Fluctuat.net - Jérôme Dittmar
Le Château ambulant est l'une des oeuvres les plus complexes, mais aussi
l'une des plus limpides, de Miyazaki Hayao. (...) En arpentant diverses couches
de réalité au sein d'une seule (et d'un même visage), Le
Château ambulant se hisse en toute simplicité au rang des Resnais
les plus conceptuels - L'Année dernière à Marienbad, (1960),
Providence (1977) - sans jamais perdre en émotion.
Ouest France - La rédaction
Le maître japonais (...) donne ici plus libre cours encore à son
sens de la création visuelle pour vagabonder sur des thèmes qui
lui sont chers et familiers. La liberté de son trait et la composition
de ses scènes font irrésistiblement penser à des extravagances
de Bosch ou d'Arcimboldo.
Télérama - Cécile Mury
Fluide, débordant de trouvailles ébouriffantes, entre l'esthétique
rétro-futuriste des machines et la limpidité des paysages, le
dessin est, comme toujours, à la hauteur du récit. L'imagination
y déborde sur le trait, dans le style inimitable de Miyazaki, jouant
des codes du manga pour mieux se les approprier et les magnifier.
Libération - Didier PERON
Miyazaki entre dans sa quatrième décennie d'activité et
il est connu pour sa capacité colossale de travail. Mais jamais cette
frénésie ne s'était libérée avec une telle
joie combustible que dans ce nouvel opus brassant nombre de références
secrètes du maître qui nous resteront probablement à jamais
dérobées, mais aussi un tas d'éléments antérieurs
de son oeuvre qui refont ici un tour de piste. (...) Grandiose.
Le Monde - Thomas Sotinel
Les deux heures de projection du Château ambulant, le nouveau long métrage
d'Hayao Miyazaki, laissent dans un état d'épuisement euphorique.
(...) on ne pouvait imaginer (...) l'audace narrative, l'insouciance face aux
règles que Miyazaki met en oeuvre dans son dernier film. Cette liberté
de pensée et d'imagination est d'autant plus frappante qu'elle se double
d'une fidélité amoureuse à la forme que Miyazaki a d'abord
contribué à définir, avant de la transcender : le cinéma
d'animation.
Positif - Catherine Axelrad
Outre une inventivité que le réalisateur a décuplée
en tirant parti des moindres détails, (...) le film est (...) libéré
des teintes pastel un peu mièvres associées d'habitude au préambule
et au mmonde de l'enfance.
Les Inrockuptibles - Patrice Blouin
Plus encore que par sa richesse graphique, c'est, une nouvelle fois, par sa
merveilleuse instabilité que Le Château ambulant séduit
au plus profond. (...) En des temps plus apaisés, le Château ambulant
n'aurait peut-être été que l'oeuvre réflexive d'un
créateur au sommet de son art. Rattrapé par les tumultes de l'actualité,
le film perd sans doute en achèvement ce qu'il gagne en noirceur et en
complexité. Les contes aussi suivent le cours de l'histoire.
Cahiers du Cinéma - Vincent Malausa
Jamais le cinéaste n'avait poussé si loin ce flottement des figures
qui pulvérise ce qui valait jusqu'ici comme dernier refuge de ce cinéma:
le lien au récit. (...) Coeur volé et mis à nu du merveilleux
selon Miyazaki: pur affect qui fait battre le monde, clé à portée
de main dans la poche, et qu'on prendrait plaisir à ne jamais trouver.
Rolling Stone - Christophe Chadefaud
Les rétines toujours en éveil, on suit cette aventure fantastique
où tout est possible, tels des enfants avides de magie. Le sort est jeté...Miyazaki
nous a assurément envoûtés.
Score - G.D. Jones
Vertigineux. Jamais le sorcier de l'anime n'avait adopté un rythme aussi
effréné, déployant les intrigues et les plans à
une vitesse folle. (...) De la grâce, de la beauté, et une puissance
d'imagination toujours aussi vivace. Miyazaki est simplement allé plus
loin dans le foiseonnement baroque; il reste définitivement le plus grand
magicien du cellulo.
Mad Movies - Julien Dupuy
Pour mesurer l'importance de ce film, nous pourrions nous limiter à une
sentence radicale: le genre meveilleux tel que nous le connaissons jusqu'à
présent., pourrait bien ne pas se relever de ce chef-d'oeuvre visionnaire.
Le Figaroscope - Marie-Noëlle Tranchant
Dans ce conte magique à tiroirs, adapté d'un roman de l'Anglaise
Diana Wynne Jones, on retrouve toute la merveilleuse imagination visuelle de
Miyazaki (...).Jeunesse et vieillesse, laideur et beauté, s'inversent
dans une fantasmagorie inventive qui est aussi une jolie fable sur la force
de l'amour pacificateur (...).
Le Figaro - Marie-Noëlle Tranchant
Jolie fable où l'esprit de paix et d'harmonie parvient finalement à
stabiliser l'agitation trouble du monde magique, monde du pouvoir et des conflits,
des sortilèges contradictoires et des perpétuelles métamorphoses.
Cinéastes - Sara Ri
des envolées lyriques d'une rare intensité où les scènes
d'amour se font en communion avec la nature, thème central du cinéaste.
Les plans contemplatifs se multiplient montrant une nature sublimée par
l'esthétique époustouflante des paysages. Un instant de grâce.
L'Humanité - Michaël Melinard
Cette fable écologiste et antimilitariste péche sans doute par
sa naïveté. Elle n'en possède pas moins des accents profondément
touchants.
MCinéma.com - Jean-Christophe Derrien
Tout est impeccable, sauf ?et c'est souvent le seul défaut des films
de Miyazaki- un script confus et inutilement compliqué. A trop chasser
le manichéisme, le maître des studios Ghibli nous égare
parfois, comme cela a déjà été le cas avec PRINCESSE
MONONOKE. (...) Mais ne boudons pas notre plaisir : ce long métrage d'animation
est encore une réussite pour Miyazaki, un petit bijou comique, poétique
et drôlement émouvant.
L'Express - Eric Libiot
Les voyages de Miyazaki, qui charrient du rêve à tous les étages,
ont cela d'extraordinaire qu'ils plongent le spectateur au coeur de cet imaginaire
universel qui, selon le philosophe Gaston Bachelard, préexisterait à
toute pensée humaine individuelle.
Ciné Live - Emmanuel Cirodde
Une oeuvre complexe et longue qui pourra dérouter mais dont on retient
surtout l'avalanche de splendeurs visuelles qu'elle recèle. Un feu d'artifice.
Zurban - Eric Quéméré
Ce Château ambulant creuse plus profondément encore le sillon fantasmagorique
ouvert avec Le Voyage de Chihiro. Au point d'ailleurs que l'on se perd parfois
un peu dans ce scénario aux mille rebondissements, qui n'exploite au
fond qu'assez peu son formidable postulat.
aVoir-aLire.com - Romain Le Vern
Disons-le tout de go : Le château ambulant n'atteint pas le niveau stratosphérique
du superbe Château dans le ciel. Pourtant, en l'état, ce bel édifice
stimule plus d'une fois les mirettes : il se révèle par ailleurs
suffisamment dense, intelligent, drôle, touchant et foisonnant pour n'apporter
que de la satisfaction sur un plan technique et narratif.
Chronic'art.com - Julien Bastide
Malgré des moments de pur enchantement visuel, c'est là sans nul
doute un Miyazaki mineur, qui devrait pourtant définitivement asseoir
son statut d'artiste auprès du grand public, mais pose de sérieuses
questions quant au devenir d'une oeuvre qui tend inexorablement vers la décadence
depuis le sommet absolu que constitue Princesse Mononoke
Première - Gérard Delorme
Passée l'excitation immédiate de l'effet "montagnes russes",
ce Château ambulant laisse au mieux perplexe, au pire déçu.
Studio Magazine - Patrick Fabre
Pour la première fois, Hayao Miyazaki va diviser. Une partie du public
risque en effet d'être déconcertée par le nouveau film du
maître de l'animation japonaise, dont les images et la mise en scène
sont, certes, fantastiques, mais dont l'histoire semble décousue.