Le
roman d'ursula K. Le Guin
Résumé de L'ultime rivage
(3)
Chapitre 9 : Orm Embar
La nuit la plus courte de l’année est fêtée
par les Enfants de la mer par des danses et des chants. Alors que la fête
bat son plein, le chanteur du Long Bal perd tout à coup les paroles
et n’arrive donc plus à chanter. Comprenant que ce peuple
est à son tour touché par la Mal qui envahit Terremer, Epervier
encourage Arren à chanter afin de ne pas briser la fête et
de ne pas apporter de malédiction. Arren s’exécute
et son chant accompagne le lever du soleil.
Dans le lointain surgit alors une forme, que le jeune garçon prend
tout d’abord pour un oiseau, avant de se rendre compte qu’il
s’agit d’un gigantesque dragon. Epervier reconnaît le
dragon et entame une conversation avec lui grâce à la Langue
ancienne, seul moyen de communiquer avec eux. Lorsque celle-ci s’arrête,
le dragon s’envole et Epervier annonce à Arren qu’il
faut désormais partir au plus vite. A bord de Voitloin, Epervier
lui explique que ce dragon s’appelle Orm Embar et qu’il est
venu chercher de l’aide auprès d’Epervier, celui-ci
lui devant un service depuis de longues années. Orm Embar veut lui
montrer le chemin que cherche Epervier, car un maître des dragons,
plus puissant qu’eux, est en train de détruire les dragons.
Sur le chemin les menant à Selidor, l’île des dragons,
ils aperçoivent d’autres terres, visiblement ravagées
par les hommes, sous l’influence néfaste du sorcier malfaisant,
qu’Epervier appelle l’Anti-Roi, et qui fait croire aux gens
que la mort peut être vaincue, brisant ainsi l’Equilibre.
Epervier avoue alors à Arren que cet homme est peut-être celui
qu’il
avait puni autrefois à Havnor pour avoir utilisé la science
de Paln, Cygne.
A des milliers de kilomètres de là, à Roke, le Maître
Changeur et l’Appeleur, par des sorts savants, constatent que Terremer
est menacée de destruction. Le lendemain de ce triste constat, on
découvre l’Appeleur plongé dans un coma profond, tandis
que le Changeur quitte mystérieusement Roke. Le doute
s’installe dès lors sur l’île et les élèves
commencent à douter du pouvoir réel de la magie.
Chapitre 10 : La passe des dragons
Arren et Epervier abordent l’une des îles de la passe des
dragons. Le jeune homme découvre avec étonnement et fascination
des dizaines de dragons évoluant à travers les cieux. Mais
l’Archimage remarque que leur comportement diffère de leurs
habitudes. En effet, les dragons semblent furieux, l’un d’eux
s'attaquant même à Voitloin. Epervier calme
ce dernier mais ne peut que constater la folie qui s’est emparée
des dragons, ceux-ci allant jusqu’à s’attaquer entre
eux et à s’entretuer.
Arren et Epervier traversent alors la passe des dragons, endroit quasiment
inaccessible, entre récifs et courants forts. Au loin, ils aperçoivent
le donjon de Kalessin, l’aîné des dragons.
Une fois la passe des dragons dépassée, Orm Embar rejoint
l’embarcation. Epervier lui présente alors Arren sous son
vrai nom, Lebannen et le dragon repart ensuite. Epervier lui explique que
le chemin guidant à l’Anti-Roi se trouve probablement à Selidor.
Il lui confie également son vrai nom, Ged. Alors qu’Arren
s’endort,
Ged prononce alors quelques mots, prophétisant qu’Arren est
le Roi tant attendu de Terremer et se jurant de retourner à Gont,
auprès de Tenar et Orion.
Chapitre 11 : Selidor.
Lorsqu’Arren se réveille, le bateau atteint enfin Selidor,
l’île se situant le plus à l’ouest de Terremer.
Il ceint l’épée de son ancêtre Morred et part
aux côtés d’Epervier. Lors d’une pause où Epervier
se repose, Orm Embar les rejoint. Alors que lui et l’archimage entament
une discussion, un homme se dresse en haut de la colline et les interpelle.
Quand Epervier lui demande de venir auprès d’eux en chair
et en os, l’homme refuse et invite Epervier à venir le rejoindre
en esprit, dans son domaine et royaume. Puis il disparaît, révélant
ainsi qu’il ne s’agissait que d’une projection. Orm Embar
propose à Epervier de trouver cet homme et de les guider à lui,
puis s’envole. L’Archimage et Arren partent sur ses traces.
En chemin, ils découvrent une vallée où une multitude
de personnes est dressée, immobile, muette et sombre. Epervier les
libère du sortilège qui les enchaîne, ils retournent
lentement vers le lointain et disparaissent. Epervier explique à Arren
qu’il
s’agit de morts ayant répondu à l’appel de l’Anti-Roi,
mais qui ne peuvent redevenir vivants, contrairement aux promesses de cet
homme mystérieux. Arren et Epervier savent que pour arriver jusqu’à lui,
il leur faudra désormais se rendre au pays des ténèbres...
Lors d’une pause, les âmes des morts, dont le teinturier Sopli,
errent parmi eux, sans jamais cependant leur faire mal. Ils repartent le
lendemain matin, quand Orm Embar arrive. Epervier constate avec effroi
et colère que le fier dragon ne peut désormais plus parler.
Ils le suivent pendant des kilomètres jusqu’à une hutte.
Devant celle-ci se trouve un homme, qu’Epervier reconnaît comme étant
Erreth-Akbe, l’Archimage légendaire, réduit à l’état
de pantin. Epervier le libère de ce sort et furieux, demande à Orm
Embar s’il s’agit du lieu qu’il cherche, le dernier rivage
du monde. Il se dresse alors devant l’abri et invoque son Ennemi.
Tout s’obscurcit autour d’eux et un homme surgit devant Epervier
et Arren. Il attaque l’archimage avec une épée alors
que celui-ci semble paralysé. Orm Embar plonge sur la lame et renverse
l’homme. Mortellement blessé, le dragon s’effondre sur
le sol. L’homme mystérieux prend alors la forme d’une
hideuse araignée au visage humain, et s’enfonce dans l’obscurité.
Epervier et Arren décident de le suivre…
Chapitre 12 : La terre aride.
Alors que les deux hommes évoluent dans l’obscurité,
ils se retrouvent devant un muret, qu’ils enjambent, et se mettent à descendre
une colline où tout semble mort, des étoiles dans le ciel
aux rues mornes d’une cité, sans aucun horizon. Pourtant,
Arren ne peut que remarquer les ombres sans vie et sans joie qui errent
autour d’eux. Epervier reconnaît parmi eux Thorion, le maître
Appeleur de Roke. Epervier l’interpelle et l’invite à rejoindre
son île, en lui indiquant le chemin de retour. Arren et l’Archimage
repartent et voient au loin une chaîne de montagnes, aux pics noirs.
Epervier explique qu’elles s’appellent Douleur, qu’elles
touchent le monde vivant et qu’elles sont interdites aux morts. Ged
et Epervier reprennent la route et traversent d’autres villages,
semblables au premier, et tous deux semblent de plus en plus las. Ils
arrivent enfin en bas de la pente, au bout de leur voyage.
Une voix leur
annonce qu’ils sont arrivés à la Rivière Sèche
et qu’ils ne pourront plus revenir à la vie. Epervier répond
qu’ils retourneront à la vie par un autre chemin et appelle
l’homme « Cygne », reconnaissant dans l’Anti-Roi
l’homme rencontré à Havnor des années auparavant.
Celui-ci se moque d’Epervier et clame que lui, en revanche, a trouvé le
chemin de l’Immortalité. Il explique à l’Archimage
qu’après avoir été humilié par ce dernier,
il s’est rendu à Paln pour en étudier la science.
Il fabriqua ensuite le sort de l’immortalité et se donna la
mort afin de pouvoir l’utiliser, devenant ainsi le Roi des Ténèbres,
attirant les vivants et régnant sur les morts. Epervier entame une
véritable joute verbale avec Cygne, lui expliquant que chacun doit
mourir afin de se réincarner et que Cygne, en refusant la mort,
n’est plus qu’une Ombre aspirant toute forme de Vie pour combler
son vide. Cygne s’effondre alors et se lamente, car il n’arrive
pas à refermer la porte qu’il a ouverte entre les deux mondes,
qu’elle l’aspire et aspire la lumière du monde vivant.
Epervier lui ordonne de les guider jusqu’à elle, mais Cygne
s’enfuit en courant. Epervier et Arren se lancent à sa poursuite.
Arren le rattrape et découvre alors la source de la rivière
sèche, la porte entre les deux mondes. Epervier jette alors un sort
puissant et les roches s’assemblèrent peu à peu, jusqu’à ce
que l’ouverture se bouche. Dans un élan désespéré,
Cygne se rue sur l’Archimage et l’étrangle. Arren lève
alors son épée et l’abat sur l’Anti-Roi, mais étant
immortel, celui-ci se relève. Le jeune homme se met à lui
assener d’innombrables coups, sans arriver à le tuer. Epervier
se relève et referme définitivement la porte. Cygne s’en
rend compte et rebrousse chemin; retournant définitivement vers le pays
des morts. Arren et Epervier repartent également,
mais l’Archimage semble épuisé et tous deux savent
que le chemin par lequel ils sont venus est désormais fermé.
Ils continuent donc le chemin vers les montagnes noires. Mais la route
devient de plus en plus raide et de plus en plus difficile, devenant une
véritable torture. Epervier, épuisé, s’effondre
et Arren décide de le porter jusqu’au sommet. Apercevant au
loin la plage de sable de Selidor, il se jette dans un dernier effort vers
cette lumière.
Chapitre 13 : La pierre de douleur.
Lorsqu’il s’éveille, Arren reconnaît le paysage
de Selidor, le corps sans vie d’Orm Embar et celui d’Epervier.
Encore épuisé, il se rue vers un cours d’eau pour étancher
sa soif. Il aperçoit alors un immense dragon qui l’observe.
Arren ne perd pas un instant et amène de l’eau à Epervier,
sans réussir cependant à la ranimer. Il découvre au
fond de sa poche une pierre, un morceau de roche des montagnes de la Douleur,
signe de leur victoire. Après plusieurs heures, le dragon s’élève
et s’approche d’Epervier. Arren lui demande alors s’il
est Kalessin. Celui-ci ne répond rien mais se penche vers Epervier
et l’appelle de son vrai nom. Epervier se réveille et prononce
quelques mots en langue ancienne, avant de refermer les yeux. Le dragon pose
une lourde patte à côté d’Epervier, malgré les
cris de protestation d’Arren. Epervier, dans un dernier effort, explique à Arren
que Kalessin les invite à monter sur lui. Le jeune homme accepte à contrecœur.
Le dragon survole alors tout Terremer jusqu’à Roke. Une
fois à terre, Epervier annonce alors qu’il a ramené le
roi en son royaume, mais que lui n’est pas arrivé encore chez
lui. Après
s’être
agenouillé devant Arren en signe d'allégeance, il remonte sur Kalessin
et part.
La légende raconte que l’ancien Archimage assista ensuite
au couronnement du roi Lebannen de toutes les îles à Havnor,
et qu’il partit ensuite à bord de Voitloin. Une autre légende évoque
que Lebannen vint lui-même chercher Epervier mais qu’il ne
le retrouva pas...

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