| Films | Cagliostro no shirô |
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Les origines et la production
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Lupin III dans son costume habituel. Celui-ci sera repris dans le Château de Cagliostro. |
La veste rouge caractéristique du Lupin III de la deuxième série |
De 1977 à 1980, une deuxième Série TV de 155 épisodes a été diffusée sur les ondes hertziennes japonaises en parallèle avec la deuxième série d'épisodes du manga de Monkey Punch et a connu un succès fracassant. La qualité du graphisme et de l'animation est toujours au rendez-vous. L'aspect comique mais aussi le romantisme sont exaltés, au détriment de l'érotisme et de la violence, plus présents dans la 1ère série. Parmi les épisodes, deux réalisations inoubliables de Miyazaki sous le pseudonyme de Teruki Tsutomo: le sublime "Albatros, les aîles de la mort" et "Adieu, Lupin bien-aimé" qui marque la fin de la série.
Entre 1984 et 1985, une troisième série TV de 50 épisodes est produite. Bien qu'agréable, c'est la moins appréciée des trois séries, notamment à cause d'un character design peu attrayant: Lupin, par exemple, est affublé d'une veste rose et d'un double menton le rendant bien moins sympathique. Les histoires, bien que soignées, ne sont pas toujours à la hauteur de la légende.
Avant la réalisation du long métrage de Miyazaki, il existe également un autre long métrage: Rupan Sansei, le Mystère de Mamo, ayant connu un large succès au Japon.

En 1979, Tokyo Movie Shinsha demande donc à Miyazaki de réaliser le Château de Cagliostro, alors que la deuxième série continuait à être diffusée. Miyazaki a donc été confronté à la pression du jeune réalisateur qui s'attaque à un monument de l'anime japonais. La principale contrainte était l'intégration obligatoire dans l'histoire de tous les personnages habituels de Lupin III : les fans n'auraient pas accepté de voir Lupin sans ses acolytes Jigen et Goemon, l'indécrochable inspecteur Zenigata et la belle Fujiko. Néanmoins, étant en charge de l'écriture du scénario et des storyboards, Miyazaki disposait finalement d'une certaine liberté, dans les limites que lui imposaient les disposait les personnages. Son défi était alors d'apporter à cette production son propre cachet tout en conservant celui d'origine: le Château de Cagliostro devait être un Lupin III mais aussi un "Miyazaki".
A cet effet, le réalisateur a utilisé les mythes de Leblanc et Monkey Punch, mais s'est inspiré aussi de sources historiques, littéraires et cinématographiques qui toutes contribuent à enrichir et personnaliser le film.
Il existait réellement un escroc, courtisan de Louis XVI, qui se faisait appeler de Comte Alessandro de Cagliostro. Leblanc a publié en 1924 un livre s'intitulant la Comtesse de Cagliostro. Son héroïne, Clarisse, était la petite fille du comte et allait plus tard épouser Lupin!! L'idée d'un trésor noyé apparaît également dans un roman de Leblanc La fille aux yeux verts et il existe également des réminiscences du Mystère de la tour d'horloge de Edogawa Rampo.

Par ailleurs, les scènes d'ouverture, comme le cambriolage du casin, et de poursuite sur les toits un peu plus tard rappellent le film To catch a thief avec Grace Kelly et Cary Grant dans le rôle d'un gentleman cambrioleur sur la Riviera.
Outre les romans de Leblanc, l'influence majeure du manga de Monkey Punch était les films James Bond. C'est moins évident dans le Château de Cagliostro qui, malgré quelques scènes à la For your eyes only, s'inspire plus largement des vieux films de cabrioles qui offraient rires, cascades et romances.
Informations tirées de Hayao Miyazaki, Master of japanese animation d’Helen McCarthy