| Films | Kaze no tani no Naushika |
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Analyse de Nausicaä (2)L'alliance magique de l'image et de la musiqueNausicaä est le premier film où Miyazaki et Hisaishi collaborent, donnant naissance à un véritable chef d'œuvre née de l'union magique entre les images et une bande-son époustouflantes. Cette première rencontre entre les deux hommes marque un véritable tournant dans leur carrière respective et la naissance d'une collaboration qui continue encore à ce jour. Certes, la musique peut sembler parfois un peu datée, très marquée par les années 80 et le synthétiseur. Cependant, certaines scènes du film du film n'auraient véritablement pas la même portée sans la musique de Hisaishi. Ainsi, Miyazaki met en scène le moment où Nausicaä se remémore une scène grâce aux Ohmus avec une petite comptine chantée par une voix d'enfant. On ignore encore quelles sont ces images que Nausicaä voit, mais grâce à ces quelques notes simplissimes et cette petite voix mutine, l'ensemble de la scène est teintée d'une nostalgie et d'une douceur inattendues. Cette même musique revient quelques minutes plus tard, lorsque Nausicaä rêve. On comprend que l'on est plongé dans les souvenirs de la princesse, alors qu'elle n'était qu'enfant. La petite comptine venant accompagner les images, on s'attend à une évocation tendre de son enfance. Mais déjouant les clichés habituels de ce type d'évocation, Miyazaki met en scène au contraire un grand traumatisme : la scène où Nausicaä tente de protéger un bébé ohmu de la folie meurtrière des adultes, dont ses propres parents. Le spectateur ne peut être que bouleversé par la violence des images qui s'oppose à l'innocence absolue de la musique. ![]() Un des autres moments forts du film, alliant musique et image, est probablement la scène finale du film. Nausicaä vient d'être renversée par les Ohmus, guidés par leur colère presque aveugle. On la découvre, gisant morte au centre des Ohmus, apaisés par ce sacrifice ultime. Ils portent alors Nausicaä vers les cieux grâce à leurs tentacules. Retentissent alors quelques notes, celles de la sarabande de Handel, revisitées par Hisaishi. Cette musique, universellement connue, semble accompagner la princesse pour sa marche funèbre. Le spectateur est bouleversé devant ce spectacle ultime, convaincu de la mort de l'héroïne de Miyazaki. Puis, le requiem s'estompe peu à peu, laissant place à la comptine enfantine. Cette musique permet de se souvenir de l'épisode de l'enfance de Nausicaä, où elle s'était battue pour sauver un Ohmu, petite fille seule face à la folie des adultes. En choisissant cette musique, Miyazaki semble vouloir nous dire que les ohmus offrent donc à nouveau la vie à Nausicaä, comme un geste de remerciement pour tout ce que Nausicaä a fait pour eux, dans le présent comme dans le passé. Ces quelques notes apaisent également le spectateur, après la tension émotionnelle du "requiem", le préparant à la résurrection miraculeuse de la princesse grâce à la force régénératrice des Ohmus. ![]()
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