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Les références dans Pompoko (2)

 

Autres références

Histoires de fantômes

Les personnages sans visage qui terrorisent le policier dans le film sont appelés "Nopperabou". Ils sont issus d'une vieille histoire de fantômes japonais bien connue. Ils sont à peu près identiques à ceux de l'histoire originale à l'exception bien sûr de l'époque du récit. Au lieu de se rendre au poste de police, l'homme terrifié de l'histoire originale se rend à un Soba (stand de nouilles japonaises), et le vendeur lui dit "Donc, elle ressemblait à ça?"…

 

Un autre thème emprunté aux vielles histoires de fantômes japonaises est l’"Oitekebori". Ce terme signifie aussi bien "Laisse-le dans le canal" que "laissé derrière". L'histoire est celle d'un homme qui attrape un poisson dans un canal. Soudain une voix venant du canal lui ordonne "Oiteke (Laisse-le!)", et l'homme s'enfuit en courant aussi vite qu'il peut. Dans Pompoko, les tanuki ont d'abord donné des sueurs froides à un couple dans une voiture avec appel "Yotteke (Entrez!)" et des signes clignotant "Love hotel". Dans une autre scène, quand des gamins jettent des déchets dans un buisson, les tanuki le leur renvoient, avec l'appel "Motteke (Prend-le!). Ensuite, pour l'homme qui s'apprête à couper un arbre, "Hottoke (Laisse-le tranquille!). Enfin, des tanuki observent une famille pique-niquer. Le père dit "Ramenons nos ordures à la maison", et commence à ranger les restes du repas. Les tanuki crient alors spontanément « Oiteke » (Laissez-le!)

Jidai-jeki

Les références au registre cardinal du jidai-jeki, ce "drame historique", sont nombreuses, notamment au début du film avec la scène de bataille entre les samurais-tanuki! Un des conseils entre les chefs rappele également une scène du film de Kurosawa Ran.

 
Scène de bataille traité sur le ton de la comédie.
 

"Lorsque les tanuki débattirent pour désigner un représentant, aucun ne voulait
s'engager pour un voyage dangeureux, alors ils firent tous semblant de dormir."
Une scène rappellant celle au début du film "Ran".

Yokaï

Le "défilé spectral" mériterait à lui seul une étude, ne serait-ce que pour recenser les créatures qui le peuplent, mais l'exercice suppose une connaissance circonstanciée du folklore japonais.


Echantillon des nombreux monstres traditionnels ou créatures de science-fiction du défilé.

Les monstres de l'opération "ectoplasme" sont pour la plupart basés sur des monstres japonais traditionnels appelés "Yokaï". Les Yokaï sont issus de contes populaires, du Kabuki, du Ukiyoe (estampes), et des mangas de Shigeru Mizuki. La plupart des monstres ont chacun un nom et une histoire. Certains d'entre eux proviennent de pièces d'art très célèbres comme Fuujin (Dieu du vent) et Raijin (Dieu de l'éclair). Il y a aussi quelques hommages au plus vieux manga Choju Giga et au recueil de Kenji Miyazawa Train de nuit sur la voie lactée.

 
L'Umi Bozu, un énorme yokai marin naufrageur, créé par Shigeru Mizuki
(illustration originale et référence dans Pompoko)

 
Le fameux Tsurubeotoshi de Shigeru Mizuki
(illustration originale et référence dans Pompoko)

Nasu no Yoichi

La scène du samouraï archer est fondée sur la célèbre histoire de Nasu no Yoichi dans Le dit de Heike (au début Takahata voulait adapter dans ce récit en anime plutôt que réaliser un film sur les tanuki). A la fin du 12ème siècle, le clan Heike et le clan Genji se battaient pour diriger le Japon. Durant la bataille de Yashima (Ile Ya), Heike fut mis en déroute et s'enfuit de l'île sur des vaisseaux. Une des femmes de Heike attacha alors son éventail sur un mât et l'éleva, défiant les Samouraïs de Genji de le toucher. Mais comme ils étaient déjà trop loin de la côte et que la cible bougeait constamment, les Samouraïs de Genji hésitèrent. Alors, pour préserver l'honneur et la fierté de Genji, un jeune samouraï du nom de Nasu no Yoichi, s'avança. Il parvint à toucher la charnière de l'éventail, le séparant du mât. Tout le monde, aussi bien de Heike que de Genji, acclama le maître archer.

   

Le vieux tanuki (999 ans) vient de Yashima, et il a vu cette bataille de ses propres yeux. C'est pourquoi les autres tanuki lui demandent de recréer la scène.

Takarabune

A la fin du film, les tanuki vont au Fudaraku (le Paradis), ce qui signifie qu'ils entreprennent un voyage vers le pays des morts. Ce voyage est fondé sur les croyances du Fudaraku, un des cultes bouddhistes anciens. Le culte affirmait l'existence de l'île de Fudaraku sur la mer de l'ouest. En montant sur le vaisseau, on pouvait laisser derrière soi sa douleur et sa souffrance et accéder au Nirvana. Il est déjà arrivé qu'un croyant soit placé vivant dans un cercueil en forme de vaisseau et soit jeté à la mer.

 

Le vaisseau représenté dans le film est inspiré du Takarabune (Vaisseau au Trésor). C'est un vaisseau sur lequel voyageaient les Sept Dieux Heureux, et qui embarquait de nombreux trésors. Il était supposé porter chance.

Source : Nausicaa.net / Animeland

 

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