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Le roman d'ursula K. Le Guin
Résumé de L'ultime rivage (2)

Chapitre 5 : Rêves en mer

Pendant qu’Arren dort, Epervier fait route vers Lorbanerie, dans le lointain Sud, île réputée pour ses champs de soie. Il a choisi ce lieu, car le Lointain Sud connaît moins, par sa géographie, la magie et que donc le mal qui touche Terremer a dû commencer son œuvre en ces lieux.

Durant la traversée, Arren demande à Epervier s’il est possible de faire revenir les morts parmi les vivants. L’archimage lui explique qu’il s’agit des sorts d’appel, encore appelés Science de Paln. Ils permettent d’invoquer les esprits, mais ceux-ci, n'étant plus que le pâle reflet de leur ancienne vie, ne sont guère de bon conseil. Ce type de sorts n’amène au final que le malheur et la désolation. Epervier raconte alors qu’un seul mage, Cygne, s’est permis d’utiliser ces sorts. Il vivait à Havnor et monnayait ses sorts d’appel. Un jour, il fit revenir Nemmerle, l’ancien Archimage de Roke, ce qui provoqua la colère d’Epervier. Il l’emmena au royaume des morts afin de le punir. Devant le mur qui sépare le monde des vivants de celui des morts, le sorcier le supplia de revenir parmi les vivants. Après cette humiliation, Cygne jura de ne plus employer la science de Paln et quitta Havnor pour l’Ouest.

Chapitre 6 : Lorbanerie

Arren découvre Lorbanerie, une île très verte, qui a été visiblement prospère, mais semble désormais vide de toute activité économique. Lors d’une discussion entre Epervier et des autochtones, ceux-ci lui annoncent qu’il n’y a jamais eu de sorciers à Lorbanerie. Etonné par une telle affirmation, Epervier leur demande alors ce qu’il se passe quand le mauvais temps s’acharne sur les récoltes. Le maire explique que les habitants doivent en effet subir le mauvais temps et convient alors que lorsque le Vieux Mildi était encore en vie, ils ne subissaient pas autant d’avanies.  Il admet également que depuis plusieurs années, Lorbanerie n’arrive plus à produire de la soie de qualité et que les bateaux ont peu à peu déserté leur port. Enfin, il explique que la famille qui se chargeait des teintures était composée de sorciers mais que ceux-ci avaient perdu leur art.

A la fin de la discussion, Epervier et Arren partent se coucher. Durant la nuit, Arren rêve qu’il est encore à bord du bateau d’esclaves, enchaîné, mais cette fois, tous sont morts à bord, excepté lui-même. Puis une voix l’encourage à rompre ses liens. Il se lève et se retrouve dans une lande déserte et obscure. Il ressent alors une peur incontrôlable, qu’il éprouve encore au réveil. 

Au petit matin, Epervier et Arren se rendent à la maison des teinturiers. Une femme hagarde en surgit et les insulte. Epervier lance un sort pour détourner les malédictions prononcées par  la vieille femme. Celle-ci s’étonne de ce pouvoir et explique que de toutes façons, elle ne possède pas le pouvoir de jeter des malédictions. Elle explique à Epervier la perte progressive de tous les Noms qu’elle connaissait. Son propre fils a perdu également ce don. Puis, elle s’écarte, comme effrayée par Epervier, persuadée que l’archimage est le roi des ombres. Epervier lui assure être un simple mortel. La vieille femme lui demande s’il reviendra ensuite des morts, comme le seigneur des Ténèbres. Epervier répond encore une fois par la négative. La vieille femme s’effondre alors, pleurant sur son sort et exprimant son désir de retrouver la mémoire des Noms, désir bien plus grand que celui de vivre éternellement. Epervier la calme et l’apaise en lui donnant un nouveau Nom.

Epervier, escorté d’Arren, la laisse ensuite, convaincu désormais qu’il lui faut trouver ce seigneur des Ténèbres. Un homme surgit alors et se présente comme étant Sopli, le fils de la vieille femme. Il apparaît fort mécontent car sa mère, re-nommée, ne le reconnaît plus et est condamnée à mourir. Epervier lui explique qu’il est normal de mourir. Sopli lui annonce alors qu’il a vu le seigneur des ténèbres et que celui-ci a le pouvoir de rallumer n’importe quelle flamme, de ramener chaque homme à la vie. Epervier lui demande alors où il a rencontré cet homme. Le teinturier lui indique qu’il faut se rendre à l’ouest et lui demande de devenir leur guide, ce qu’Epervier accepte, au grand étonnement d’Arren.

Alors qu’ils se dirigent tous les deux vers Voitloin, Arren enrage devant la décision de l’archimage, convaincu qu’il les précipite ainsi vers une mort certaine.

Chapitre 7 : Le fou

A bord, Arren ne décolère toujours pas, et s’énerve de plus en plus devant le mutisme d’Epervier. Il est persuadé qu’Epervier est devenu fou et se met à douter du but réel de l’archimage. Celui-ce ne chercherait-il pas tout simplement la mort ?

Sopli explique à Epervier qu’il a recherché de longues années le seigneur des Ténèbres, afin de revenir à la vie une fois mort. Mais très vite, le teinturier se recroqueville et demeure prostré. La perspective de passer des journées entières auprès de ce fou dans un bateau de 6m de long effraie encore plus Arren. Mais Epervier continue à mener Voitloin vers l’Ouest, vers des mers inconnues.

L’impression de terreur qu’il avait éprouvé lors de son rêve à Lorbanerie ne quitte plus désormais Arren. Celui-ci se met de plus en plus à douter des véritables pouvoirs des sorciers et plus particulièrement de l’Archimage. Paradoxalement, il commence à trouver en Sopli un allié, qui pense lui aussi qu’Epervier recherche la mort afin de trouver le seigneur des Ténèbres. Mais non pas pour atteindre la vie éternelle, mais pour mettre fin à cette promesse. Cela provoque un grand trouble en Arren, qui comprend enfin d’où vient sa terreur : il est en fait terrorisé par la mort et veut à tout prix lui échapper. Sopli lui confie alors qu’il veut rejoindre le monde des morts pour revivre ensuite éternellement, mais pour cela, il lui faut abandonner la magie.

Un jour, Sopli aperçoit au loin une île, Obehol, et assure que le seigneur des ténèbres s’y trouve. Alors qu’ils s’apprêtent à débarquer, des lances acérées les accueillent. Epervier crie à Arren de faire faire immédiatement demi-tour au bateau. Terrorisé, Sopli se jette à la mer. Arren rame de toutes ses forces et se rend compte qu’Epervier a été blessé et que Sopli s’est probablement noyé. Arren reprend les avirons mais est tellement épuisé qu’il ne peut pas lutter contre le courant qui les ramène vers la côte. Epervier doit alors utiliser ses pouvoirs pour faire avancer le bateau, et ce malgré sa blessure. Il épuise ainsi ses dernières forces mais parvient à mener le bateau loin d’Obehol.

Chapitre 8 : Les enfants de la mer ouverte

Epervier et Arren errent pendant plusieurs jours, trop affaiblis pour réellement gouverner la frêle embarcation, l’un par sa blessure, l’autre se privant de toute eau et nourriture au profit de l’Archimage. Lorsqu’Arren reprend connaissance, il se trouve toujours à bord de Voitloin, mais trois étranges hommes se trouvent à côté de lui, lui donnant à boire, tandis qu’Epervier semble avoir disparu. Ceux-ci ne parlent pas la langue d’Arren mais lui font comprendre qu’Epervier se trouve dans un autre bateau, vivant. Arren découvre alors que tout autour de lui se trouvent une multitude de radeaux, formant un véritable village flottant. Après s’être reposé à bord de l’un d’entre eux, Arren décide de se rendre au chevet de son compagnon. Il est conduit sur le plus grand des radeaux, où Epervier continue son long sommeil convalescent. Le chef du peuple se trouve également là et lui explique qu’ils sont les enfants de la Mer, n’habitant aucune île et vivant continuellement sur les flots.

Pendant plusieurs jours, afin de laisser l’Archimage se reposer, Arren se plie aux règles de vie de cet étrange peuple et apprend très vite à se mouvoir dans l’eau tel un poisson. Epervier reprend des forces et émerge enfin de sa léthargie. Arren vient s’excuser d’avoir douté de lui et de l’avoir ainsi trahi. Il lui avoue avoir pris peur de la mort et avoir tenté par tous les moyens de lui échapper. Epervier nomme alors Arren de son vrai nom, Lebannen, le rassure et l’invite à percevoir la mort comme le pendant nécessaire de la vie, et non plus comme sa négation. Il lui explique que les hommes qu’ils ont jusqu’ici rencontrés pensent qu’en niant la vie et en se donnant volontairement la mort, ils atteindront la vie éternelle, mais que tout ceci n’est qu’un leurre. Enfin, il avoue qu’Arren est son seul guide dans ces ténèbres, car lui-même n’est pas attiré par ces chimères et ne peut donc trouver seul le chemin le menant à la source de ce mal.

Suite : L'ultime rivage (ch 9 à 13)

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