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Princesse Mononoke : Résumé détaillé

Alors que le Japon entre peu à peu dans l'ère moderne, une communauté traditionnelle Emishi vit cachée dans les reliefs du nord-est du Japon depuis un demi-millénaire. Si cet isolement lui a permis de s'affranchir de l'oppression du pouvoir en place, il est aussi la cause de son déclin progressif. La population a une moyenne d'âge très élevée. Elle place désormais tous ses espoirs en une personne : le jeune et valeureux Ashitaka, futur chef du village.

Totalement étrangers au développement du pays, les Emishis vont pourtant injustement payer le prix du progrès. Le film débute par le récit du drame qui va les toucher. Un beau jour, le village est attaqué par un Tatari-gami, un dieu que la souffrance et la haine ont rendu maudit. Cette malédiction se matérialise par une multitude de vers noirs grouillant sur lui, détruisant toute végétation à leur contact. Ne parvenant pas à apaiser la colère destructrice du dieu, Ashitaka se résout à le neutraliser. Aussitôt, on se précipite vers Ashitaka, blessé au bras droit, et la dépouille du sanglier. La vieille Hii-sama, médium du village adresse des prières au dieu. Mais celui-ci, avant de mourir, fait part de son dégoût pour la race humaine et maudit les habitants.

Le soir, au conseil du village, Ashitaka apprend par Hii-sama que, par sa blessure, il a hérité de la malédiction. Celle-ci se nourrit de la haine et conduit à une mort lente et certaine. Pour tenter de conjurer son funeste destin et conformément aux règles du clan, le jeune guerrier doit quitter les siens la nuit même. Il va partir découvrir le monde à la recherche d'une explication et d'un remède à son mal. Il se dirigera vers l'ouest, guidé par les traces du sanglier et par un étrange projectile métallique retiré de l'animal, et qui a causé sa mort. Au moment où Ashitaka s'apprête à partir sur sa fidèle monture Yakkuru, Kaya, une jeune fille lui offre son pendentif, symbole d'un amour éternel.

Après une nuit de route, il découvre un pays en guerre. Pour sauver des villageois, il est obligé de tuer deux samouraïs et cet acte ravive son mal. Il réalise pour la première fois que la malédiction décuple ses capacités guerrières. Cette malheureuse péripétie l'amène à un village où il rencontre un mystérieux personnage, Jiko-bô, qui a remarqué ses prouesses sur le champ de bataille. Ashitaka passe la soirée avec lui et apprend l'existence à l'ouest de la forêt du Shishi-gami, où vivent les dieux-animaux. Par contre, il ne reçoit aucune explication quant au morceau de métal. Le lendemain matin, Ashitaka repart seul avant même le réveil de Jiko-bô.

Quelques jours plus tard, sur le flan de la montagne, un groupe transporte sous la pluie des marchandises pour l'approvisionnement de leur forge. Ils subissent soudain l'attaque de la déesse-louve Moro et de ses deux fils, dont l'un est chevauché par une petite personne masquée. La bataille est aussi brève que violente. Plusieurs forgerons, ainsi que des vaches et une partie du chargement, sont emportés dans le précipice. La louve géante est touchée par une balle tirée à bout portant et chute à son tour. Mais il en faut plus pour terrasser une déesse et sous l'ordre de Dame Eboshi, leader du groupe, la caravane s'empresse de quitter les lieux de peur que les loups ne reviennent à la charge.

Un peu plus tard, Ashitaka retrouve au bord de la rivière, en contrebas, deux survivants de l'attaque dont l'un est sérieusement blessé. Alerté par Yakkuru, il surprend le clan des loups arrivé de l'autre côté de la rivière. Il y a la jeune humaine qui a dirigé l'attaque. Cette dernière aspire et recrache le sang de la blessure de Moro pour retirer le poison du corps. Très vite Ashitaka est découvert. Il tente alors de les interpeller mais la jeune fille se retire avec les loups.

A cet instant, Ashitaka est rappelé par les cris de frayeur d'un des blessés, Kôroku. Des Kodama, de petits esprits de la forêt, apparaissent en effet autour de lui. Ashitaka essaie de rassurer Kôroku sur la nature inoffensive de ces petits êtres attachants. Ce sont eux qui d'ailleurs les guideront à travers la forêt.

Après une longue escalade, le groupe arrive dans le domaine du Shishi-gami, dieu-cerf régnant sur la faune et la flore. Pendant la pause, Ashitaka ressent fortement sa blessure. Cette crise coïncide avec le passage, au loin, du Shishi-gami parmi un troupeau de cerfs. La scène est d'une foudroyante beauté.

Le dieu-cerf parti, le groupe reprend son chemin et atteint enfin le lac les séparant des forges Tatara. Après une traversée en barque, les habitants de la forge les accueillent avec joie et étonnement. Ashitaka suscite néanmoins une certaine suspicion chez Gonza, fidèle bras droit d'Eboshi, qui se demande comment il a pu traverser la forêt des dieux.

Ashitaka découvre dans la forge une société très organisée et un mode de vie plus dur. Les hommes, anciens esclaves, paysans ou marginaux , acheminent les provisions nécessaires à la survie des habitants et font la guerre. Les femmes, qui travaillent à la fonderie, étaient des prostituées rachetées par Eboshi, ce qui explique leur franc-parler.

C'est donc une communauté marginale de laissés-pour-compte qu'Eboshi cherche à rendre indépendante par la production de fer et de fusils. Cette indépendance est coûteuse. La forge se fait des beaucoup d'ennemis, entre les seigneurs des contrées voisines envieux de ces nouvelles richesses, et surtout les dieux de la forêt menacés par le déboisement. En particulier les attaques des sangliers, puis celles du clan de Moro dirigées par San (appelée princesse Mononoke par les villageois) ont déjà fait beaucoup de victimes.

Le soir, Ashitaka raconte son histoire à Eboshi et la questionne sur l'étrange morceau de métal trouvé dans le corps du sanglier maudit qui a attaqué son village. Eboshi décide alors de lui révéler son secret : dans son jardin privé, elle lui fait découvrir un atelier où des lépreux, qu'elle a recueillis et qu'elle soigne, fabriquent des armes à feu. Le mystérieux projectile provient de l'une de ces arquebuses capables de blesser et condamner un dieu. En réalisant les desseins de conquête d'Eboshi, Ashitaka s'insurge et sa colère est telle qu'il doit retenir son bras qui, sous l'emprise de la malédiction, tente d'assassiner Eboshi. Mais les paroles d'un malade victime du même sort l'apaise.

Sur le balcon, Eboshi fait part de son rêve à Ashitaka : une société heureuse dans un pays rendu prospère par l'exploitation des richesses naturelles. Le Shishi-gami et autres dieux, principaux obstacles à ce projet, doivent diparaître.

Peu après, la forge est attaquée par la princesse Mononoke, qui parvient avec l'aide de ses frères loups à franchir le rempart. Plus déterminée que jamais à tuer Eboshi, la jeune fille est néanmoins victime sur les toits des effets dévastateurs des arquebuses. Bien qu'elle s'en soit prise à lui lors de cette bataille, Ashitaka lui sauve la vie. San en profite pour attaquer Dame Eboshi et les deux femmes se livrent un duel féroce. C'est alors que, devant tant de haine, la malédiction d'Ashitaka se manifeste dans des proportions alors jamais vues. De longs tentacules noirs translucides jaillissent de la plaie. Le jeune homme s'interpose entre les deux combattantes et les neutralise rapidement sous les yeux des habitants ébêtés.

Ashitaka laisse Eboshi aux bons soins des villageois et emporte avec lui le corps inerte de la princesse. Mais une des femmes du village, voulant venger son mari tué par les loups, le blesse mortellement par un tir d'arquebuse. Le pouvoir de la malédiction agissant toujours, il traverse impassible le village. Les forgerons ne savent pas comment réagir et laisse partir Ashitaka avec les loups, San demeurant toujours inconsciente.

Très vite, Ashitaka, très affaibli, tombe de sa monture. San, qui a repris conscience, veut connaître, avant de le tuer, les raisons de son intervention. Le couteau sur la gorge et agonisant, le jeune homme lui avoue ses sentiments. Cela a pour effet de paralyser de surprise la princesse et l'incite à avoir une réaction moins hostile. Ils sont alors interrompus par des jets de pierres. Ce sont les singes des montagnes de la forêt, venus replanter les arbres et qui ne peuvent supporter de voir le clan de Moro faire preuve de compassion envers un humain. Ils vont même jusqu'à insinuer que San n'est pas de leur coté puisqu'elle est elle-même humaine. Excédé, un des loups charge les orang-outans qui prennent la fuite.

Intriguée par celui qui semble si différent des autres humains, San décide de l'emmener avec Yakkuru dans l'antre du Shishi-gami. Elle dépose Ashitaka au bord de l'îlot central du lac sacré. Puis elle coupe une tige et la plante devant sa tête. Enfin elle libère de ses rênes Yakkuru, avant de repartir dans la forêt avec les siens.

Non loin de là, des Kodama perchés sur la cime des arbres guettent l'arrivée du Didarabocchi, forme nocturne du Shishi-gami. Des membres de l'organisation de l'énigmatique Jiko-bô espionnent également les lieux. A l'horizon, se profile un géant au corps bleu et translucide. C'est le Didarabocchi qui se dirige vers son antre. Arrivé au dessus d'Ashitaka, il reprend sa forme diurne, celle d'un cerf au visage étrangement humain. A chacun de ses pas, la végétation émerge puis se fâne instantanément. S'approchant du héros, à travers cette manifestation de l'équilibre entre la vie et la mort, il procède à un échange : d'un simple souffle, il ôte la vie à la tige placée par San, puis annihile la blessure du jeune homme et lui rend la vie.


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