| Films | Heisei tanuki gassen Pompoko |
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L'art et la technique dans pompokoGraphisme et animationComme tous les autres dessins animés du studio Ghibli, le film bénéficie d'une réalisation technique très soignée. Les décors, réalisés par Kazuo Oga, sont dans la veine de ceux d'Omohide Poroporo, donc magnifiques. L'animation n'est pas en reste. Le pouvoir de métamorphose des tanuki présente, outre un formidable potentiel comique, des possibilités inépuisables offertes en terme d'animation : il suffit de voir dans le film le nombre incalculable de transformations en toutes sortes de créatures ou d'objets pour s'en rendre compte.
Takahata s’est par ailleurs inspiré de l’œuvre d'un spécialiste en la matière, le fameux dessinateur et mangaka Shigeru Mizuki, maître incontesté de l'horreur au Japon et auteur dans sa carrière de plus de 2000 illustrations de monstres et autres esprits. [Ci contre le Bake Zori, un de ses monstres les plus célèbres]. Takahata avoue ne jamais l’avoir rencontré, mais admire cependant l’œuvre de ce grand dessinateur, qui, à l’instar du Studio, possède son propre musée au Japon.
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![]() Ce traitement permet naturellement de varier le ton du récit et de passer instantanément du récit principal à un style documentaire ou, à l'opposé, à des moments d'émotions ou d'humour. La musique et l'adaptation
Notons d'autre part que les warabe-uta ("chants pour l'enfance") comme Shojoji no Tanuki Bayashi sont également légions. La chanson que Shokichi et Okiyo chantent lorsqu'ils jouent à la balle est Antagata Dokosa (D'où viens-tu?), une chanson enfantine pour les jeux de balles. Dans cette chanson, un chasseur tue les tanuki avec son fusil, les fait bouillir, les passe au barbecue et les mange. Une autre chanson, plutôt paillarde (et donc les enfants l'adorent!), parle de testicules de tanuki se balançant au gré du vent. Au final, on est bien loin des thèmes orchestraux de Joe Hisaishi mais c'est justement à travers ce choix, très spécial, d'une bande originale sortant des sentiers battus que Takahata fait des films qui se distinguent. L’adaptation française a par ailleurs fort bien réussi à retranscrire ses chants enfantins dans la langue de Molière. Sans sombrer dans un infantilisme à l’américaine, les traducteurs (dont l’inévitable Catherine Cadoux !) et interprètes sont restés fidèles à l’esprit du film, sachant retranscrire la fraîcheur, la poésie et la joie de ces textes. Le même travail a été effectué pour l’ensemble de la VF. On sait que pour Takahata, cette retranscription est très importante, car, selon lui, un sous titrage pollue la vision globale du film. Tout comme lui, nous saluons donc ce véritable effort de traduction, qui permet d’apprécier l’œuvre dans son intégralité sans voir l’impression de perdre la force des paroles et pensées de nos chers tanuki !!
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