| Films | Hotaru no haka |
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Origines et production du tombeau des luciolesProduction du filmLe projet du Tombeau des lucioles, premier film de Takahata au sein du studio Ghibli, a une histoire plutôt originale. Voulant revenir au métier de metteur en scène après avoir produit Nausicaä et Laputa, Takahata s'est lancé dans un film en prise de vue réelle retraçant l'histoire du canal de Yanagawa. Produit par Miyazaki, ce documentaire est achevé en 1987, alors que Takahata a déjà soumis plusieurs autres idées de films à Tokuma, parmi lesquelles une adaptation de la nouvelle de Nosaka, La tombe des lucioles. Miyazaki a quant à lui le projet de réaliser Mon voisin Totoro. Tokuma est réticent cependant pour la production de ce film. Ce projet a pourtant le soutien de Toshio Suzuki (membre du comité de production de Laputa). Décidé à le faire accepter par ses collègues de Tokuma, Suzuki a eu une idée originale : coupler les productions du Tombeau des Lucioles et de Totoro. En effet, un drame historique aurait un but pédagogique et attirerait de nombreuses classes scolaires, assurant un nombre d'entrées minimal. Mais pour produire deux films en même temps, l'un des 2 films doit être financé par un autre producteur. Il prend alors contact avec le célèbre éditeur japonais Shinchôsha, qui portait à l'époque un grand intérêt aux adaptations cinématographiques de ses livres, et propose à la maison d'édition d'adapter La tombe des lucioles.
Ainsi les deux longs métrages sont produits et sortis dans les salles simultanément. Il y aura d'ailleurs un unique ticket pour les deux séances, Tokuma pensant que Mon voisin Totoro profitera des entrées du Tombeau des lucioles que les classes d'écoles iront voir pour son intérêt historique. Les deux films remportent au Japon un succès d'estime (800 000 entrées) et à l'étranger le chef-d'oeuvre de Takahata, présenté dans de nombreux festivals, sera salué par les professionnels du cinéma comme l'un des beaux films antimilitaristes jamais réalisés. La sortie en France :Après une présentation en 1992 au festival de Corbeil en présence de Takahata, Le tombeau des lucioles est projeté en Juin 1994 au festival de Paris. C'est à cette occasion que Jean-Jacques Varret, responsable des Films du paradoxe, le remarque. Les négociations avec Urcore (qui représente en France Tokuma et le studio Ghibli) durent une bonne année. Mais la réaction enthousiaste du jeune public lors de la présentation du film au festival "Éveiller les regards" d'Aubervilliers conforte Varret dans sa décision de le distribuer. Ne disposant que d'un modeste budget de sortie, Le tombeau des lucioles ne sort le 19 juin 1996 que dans deux salles d'art et d'essai parisiennes. Cette fois encore, après Porco Rosso, la presse brillera par la modestie de son enthousiasme et le film restera dans un relatif anonymat, sans aucun rapport avec sa qualité. Les relations nouées par les Films du paradoxe et les salles d'art et d'essai permettront au film de Takahata de connaître une diffusion durable malgré l'absence de copies cinéma en version française (un doublage a été réalisé pour la vidéo cassette). Aussi, les 40000 entrées en France peuvent être considérées comme un résultat honnête compte tenu de l'investissement. Plus tard, Le tombeau des lucioles a été diffusé le 26 mai 1999 sur Canal+. Peu après, en janvier 2000, le film bénéficiera d'une sortie en K7 vidéo, puis en juin d'une diffusion télévisée sur Arte avant de sortir en DVD en décembre de cette même année, prouvant que ce film essentiel a su gagner un certain public. © Buta Connection |