Les personnages de Heidi
Heidi
Heidi
est orpheline depuis l’âge d’un an. Son âge n’est
pas précisé exactement dans la série, même
sa tante Dete l’ignore. Cependant, au début de l’histoire,
on devine que Heidi est âgée d’environ 5 ou 6 ans.
Son père, Tobias, le fils de l’Oncle de l’Alpe, était
charpentier. Il fut tué par la chute d’une poutre pendant
son travail. Sa mère Adélaïde, la soeur de tante Dete, était
de santé fragile et la douleur qui suivit la mort de son mari
fut trop forte et l’emporta. Heidi est une fillette enjouée,
bavarde, curieuse, débrouillarde et très sensible aux malheurs
des autres.
Elle a grandi chez sa tante Dete mais elle est plus
souvent gardée par des étrangers que par sa tante elle-même. Sa jeune enfance n’a été faite que de
départs, d’un endroit à l’autre, et elle ne
connaît le goût du bonheur que le jour où elle arrive chez
son grand père, dans son merveilleux chalet au coeur des Alpes
près de Dörfli, qui est également son village natal.
Pour elle, qui a passé ses premières années dans
une chambrette en ville où elle n’avait que pour seul horizon
une cour défraîchie, tout est nouveauté dans les
pâturages. Elle est avide d’expériences et ne cesse
de pousser Pierre et Grand père à lui faire découvrir
tous les secrets de la montagne. Elle possède une joie de vivre
immense et infatigable que rien ne semble pouvoir tarir si ce n’est
son séjour à Francfort…
Grand père
Surnommé l’ « Oncle
de l’Alpe », il vit reclus dans son chalet au dessus de Dörfli.
Joueur invétéré, il a dû vendre le domaine
familiale pour rembourser ses dettes. Après avoir déserté de
l’armée, il s’est installé avec sa femme et
son fils à Dörfli. A la mort de sa femme, il éleve
seul son fils et lui apprend le métier de charpentier. Après
la mort de celui-ci, il se retiré dans la montagne où il
vit en ermite depuis lors. Il ne va pas à l’église
et ne descend presque jamais dans la vallée, même en hiver.
Il est misanthrope, bourru et ne fait confiance à personne. Des
rumeurs de passé trouble circulent à son propos et laissent
entendre qu’il aurait tué un homme dans sa jeunesse...
L’Oncle de l’Alpe descend parfois au village pour aller
chercher des provisions en échange du fromage et des objets de
menuiserie qu’il confectionne au chalet. Là bas, tout le
monde le regarde comme un fou. Tous le méprisent et plaignent
Heidi d’avoir à vivre avec ce sauvage. Voila bien l’unique
aspiration de Grand père, vivre avec Heidi dans le bonheur et
la paix sans que personne ne vienne troubler leur solitude.
Grand père ne montre son attachement et son dévouement
qu’à sa petie- fille, comme si, lui, qui n’a ni dieu
ni maître, ne semblait vouloir rendre des comptes qu’à Heidi.
A la demande de sa petite fille, il aide ainsi Grand-mère à réparer
sa maison, puis sauve des chasseurs voués à une mort certaine
en pleine tempête de neige. L’arrivée de Heidi dans
sa vie fait ressortir ce qui lui reste de sociable. Bouleversé par
sa séparation avec Heidi et son départ pour Francfort,
le retour de la fillette le force définitivement à reconsidérer
sa vie. Petit à petit, il va à la rencontre des autres
et sort de sa retraite en allant passer l’hiver à Dörfli
pour la scolarisation de sa petite fille. Heidi offre une sorte de rédemption à son
grand père. Sans quitter sa retraite en montagne, il retrouve
la considération des gens du village. Sa petite-fille le rapproche à nouveau
du monde des hommes dont il s’était écarté.
Pierre (Peter)
Jeune
garçon de 10 ans, il vit avec sa mère, Brigitte, et sa
grand-mère aveugle, dans une maison en amont du village, entre
Dörfli et le chalet de l’Oncle de l’Alpe. Gardien de
chèvres comme son père, il part tous les matins aux pâturages,
emmener les chèvres des habitants du village. Il est surnommé par
le grand père d’Heidi, « le général
des chèvres ». L’hiver, il va à l’école,
mais il préfère dormir et manger grassement aux études.
Son avenir semble tout tracé comme gardien de chèvres.
Néanmoins, grâce à l’Oncle de l’Alpe,
il s’éveille à la menuiserie en construisant une
luge pour participer à une course entre élèves de
l’école.
Pierre est le seul ami de Heidi dans la vallée et cela semble
réciproque. Son travail dans les pâturages et la localisation
de sa maison hors du village, l’isole sans doute un peu des autres
enfants du village. L’arrivée de Heidi change sa vie et
il trouve chez la fillette une amie fidèle qui l’accompagne
dans la montagne et à qui il peut faire partager tout son savoir.
Malgré son grand cœur, Pierre est d’une jalousie maladive
et supporte mal quand l’attention de Heidi ne se porte pas sur
lui. Dans le livre, c’est même Pierre qui casse le fauteuil
de Claire par jalousie de l’intérêt que porte Heidi à la
petite infirme, ce qui la force à marcher. Néanmoins, il
semble que Takahata ait décidé de faire évoluer
le personnage et à divers moment de la série le personnage
prend conscience de ses défauts et se repent. Il n'est d’ailleurs
plus du tout question de jalousie entre lui et Claire dans le dénouement
de la série.
Claire (Klara)
Claire
est une jeune fille de 12 ans, paralysée des jambes depuis sa
naissance. Sa mère est morte et son père quasiment toujours
absent de la maison à cause de son travail. Elle s’ennuie à mourir
dans sa grande maison à Francfort, seule avec sa perceptrice rigide,
Melle Rougemont, et son professeur particulier. Claire est tout aussi
prisonnière de sa maison, dont elle ne sort rarement, dans son
fauteuil à roulettes. Elle vit dans une prison dorée où des
serviteurs veillent à ses moindres besoins. Elle devient tout
de suite amie avec Heidi, que sa tante Dete a amené à Francfort
pour lui tenir compagnie. C’est pour elle qu’Heidi reste
chez les Gérard, alors qu’elle s’y sent malheureuse.
Le contact de la petite suissesse turbulente va redonner à Claire
le goût de la vie. C’est avant tout un chemin mental que
doit effectuer Claire pour remarcher. Elle doit être prête
et le vouloir et Heidi va lui montrer le chemin. Elle prendra tout d’abord
conscience de ce qu’elle rate lors d’une sortie en forêt
avec Heidi et sa grand-mère, en voyant la petite suissesse se
dépenser sans compter avec d’autres enfants dans la forêt.
Puis les descriptions qu’Heidi lui fait des Alpes lui donnent vite
envie de les découvrir en vrai. Sur place, l’envie de rejoindre
Heidi et Pierre dans les pâturages et de ne plus un fardeau pour
eux dans leurs excursions se fait de plus en plus grande. Elle se rend
enfin compte de son utilité et prend confiance en elle en faisant
la lecture à Grand-mère. Ces événements,
combinés à la grosse frayeur provoquée par une vache,
qui la force à se dresser sur ses jambes, confirmesnt à Heidi
et son grand père que Claire est prête à remarcher.

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