vague et imprécise, mais tout aussi distincte et présente que ce lieu qui l'entourait, et dont, lui semblait-il, on pourrait si facilement l'arracher à nouveau.

Renonçant à se contenir, elle laissa libre cours à ses pleurs, affaissée sur elle-même, n'osant plus regarder Haku.

Avec précaution, Haku retira ses mains des siennes.

« Que doit-il penser de moi ? se dit-elle. J'ai tellement honte, c'est indigne de se laisser aller comme ça. Pourtant, il fallait bien que je lui dise, il avait le droit de savoir. Mais maintenant il va me considérer comme une pauvre créature mortelle, toute fragile et faible. » Haku, cependant, s'était approché d'elle. Non sans surprise, Chihiro sentit son bras vigoureux, plein d'une réconfortante chaleur, lui entourer les épaules et le dos. Haku l'attira à lui, tout doucement, ne mettant dans son geste qu'une tendre invitation. Une fois dans ses bras, elle se laissa bercer, et pleura d'autant plus fort, mouillant sa veste élégante. Elle cacha son visage sous son épaule ; alors, il la serra plus fort et la balança d'avant en arrière comme on berce un petit enfant. Il lui caressa les cheveux et lui chuchota doucement...

« Chut... Calme-toi ma petite Chihiro... Tout ira bien, tu verras. » Lorsque enfin ses larmes se tarirent, il sembla à Chihiro qu'elle avait pleuré toute une éternité. A présent elle hoquetait, en proie à une souffrance intense qui paraissait vouloir la déchirer et l'éparpiller. Il lui semblait que seuls les bras de Haku parvenaient à l'empêcher d'être mise en pièces.

Il prononça alors des mots dans une langue qu'elle ne comprenait pas. Elle se fit silencieuse pour mieux entendre ces mots, qui semblaient autant de charmes, et tombaient comme une pluie salvatrice sur son cœur pour en faire fondre la douleur. Il la rassit doucement sur le banc et lui essuya le visage avec sa manche. Elle le regarda timidement.

« Ne me regarde pas comme ça, dit-il. Ne sois pas gênée, il fallait bien que tu me dises tout cela. » Elle acquiesça, mais la tristesse demeurait sur son visage.

« Elle ressemble à une enfant perdue, » pensa-t-il.

« Chihiro, je sais que tu n'as pas envie de retourner là-bas, mais tu dois le faire. » Elle acquiesça à nouveau. « J'ai un cadeau pour toi, mais je te le donnerai demain, avant que tu partes. » Il lui toucha le visage pour qu'elle le regarde. « Je te ferai aussi bénéficier de tous mes sorts de protection ; et Linca, ainsi que Lin, y ajouteront certainement les leurs. A vrai dire, je ne serais pas étonné si tu devenais un peu luminescente, avec tous les sorts qu'on t'aura lancés, » ajouta-t-il, parvenant à la faire sourire.

« Aie confiance en nous, cette fois-ci nous ne te laisserons pas tomber.

- Vous ne m'avez jamais laissé tomber, dit-elle d'une voix encore enrouée par les pleurs. En fait, tu ne m'as jamais promis de venir me chercher, juste que l'on se reverrait. Tu as tenu ta promesse. » Comme il ne disait rien, elle reprit, montrant sa robe : « Et puis, vraiment, tu me gâtes trop avec tes cadeaux. »

« J'estime que j'en ai eu pour mon or si ça te rend heureuse, répondit-il en souriant. D'ailleurs, le cadeau que je t'offrirai demain, je l'ai confectionné moi-même. » Chihiro était intriguée malgré elle. Elle se frotta les yeux, embarrassée à l'idée que son visage devait être rouge et bouffi et que son maquillage avait dû couler. Elle se sentait lasse, vidée de toutes ses forces. Péniblement, avec raideur, elle se leva, puis s'inclina profondément devant lui.

« Merci, pour cette merveilleuse danse, et pour m'avoir laissé pleurer sur ton épaule.

- A ta disposition, » répondit-il. Elle se détourna et s'en alla, mais comme elle parvenait à la porte du balcon, une pensée la retint.

« Pourquoi as-tu manqué l'autre danse avec moi ? demanda-t-elle soudain.

- Ah, j'étais accaparé par Yubaba. » dit-il, éludant la question. Elle hocha la tête et partit.


Haku regarda à nouveau le ciel, pensivement. Une chouette blanche comme neige vint se poser sur le sol du balcon. Elle le fixa un moment de ses yeux couleur de glace ; puis, sans autre préambule, elle se métamorphosa en jeune femme. Haku fit mine de l'ignorer, n'appréciant pas d'avoir été espionné.

« As-tu vraiment l'intention de la laisser s'en aller ? demanda-t-elle.

- Je dois la laisser partir, c'est la bonne décision, répondit-il assez froidement. Linca s'installa sur le banc à ses côtés.

- Tu l'aimes n'est-ce pas ? C'était un plus un constat qu'une question. Haku lui jeta un regard, mais resta silencieux. « Arrête de m'ignorer. C'est pas vrai, ce que tu viens de lui dire : tu ne parlais pas avec Yubaba ; en fait, tu l'observais. Tu étais nerveux et tu avais peur de danser avec elle, et puis, quand tu as vu ses lèvres trembler de dépit, là, tu t'es enfin décidé à la rejoindre sur la piste. Lin et moi n'avons pas du tout apprécié que tu l'aies fait attendre comme ça.

- Vous êtes quoi ? Ses gardes du corps ? répliqua-t-il d'un ton cassant.

- Bien sûr que oui ! Nous allons devenir ses sœurs, et en tant que telles, nous devons contrôler tous les prétendants potentiels. » Elle prit son visage dans ses mains menues et le força à la regarder dans les yeux. « Quelles sont tes intentions envers notre sœur ?

- Laisse moi tranquille ! répondit-il, sa voix se muant en un grognement menaçant.

- Laisse tomber, ton cinéma ne prend pas avec moi. » Du bout des doigts, elle le frappa légèrement à l'estomac. « Tu l'aimes, j'en mettrais ma main à couper, ça se voyait comme le nez au milieu du visage lorsque vous dansiez. C'était comme si le monde n'existait plus autour de vous. » Elle prit un air de mélancolie rêveuse, et le regarda comme en s'apitoyant. « Et maintenant tu es tout morose, comme un pauvre ours qui a la migraine, parce qu'elle s'en va ; et parce qu'il y a un risque, si petite soit-il, pour qu'elle décide de rester là-bas finalement. » Haku la fixa, le regard vide de toute expression. « Sérieusement, Dragon, dis-lui que tu l'aimes, dis-lui, avant qu'elle parte.

- Je ne peux pas, soupira-t-il. Toi qui nous espionnais tout à l'heure, tu as bien vu à quel point elle est vulnérable en ce moment. Toi, mieux que quiconque, tu sais par quoi elle est passée. Elle a besoin de temps pour guérir de ses vieilles blessures. Je ne veux pas rajouter à ce qu'elle doit déjà supporter.

- Mais enfin, tu crois vraiment que c'est un fardeau, de se savoir aimée ? Au contraire, ça pourrait être le remède dont elle a tant besoin !

- Et qu'est-ce que tu en sais, toi, petite élémentale de terre que tu es ? siffla-t-il. Le regard de Linca se fit aussi glacial que le pire des hivers russes.

- Ne me sous-estime pas, Dragon, j'ai vécu un amour plus fort que tout ce qu'un lézard dans ton genre pourrait imaginer même dans ses rêves les plus fous. C'était un mortel, et c'était il y a si longtemps que ses os sont maintenant tombés en poussière ; mais je m'en souviens encore, et chaque fois que je pense à lui ça me brise le cœur. » Haku déglutit et baissa les yeux.

Linca se leva.

« C'est ça qui te fait peur ? De te laisser dévorer par ta passion pour une mortelle ? Pour un être qui va vieillir et mourir ? » Elle le regarda, avec bienveillance, cette fois.

« Ce n'est pas facile d'aimer les mortels, on souffre parce qu'on sait qu'ils nous quitteront inéluctablement. » Elle se pencha et lui embrassa la joue.

« Tu sais, même si je pouvais retourner dans le passé, je ne changerais rien ; je ne regrette pas d'avoir été amoureuse de cet homme, ni de l'être encore, bien qu'il soit mort depuis 300 ans. Si tu te sens assez fort pour supporter la douleur, tu ne dois pas hésiter ; ce que tu obtiendras en retour, ce sera un amour sans fin, ou sans limites, si tu préfères... L'amour d'une humaine est infini. » Elle se dirigea vers la porte. « En tant que future sœur de Chihiro, je te donne ma bénédiction. Je pense que tu seras bon avec elle. Mais je ne pense pas que tu lui en parleras, je me trompe ? » Il secoua la tête. « A ta guise, dit-elle en soupirant, ce genre de sentiment ne se combat pas. Tu as beau nier l'évidence, elle te revient en pleine face. C'est comme des sables mouvants, plus tu te débats et plus tu t'enfonces. » Sur ce, Linca quitta Haku, le laissant encore plus troublé qu'au moment où Chihiro avait fondu en larmes.

« Pourquoi est-ce que tout est devenu si compliqué ? » gémit-il, avant de quitter le balcon à la suite de Linca.

Il la rattrapa dans le hall.

« Je voudrais m'excuser. » Linca leva la main.

« Y'a pas de quoi.

- Si, je t'assure, je t'ai offensée, et j'ai pénétré de force ton esprit.

- Ah... pour ça... D'accord, j'accepte tes excuses, dit-elle en souriant.

- Tu pardonnes vite mais je ne suis pas comme toi. J'ai eu tort et je voudrais me faire pardonner mon erreur. » Linca en fut un peu décontenancée, et pour une fois, elle ne trouva rien à dire. « Je souhaite t'embaucher - hors contrat bien sûr - en tant que représentante du personnel. Tu recueilleras les doléances et tu règleras les conflits internes. Tu es pleine de sagesse et tu as du bon sens. C'est ce dont j'ai besoin. Presque tous les employés de cette maison ont peur de moi, mais toi non, à l'évidence. Tu feras la liaison entre eux et moi. » Surprise, Linca le regarda, les yeux ronds.

« Tu me proposes un travail sans contrat ?

- Oui, répondit-il en souriant. D'ailleurs, je sais que Chihiro ne me le pardonnerait jamais, si tu partais pour trouver un meilleur travail qu'ici. Linca sourit.

- Elle reviendra tu sais, dit-elle gentiment. Il acquiesça.

- Je n'en doute plus depuis que je sais qu'elle a parlé à notre Déesse. Mais, j'ai peur de ce qu'ils ont l'intention de lui faire.

- Fais-lui confiance, lui dit Linca. Elle n'est pas aussi fragile que tu le penses. L'esprit humain est doté d'un grand pouvoir, tu t'en rendras compte. Tiens, par exemple, elle n'a jamais peur de toi, et nous incite à te voir tel que tu es vraiment et non pas comme un Dieu tout-puissant. Haku cilla, tentant de se faire à cette idée.

- Elle nous a dit qu'elle ne redoute pas la crue des rivières lorsque le temps est au beau fixe. » L'analogie fit sourire Haku. Linca lui tapota familièrement le bras. « J'accepte ta proposition avec joie, mais est-ce que je peux te demander d'engager Chihiro également ? Elle aura besoin d'une raison valable pour rester ici... » Haku lui répondit par un sourire mystérieux. Linca posa ses mains sur les hanches. « Qu'est-ce que tu mijotes encore, Dragon ? »

« Rien, disons que j'ai déjà réglé le point que tu soulèves. » Il sourit à nouveau. « Tout ce qu'il me reste à faire, c'est obtenir son accord. »

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