Ghibli et moi
Lamarmotte
Je ressens une passion gigantesque, une fascination sans bornes pour
le Studio Ghibli.
La majorité de leurs films ( pour ne pas dire tous ) m'ont conquise.
Des graphismes à couper le souffle, de l'humour décapant, des idées
originales, des scénarios souvent complexes, et de l'émotion ,
tous ces ingrédients forment un film du studio.
Evidemment, comme
beaucoup d'autres personnes, mon admiration est surtout dévouée
au génie Miyazaki. Et c'est dans ce texte que je
voudrais parler d'un de ses films qui m'a particulièrement touchée
: Le château ambulant. C'est un film plutot controversé, ce qui
arrive plutot rarement avec les films de Miyazaki. Et j'avoue ne pas comprendre
les critiques péjoratives du film. Je suis sortie de la salle de cinéma,
des étoiles pleins la tête, les larmes au bord des yeux.
Hier, sortait le chef-d'oeuvre, en Dvd. Je me suis empressée
de l'acheter ( je vous épargne l'hystérie qui s'est emparée
de moi lorsque j'ai vu le dvd à la Fnac). Le trajet de bus
qui me raccompagnait à chez moi était presque insoutenable,
le désir de revoir ce film était si fort, qu'il est presque
impossible de retranscrire l'envie qui s'emparait de moi à ce
moment-là.
Rentrée chez moi, l'impatience était si vive, que j'ai
en oublié de retirer mon manteau. Enfin, le dvd inséré dans
le lecteur, le film a commencé. Bonheur intense!
Les musiques de Joe Hisaishi ont commencé pour mon grand plus
plaisir, et le film s'est déroulé. Spectatrice muette,
j'admirais la minutie du travail des graphismes. Les sentiments si subtiles
qui se dégagaient du film sont si forts. Un scène m'a particulièrement émue
: Sophie est assise, et mange doucement devant le lac, accompagné du
petit garçon. Ils ne parlent pas, ils savent qu'ils n'y a pas
besoin de mots. Le contexte est magnifique. Le décor qui les entoure
est sublime: je me suis sentie alors submergée par les montagnes
immaculées d'une blancheur parfaite, le dégradé de
couleur somptueux de l'eau.
" C'est étrange , je n'ai jamais ressenti, une telle
paix, une telle sérénité" clame Sophie
en rentrant de sa petite escapade. C'est exactement les mots
que j'emploierais pour définir mes impressions du film. Une
sérénité étrange, une émotion immense,
de l'humour ( grace au petit Calcifer, si attachant). En voyant ce
bijou, je me suis sentie transportée du début à la
fin. Il est féerique, magique, onirique, magnifique, et tant
d'autres superlatifs relatifs au rêve.
Car ce film représente à lui seul la magie de Miyazaki.
Je porte un amour incommensurable pour ce long-métrage.
Merci Miyazaki.
Merci pour tout.

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