| Films | Meitantei Houmuzu |
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L'art et la technique dans Sherlock HolmesLe graphismeLa série bénéficie d’un budget conséquent, lui permettant d’avoir deux fois plus de cellulos qu’une série ordinaire. L’animation est donc d’une fluidité rare pour une production en série de l’époque. On remarque également un véritable effort concernant les décors qui plongent le spectateur dans le Londres victorien, aux façades aux riches ornementations de style éclectique, sans compter les costumes, et les machines à vapeur du début de l’ère industrielle.
Exemple de façade éclectique reprise dans les décors de la série Concernant le character design, on remarque une véritable recherche dans les traits des personnages. Bien qu’il s’agisse de canidés, les personnages ont un physique immédiatement reconnaissable, qui reflète parfaitement leur psychologie. Dans la filmographie de Miyazaki, il est rare de voir cet anthropomorphisme. On peut d’ailleurs remarquer que le réalisateur avait initialement représenté Madame Hudson sous des traits humais, ce que la RAI a refusé catégoriquement. Le choix de représenter des animaux possède évidemment l’avantage d’attirer un public jeune et le cas de Sherlock Holmes est loin d’être unique dans l’animation. Disney est évidemment la référence de ce type de character design, et le personnage de Sherlock Holmes n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui de Robin des Bois. Quant à Moriarty, il est parfaitement dans la lignée des Grands Méchants Loups complètement dingues de Tex Avery ! ![]() Dans les croquis préliminaires, Madame Hudson est représentée sous des traits humains Le doublageEn France, le doublage de Sherlock Holmes est dans l’ensemble de très bonne qualité, même si on remarque tout de même une certaine « francisation » des dialogues. Ainsi, à l’instar de séries comme Ken le Survivant, des dialogues ont été ajoutés ou modifiés. Bien souvent, il faut avouer que le résultat est assez drôle ! Amélie Morin double le personnage de Madame Hudson. C’est elle également qu double le personnage de Candy, de Camille dans Sailor Moon, mais également de Lana et de Clarisse dans les nouveaux doublages de Conan, le fils du futur et du Château de Cagliostro. Serge Lhorca (le professeur Simon Whright dans Capitaine Flam) double quant à lui Holmes, Jacques Marin (Grand-pa dans les Minipouss,le père dans la série Happy Days) incarne le docteur Watson et Gérard Hernandez (second rôle dans le cinéma français et acteur de théâtre de boulevard) devient la voix drôlatique du professeur Moriarty. La pléiade de rôles secondaires est souvent incarnée par une ou deux acteurs qui jouent simplement sur les intonations de voix pour différencier les personnages. Le résultat n’est pas toujours heureux et il est parfois dommage que certaines voix soient à la limite du ridicule et desservent les personnages. La musiqueKentarô Haneda signe la musique de la série, dont l’inoubliable générique de début Sora Kara koboreta story (que l’on peut traduire par « une histoire tombée du ciel »). Ses musiques peuvent être tantôt nostalgiques et douces lorsque le passage est contemplatif, tantôt rythmées et entraînantes, comme dans les scènes de poursuites et d’action. On peut par ailleurs remarquer que, cas rare pour les séries japonaises de l’époque, nous avons la chance d’avoir une vraie adaptation du générique, chantée par Amélie Morin (qui chantera plus tard le générique de Mimi Cracra et des Moomins). Informations tirées du dossier de Déclic
Images sur la série
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