Le
roman d'ursula K. Le Guin
Résumé de L'ultime rivage
(1)
Chapitre 1 : Le Sorbier
Les années ont passé et Ged-Epervier est devenu l’un
des plus grands sorciers de Terremer et l’archimage sur l’île
de Roke.
Arren, prince d’Enlad et descendant du grand mage Morred et de la
princesse Elfaranne, vient demander conseil auprès des sages de
l’île de Roke. En effet, son père est un homme de magie,
comme tous les descendants de la lignée de Morred, et il a remarqué que
la magie semble se perdre peu à peu, jusqu’à disparaître
complètement de certaines contrées de Terremer. Les sorciers
n’arrivent plus à jeter de sorts, même les plus infimes,
et plus inquiétant encore, les habitants ne s’en inquiètent
absolument pas.
Lorsque Epervier apprend ces nouvelles, il ne s’en étonne
guère car des rumeurs similaires sont parvenues à lui. Roke
a été jusque
là épargnée car l’île a été protégée
par le pouvoir des mages.
Lors de leur discussion, le jeune Arren est fortement ébranlé par
la sagesse de Ged et la puissance qui émane de lui. Dans un élan
de spontanéité, il lui jure de le servir et de lui être à jamais
fidèle. Epervier le remercie puis l’invite à se retirer.
L’archimage décide ensuite de réunir le conseil des
Maîtres de Roke.
Il rejoint alors le Bosquet Immanent, lieu magique et mystérieux
dans lequel vit le maître Modeleur et dans lequel se réunit
le conseil des Maîtres.
Chapitre 2 : Les Maîtres de Roke
Arren, grâce à un élève de Roke, découvre
la vie des apprentis-mages. Mais trop préoccupé par sa
discussion avec l’archimage, il s’intéresse peu à cette
visite. Il apprend néanmoins qu’Epervier est issu d’une
modeste famille de Gont. Il évoque également avec son jeune
guide la prophétie selon laquelle la paix et la prospérité ne
seront possibles sur Terremer que lorsque un roi trônera à nouveau à Havnor,
portant l’Anneau de la Rune sacrée ramenée d’Atuan
par Epervier, évènement attendu depuis plus de 800 ans par
tous. Ce roi devra se rendre au pays des morts et en revenir, exploit que
seul un grand mage pourrait réussir.
Les deux jeune gens aperçoivent au loin le Bosquet Immanent briller
de mille feux, signe que le conseil des Maîtres s’y trouve.
Ged est fasciné par cette lumière. Il rentre ensuite dans
sa cellule et décide de rester à Roke pour servir Epervier.
Au petit matin, Arren est convoqué par l’Archimage. Il le
rejoint dans une salle où se trouvent 7 des 9 maîtres de Roke.
Epervier lui explique que le conseil n’a pu parvenir à prendre
une décision concernant les nouvelles inquiétantes transmises
par Arren. En effet, certains maîtres ne voient en elles que des
rumeurs non fondées, car la magie ne peut s’éteindre
et sa puissance n’a d’ailleurs pas diminué à Roke.
Cependant d’autres s’inquiètent : Le roi tant attendu
n’est toujours pas apparu, et le déséquilibre règne
sur Terremer. La magie peut donc être atteinte et il faut s’en
inquiéter. Ged approuve cette vision des choses et rappelle que,
selon le maître modeleur, la racine de ce mal est la peur et qu’il
faut en découvrir la cause. Il annonce alors aux autre maîtres
qu’il décide de partir à la recherche de cette source
maléfique. Certains désapprouvent ce choix, car un archimage
doit rester à Roke. Mais la décision d’Epervier est
prise. Il ne peut effectuer ce long périple seul. Cependant, plutôt
que de choisir l’un des maîtres, il propose à Arren
de l’accompagner. Les maîtres sont dubitatifs quant à ce
choix étrange, mais se plient à la volonté de l’archimage.
Arren accepte l’offre d’Epervier, bien qu’il doute de
ses capacités et de son utilité dans une telle tâche.
Epervier lui annonce qu’ils se rendront tout d’abord à Horteville,
dans le sud, et rassure Arren sur la légitimité de sa présence
à ses côtés.
Peu avant d’embarquer, Arren écrit une lettre à ses
parents pour les informer de son choix et envoie un présent à sa
mère. L’angoisse le submerge : Sera-t-il réellement à la
hauteur ? Aurait-il dû refuser et rentrer auprès des
siens ? L’épée de Morred, qu’il porte en
toute occasion, lui semble alors bien lourde à porter…A-t-il
fait le bon choix ?
Chapitre 3 : Horteville
Arren et Epervier partent à bord de Voitloin, le bateau mythique
de l’archimage. Celui-ci explique au jeune homme qu’ils devront
cacher leur véritable identité aux autres. Au cours de la
traversée, Arren observe le comportement d’Epervier. Celui-ci
n’utilise pas la magie pour gouverner le navire ou les vents, bien
qu’ils essuient plusieurs tempêtes. De plus, l’archimage
reste quelqu’un d’assez secret et taciturne, parlant peu de
lui. Il se confie cependant une fois au jeune homme, évoquant ses
doutes et ses inquiétudes. Il lui explique que le mal qui ronge
Terremer ne peut être le fruit que d’un homme et d’un
mage, alliant ainsi la cupidité à la science et mettant en
danger l’équilibre fragile du monde. Etonné d’apprendre
que la magie peut être utilisée à des fins mauvaises,
Arren découvre également que la magie peut être non
seulement maléfique
mais que rien ne garantit que la magie bénéfique lui soit
supérieure et puisse la vaincre.
Cette longue discussion inquiète Arren qui ne pensait
pas qu’un homme aussi puissant qu’Epervier puisse avoir de
telles craintes concernant le pouvoir de la magie.
Au bout de trois jours, ils abordent le rivage d’Horteville et son
port. Epervier change alors de physionomie afin de ne pas être reconnaissable.
Derrière l’opulence apparente de la ville, se cache en fait
une pauvreté effrayante. Ainsi, Epervier et Arren découvrent,
derrière le marché, dans de froides ruelles, un grand nombre
d’hommes et de femmes affalés sur le sol, apathiques, parfois
en pleines divagations. Epervier explique que toutes ces personnes ont
pris de l’hazia, une drogue très puissante qui fait divaguer
l’esprit, amoindrit le corps, et conduit à une mort certaine.
Pervier se met ensuite à questionner une ancienne magicienne,
qui tient désormais un étal de tissus, sur cette étrange
reconversion. Elle lui répond vertement que la magie n’est
que supercherie et illusion et que plus personne ne la pratique sur Horteville,
le dernier magicien en vie étant Hare, l’un de ceux qui se
sont réfugiés dans l’hazia. Epervier se dirige vers
l’homme désigné par la mégère et découvre
un miséreux, à la main mutilé, demandant la charité.
Il emmène Hare dans sa maison et apprend qu’il a perdu son
pouvoir et s’est fait couper la main par la populace. Puis, Hare,
en plein délire, se met à divaguer sur une vie éternelle
possible, sur un chemin de retour qui permettrait aux morts de revenir
à la vie. Selon lui, seuls les mages peuvent atteindre cette vie éternelle,
le prix à payer étant le renoncement à la magie. Il
propose à Epervier de le guider sur ce chemin et lui donne rendez-vous
au même endroit, pendant la nuit.
Après avoir visité la ville en plein chaos, Epervier et
Arren se rendent à nouveau auprès de Hare. Celui-ci lui vante
le royaume des ombres où l’emmène l’hazia, où les
noms ne servent plus à rien et où le seigneur de l’ombre
règne…Epervier prend de l’hazia avec Hare afin de comprendre
les propos étranges de l’ancien mage. Alors que les deux hommes
sombrent dans une profonde léthargie, Arren se poste à l’entrée
de la maison afin de monter la garde. Mais dans les ténèbres
de la demeure, une ombre l’appelle et Arren se sent irrésistiblement
attiré...
Chapitre 4 : Lumière de mage
Lorsqu’Arren se réveille, il voit avec effroi des hommes
en train de piller Epervier. N’écoutant que son instinct,
il empoigne le sac contenant le butin des voleurs et s’enfuit dans
l’obscurité. Les pillards le poursuivent à travers
le dédale des rues. Arren, arrivé à un cul-de-sac,
se décide à les affronter.
A son réveil, il se trouve enchaîné à bord
d’un
bateau d’esclaves. Alors que tout espoir le quitte, un épais
brouillard tombe, provoquant une certaine panique à bord. Arren
se penche et aperçoit tout à coup Epervier, dans un halo
lumineux. Les liens qui entravaient Arren cèdent et l’archimage
aide Arren à se lever.
Une fois les deux hommes à bord de Voitloin, Epervier lui explique
comment grâce à la magie il a pu retrouver Arren. Celui-ci
s’excuse de ne pas avoir su protéger son maître, mais
Epervier sait déjà que quelque chose a attiré Arren
dans le monde des ténèbres et que les voleurs ont choisi
ce moment pour les attaquer. Arren explique qu’il a choisi de s’enfuir
avec le butin afin de protéger Epervier. Celui-ci est impressionné par
un tel choix et prononce une phrase étrange : « Je
pensais avoir quelqu’un à ma suite, mais c’est moi qui
te suivais ».
Puis il explique qu’il n’a finalement rien découvert
avec Hare, celui-ci s’étant perdu dans les ténèbres.
Arren reproche ensuite à Epervier de ne pas avoir libéré les
autres prisonniers du bateau. Epervier lui explique qu’il les a libéré de
leurs liens mais qu’il s’est limité à cet acte,
chacun étant libre d’agir à sa guise, sans intervention
de sa part. Car toute modification de l’Equilibre par un sort peut
aboutir à de grands troubles, il faut donc limiter l’usage
de la magie à sa stricte nécessité.
Suite : L'ultime rivage (ch 5 à 8)

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