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Le vent se lève : Résumé détaillé

Une jeune garçon s’endort et rêve... Il marche sur le toit de sa maison et monte à bord d’un petit avion pourvu d’ailes étranges. Il survole les paysages, fait quelques pirouettes, puis il entend au loin des vrombissements. Une immense machine volante émerge des nuages, des bombes menaçantes et des ombres noires pendues à sa carlingue. Le jeune garçon n’a que le temps de lever la tête avant qu’une pluie d’explosifs ne lui tombe dessus, anéantisse son avion et le projette dans les airs. Le jeune garçon se réveille et met de grosses lunettes pour sortir du matin flou.

 

Il s’appelle Jirô et se rend comme tous les matins à l’école. Un de ses professeurs lui tend un journal en anglais sur l’aviation. Alors qu’il sort de son école, il aperçoit trois gaillards en train d’agresser un petit garçon. Jirô se précipite et défend la victime, en pratiquant une prise de judo. De retour de chez lui, sa mère le réprimande gentiment sur sa tenue abîmée et débraillée. Jirô monte dans sa chambre et sa sœur cadette, Kayo, le rejoint. Elle lui en veut terriblement de ne pas jouer avec elle et de lui préférer les avions. Jirô parcourt le journal et découvre un nom : Caproni, un génial constructeur italien d’avions.

Plus tard, dans la nuit, Kayo rejoint son frère sur le toit. Jirô a enlevé ses lunettes, persuadé d’améliorer ainsi sa vue, bien qu’il ne puisse apercevoir les étoiles filantes qui sillonnent le ciel. Il part à nouveau dans ses rêves. Il voit Caproni descendre d’un avion. Ce dernier l’invite à monter dans sa dernière création : un avion destiné à faire voyager les civils. Carponi lui explique également que l’important n’est pas de piloter mais de concevoir les avions. Jirô se réveille et dit à sa mère qu’il veut désormais être ingénieur.

Plusieurs années passent et Jirô est désormais étudiant. Il est à bord d’un train bondé et décide de prendre l’air sur le marchepied situé à l’extérieur du wagon. Il voit de l’autre côté une jeune fille sortir de la première classe, accompagnée par sa gouvernante. Le chapeau de Jirô s’envole et est rattrapé de justesse par la demoiselle, qui manque de tomber. Il remercie chaleureusement la jeune fille qui rentre dans le wagon, non sans échanger ensemble autour d’un poème de Paul Valéry : « Le vent se lève... Il faut tenter de vivre. »

Plus tard, la terre se met à gronder puis à trembler. Une gigantesque secousse fait stopper net le wagon. Les passagers, désorientés, hagards et parfois blessés, s’échappent et paniquent. Jirô garde son calme et retrouve la jeune fille en proie à la plus grande détresse. En effet, sa gouvernante s’est fracturée le pied et Jirô se propose de la porter jusqu’au quartier tokyoïte d’Ueno, où vit la famille de la jeune fille.

 

Jirô met à l’abri les deux jeunes femmes et leur apporte de l’eau. Il se propose de prévenir la famille de la jeune fille, cette dernière décide alors de l’accompagner jusqu’à chez elle. Fort heureusement, sa maison n’est pas touchée. La jeune fille est très vite amenée à l’intérieur de la maison et ne peut remercier son bienfaiteur. Celui-ci indique ensuite à deux hommes de la maison où se trouve la gouvernante, avant de disparaître dans la foule. Jirô se rend à l’université où il retrouve un camarade, Honjô. Quelques livres ont pu être évacués, mais le vent tourne et l’incendie se propage dans la ville.

Deux années plus tard, Jirô termine ses études à Tôkyô, entièrement reconstruite. Un midi, alors qu’il déjeune avec son ami, il tombe sur une arête de maquereau et est fasciné par sa courbure parfaite. Une fois en classe, alors qu’il tente de la reproduire, il reçoit un colis remis par une mystérieuse jeune femme. Il contient notamment une règle, celle qu’il avait mise comme attelle au pied fracturé de la gouvernante lors du tremblement de terre. Jirô se précipite dehors mais arrive trop tard, la jeune femme a disparu.

Le soir, il rentre chez lui et découvre sa sœur Kayo, qui l’attend avec, comme toujours, des reproches. Elle compte le rejoindre à Tôkyô pour pouvoir suivre des études de médecine, bien que son père s’y oppose. Jirô promet à la jeune fille de l’aider à réaliser son rêve mais lui explique qu’il va bientôt partir à Nagoya pour travailler au sein de l’entreprise Mitsubishi.

Plus tard, Jirô rejoint donc l’usine de construction d’avions. Sur le chemin, il voit beaucoup d’hommes errant dans la campagne. Le Japon est touché par une pauvreté et un retard technologique extrêmes. Il arrive à l’usine où son chef, Kurokawa, petit mais très vif, lui fait visiter les différents ateliers au pas de course. Il le présente à l’équipe comme le « petit génie », puis lui demande de se mettre immédiatement au travail, notamment sur les points de fixation des ailes. Jirô retrouve son ami ingénieur Honjô. Ils se rendent dans les ateliers et découvrent que le travail demandé a déjà été fait. Il s’agissait donc d’un test pour vérifier la capacité d’analyse et de travail de Jirô. Il rentre au bureau d’études. Kurokawa l’attend avec le directeur du projet, Hattori. Jirô lui montre non seulement les plans, mais prouve qu’il a amélioré le système, ce qui impressionne son chef de projet.

 

Les mois passent et l’avion chasseur est enfin terminé, prêt à être présenté à l’armée. Malheureusement, alors qu’il tente de prendre de la vitesse, l’avion se disloque. L’armée choisit donc une entreprise concurrente et Mitsubishi ne peut plus produire d’avion chasseur. Kurokawa l’annonce à Jirô et lui explique que désormais, ils devront construire des bombardiers à partir de la technologie allemande, en avance de plusieurs décennies. Kurokawa lui explique que Mitsubishi va désormais collaborer avec l’Allemagne pour faire des bombardiers et que Jirô est désigné pour aller étudier leur technologie chez l’entreprise Junkers.

Jirô, alors qu’il rentre chez lui dépité, croise sur son chemin trois enfants pauvres, affamés et effrayés. Alors qu’il leur propose des gâteaux, ces derniers s’enfuient. Jirô en parle ensuite avec son ami Honjô qui lui explique qu’il a dû leur faire peur. Il lui rappelle aussi que le coût d'un seul avion construit par Mitsubishi pourrait faire manger des dizaines de petits Japonais pendant un an. Mais Honjô, bien qu’attristé par la situation économique, ne regrette pas de travailler dans l’aviation, puisque c’est son métier et sa passion. Il explique à son ami que lui aussi est envoyé en Allemagne mais qu’il souhaite se marier avant de partir afin d’avoir une certaine stabilité.

Les deux jeunes hommes et la délégation japonaise arrivent en Allemagne. Les officiers allemands sont plutôt méfiants, craignant un espionnage industriel. Mais finalement, sous la pression de l’avionneur Junkers, ils acceptent que l’équipe d’ingénieurs japonais monte à bord d’un de leurs avions. Jirô est fasciné par la technologie. En revanche, le climat de l’Allemagne est sombre et angoissant : un soir, alors que Jirô et Honjô se promènent dans la rue, ils croisent un groupe d’hommes qui s’enfuient dans la nuit noire. Leurs poursuivants allemands mettent en garde les deux japonais avec un air menaçant...

  

Un soir, alors que Jirô dort, Honjô apprend que l’équipe des japonais doit regagner le pays. Honjô est le seul à rester en Allemagne. Jirô, quant à lui, doit partir vers l’Ouest pour aller observer les autres technologies. Jirô rêve qu’il est à bord d’un train avec Caproni. Il annonce à Jirô qu'il va prendre sa retraite et arrêter l'aviation. puis il quitte brusquement le train en marche et saute dans la neige, invitant Jirô à le suivre. La neige disparaît subitement et tous deux arrivent dans une grande prairie. Caproni invite Jirô à monter dans un énorme avion où de nombreux invités s’amusent.

Caproni explique à Jirô que l’avion n’est pas fait pour supporter des bombes, mais qu’il s’en fiche car son but étant de créer un bel avion, qu’importe ensuite que les commanditaires de l’armée ne soient pas satisfaits ! Caproni lui confie alors que les avions sont des créations superbes mais qui ont un destin funeste, puisqu’arme de destruction et de guerre. Il souhaite ensuite bonne chance à Jirô, car selon lui, les ingénieurs disposent environ de 10 années de création intense, et Jirô débute tout juste les siennes.

Quelques années plus tard, Jirô est rentré et travaille sur un chasseur. Celui-ci part dans les cieux et semble s’envoler vers un avenir prometteur. Quelques jours plus tard, Jirô est envoyé quelques temps en vacances dans une pension. Alors qu’il part se promener dans la nature, il voit au loin une jeune femme en train de peindre sous un immense parasol. Celui-ci s’envole, Jirô l’attrape et le remet au père de la jeune fille. Jirô rentre dans sa chambre et s’allonge pensif. Il revoit son avion s’envoler dans les airs... avant d’exploser en plein vol. Ces quelques jours de repos sont donc avant tout un moyen d’oublier ce cuisant échec.

Le soir, lors du repas à l’hôtel, Jirô et la jeune fille s’observent. Le lendemain, il voit les affaires de la jeune fille et part à sa recherche. Il la surprend près d’une source en pleine forêt et elle lui avoue avoir prié pour qu’il vienne. Elle lui révèle son identité : Nahoko Satomi. Elle est la jeune fille qu’il a sauvée dans le train des années auparavant. Jirô est bouleversé par cette révélation et apprend que c’est bien elle qui lui a offert la règle d’ingénieur quand il était étudiant à Tôkyô, juste avant qu’il parte pour Nagoya.

 

Le soir, alors qu’il guette l’arrivée de la jeune fille, un Allemand, Castorp, l’aborde. Ce dernier lui confie que l’Allemagne sombre dans le chaos à cause des nazis et que Junkers, en choisissant de s’opposer à eux, est désormais lui aussi en danger. L’allemand craint également pour l’avenir du Japon, qui continue sa politique expansionniste destructrice. L’échange est cordial, jusqu’à ce que le père de Nahoko arrive et informe Jirô que sa fille fait une forte poussée de fièvre et doit rester alitée.

Pendant quelque temps, Jirô guette l’apparition de Nahoko, en vain. Un jour, il construit un petit avion en papier et l’envoie vers le balcon de la jeune fille, qui apparaît au même moment. Tous deux s’amusent longuement avec l’avion qui virevolte dans le ciel. Une tendre complicité se noue entre les deux jeunes gens, qui apprennent à se connaître. Un soir, devant Carstorp, Jirô annonce à M. Satomi qu’il est amoureux de Nahoko et souhaite l’épouser. Celle-ci l’avertit alors qu’elle est atteinte de la tuberculose. Mais Jirô s’en moque et Nahoko lui demande alors d’attendre sa guérison pour qu’ils puissent se marier.

Jirô rentre à Nagoya et découvre que son ami Honjô a progressé dans l’élaboration de son avion. Il lui propose d’utiliser une technologie révolutionnaire de rivet, mais Honjô décline, préférant laisser à son ami sa brillante découverte. Jirô reprend donc ses plans et se met à travailler avec ardeur à son nouvel avion. Mais le jeune homme est sous la surveillance de la police secrète depuis sa rencontre avec Carstorp. Kurokawa décide alors de l’héberger chez lui et de le protéger à n’importe quel prix, l’empêchant même d’aller récupérer son courrier chez lui.

 

Mais un jour, Kurokawa appelle Jirô car il a reçu chez lui un télégramme : Nahoko est extrêmement souffrante et a craché du sang. Jirô se précipite dans le premier train pour se rendre au chevet de sa bien-aimée. Mais il doit repartir le soir-même pour son travail. Après son départ, Nahoko prend la décision de partir en sanatorium pour pouvoir guérir et vivre avec Jirô. Tous deux se mettent alors à échanger de nombreuses lettres mais très vite, le manque se fait trop fort. Un jour, Nahoko décide de quitter le sanatorium et de rejoindre Jirô, persuadée que sa place est auprès de son fiancé.

Celui-ci refuse au début mais comprend que Nahoko souhaite être auprès de lui, coûte que coûte, et veut lui apporter tout son soutien. Il sait aussi qu’il ne parviendra pas à créer son avion si Nahoko est loin de lui. Tous deux demandent alors à Kurokawa et son épouse de les marier. Ce dernier refuse dans un premier temps, convaincu que ce choix conduira Nahoko à la mort, puis comprend l’importance de cette union, malgré son aspect éphémère et fragile. C’est donc dans l’émotion que Jirô et Nahoko sont unis. Ils vivront désormais tous les deux chez les Kurokawa.

Jirô se met à travailler avec ardeur, soutenu par Nahoko qui pourtant s’étiole peu à peu. Kayo, maintenant interne en médecine, vient un jour rendre visite à son frère et s’inquiète de l’état de la jeune femme. Jirô a conscience du danger mortel couru par son épouse, mais tous deux ne peuvent vivre l’un sans l’autre et Nahoko sait que Jirô doit poursuivre son rêve envers et contre tout. Jirô poursuit donc la construction de son avion, réussissant peu à peu à relever tous les défis techniques et à élaborer un avion chasseur performant. Il annonce à Nahoko que son projet prend fin et qu’il va devoir s’absenter quelques jours le temps que l’avion soit testé en vol.

 

Après son départ, Nahoko annonce qu’elle part se promener avant l’arrivée de Kayo. Celle-ci la croise en bus. En arrivant à la maison des Kurokawa, Kayo découvre une lettre annonçant que Nahoko est repartie au sanatorium et comprend que la jeune fille, trop malade, préfère mourir seule. A quelques kilomètres de là, Jirô est train de regarder son avion battre tous les records. Au moment où ce dernier atteint enfin la vitesse tant espérée, Jirô est parcouru d’un frisson et d’une certitude : Nahoko est partie.

Une scène de guerre apparaît alors : des avions bombardent une population civile qui s’enfuit...

Les années ont passé, Jirô marche dans l’herbe. Celle-ci est jonchée de carcasses d’avions. Caproni attend Jirô en haut de la colline. Jirô lui avoue être le responsable de tous ces morts et de toute cette désolation. Caproni l’enjoint alors à regarder ses avions qui s’envolent vers le ciel pour rejoindre une immense cohorte d’avions. Il lui demande d’être fier de ces avions qu’il a conçus et de penser à ce que Jirô avait de plus cher. Le regard de Jirô se porte alors au loin et Nahoko apparaît. Elle se dirige vers lui et prononce alors quelques mots : « Vis ta vie. » Puis le vent se lève et l’emporte au loin. Jirô murmure alors en pleurant : « Merci », avant de rejoindre Caproni au loin...


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