| Films | Neko no ongaeshi |
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Note d'intention pour le royaume des chatsUn mot du réalisateur Hiroyuki Morita![]() « Tout le monde aspire à vivre heureux, à trouver sa place dans le monde : trouver la compagne ou le compagnon de son bonheur, avoir un travail intéressant, un statut respectable, honorable. La vie de notre héroïne, Haru Yoshioka, est loin d'être construite. C'est une jeune fille de 17 ans ordinaire. Elle a tendance à se ranger à l'opinion des autres afin d'éviter tout conflit. Elle est lycéenne, et bien des choses manquent encore à son existence. Lorsqu'elle se voit proposer d'accéder au Royaume des Chats, elle se dit "Après tout, pourquoi pas ? C'est peut-être le paradis." Ces paroles sont-elles vraiment dignes d'une adolescente ? On peut se demander si c'est une paresseuse ou une fille vraiment désespérée. En fait, elle n'est ni l'une, ni l'autre. Haru réfléchit à toutes sortes de choses. Comme beaucoup de gens, elle cherche ce qui lui plairait vraiment, elle voudrait avoir une vie qui lui permette de s'épanouir. Et puis, elle redoute d'entrer dans le moule, de se fondre dans la masse. Plutôt que dans les apparences, la véritable clé du bonheur réside peut-être dans son propre cœur, qui lui souffle : " Le Royaume des Chats ? Après tout, pourquoi pas ? " A première vue, les expériences que traverse Haru - danser, se battre, traverser le labyrinthe - paraissent futiles. Mais trouver sa propre voie est à la fois aussi difficile et aussi simple que cela. Il est inutile de s'enfermer dans sa chambre en espérant acquérir de l'assurance par miracle... Ça ne se fait pas tout seul. Haru a peut-être finalement raison de se dire : "Après tout, pourquoi pas ?" Il est important d'aimer quelqu'un, mais nous ne sommes pas sur Terre uniquement pour cela. Il faut faire des efforts pour progresser dans le travail, les études. Tout le monde ne peut pas devenir important, mais tout le monde peut devenir heureux. L'expérience d'Haru lui montre le chemin vers elle-même, loin des idées toutes faites et des fausses valeurs. Il faut accepter le temps de l'immaturité, celui du doute et de la recherche, respecter la bonté, la gentillesse et les sensations que nous offrent le vent et les parfums de la vie. En effet, il n'est pas inné de se réveiller joyeusement, de boire un thé délicieux et de sentir la douceur de l'air, de savoir apprécier les choses simples. Mais si l'on y parvient, le lendemain sera chaque fois plus gratifiant de la veille. C'est ce que j'ai voulu montrer dans Le Royaume des Chats. » Source : dossier de presse GBVI © Buta Connection |