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Ls secrets du générique de fin

       

Les spectateurs les plus attentifs (et surtout ceux qui seront restés jusqu’au bout du film) auront surement remarqué la nouvelle forme des crédits du générique de fin de Ponyo sur la falaise. Pour ceux qui ont eu l’occasion de se rendre au musée Ghibli pour voir l’un de ses courts métrages exclusifs, cette nouvelle présentation pour un long métrage n’était pas une découverte, puisque c’est depuis la création de ces courts que Hayao Miyazaki a instauré ce modèle de générique.

C’est le 5 mai 2009 (le jour des enfants au Japon), à l’occasion d’une projection publique de Ponyo sur la falaise, à Shimanto, une petite ville rurale en préfecture de Kochi, que le réalisateur s’est exprimé sur les particularités du générique de fin de son film.

« Généralement, les crédits du générique de fin des films récents sont très longs. Parfois un nombre incalculable de noms défilent sur un simple fond noir. Même sur nos films, ce sont plus de 400 personnes qui travaillent dessus et voir tous ces noms défiler prendrait à chaque fois au moins 5 minutes. Si le thème du film est joué en même temps, il sera surement trop court et Joe Hisaishi devra alors rallonger le morceau artificiellement. Désolé pour lui… (Rire)

Vous savez, si vous vous rendez à l'étranger et que vous allez voir un film là-bas, quand les crédits du générique de fin commencent à défiler, les lumières de la salle se rallument et la quasi-totalité des spectateurs quitte leurs sièges. Les seuls à regarder la fin du générique sont finalement souvent les parents des collaborateurs du film, à la recherche du nom de leur fils ou de leur fille.

Même si nos films sont faits pour les plus petits, les crédits du générique de fin doivent également refléter son style. La première version du générique de fin de Ponyo faisait 1 minute et 50 secondes. J'ai dû forcer 400 noms à rentrer dedans, ainsi j'ai dû éliminer toute forme de hiérarchisation et j’ai juste classé les noms par ordre alphabétique (NDT : pas dans l’ordre de l’alphabet latin, mais dans l'ordre du modèle japonais : A I U E O).

Même les noms des entreprises n'ont pas été placés en position dominante. Des grandes entreprises comme Toho et NTV aux minuscules studios comme Anime Torotoro, tout a été classé alphabétiquement. J'ai même ajouté les noms de l’équipe d’entretien de notre studio ainsi que ceux du personnel de notre crèche interne. Et, dans un espace laissé vierge, j'ai ajouté les noms de Shachi, Makkuro et Ushiko, les trois chats qui ont élu domicile dans nos locaux, que nous avons trop nourris et qui au final, sont devenus trop gros.

En conclusion, chaque membre du personnel qui a vu les crédits de fin a été très satisfait de celui-ci. C'est un modèle avec lequel personne ne peut se plaindre au sujet de l'ordre, de la taille des caractères ou de la hiérarchie des postes. Je suis fier d'avoir adopté ce modèle et nous le maintiendrons dans de futurs films.

Comme vous avez pu le voir, certains de nos collaborateurs principaux et les doubleurs ont leurs noms crédités dès le générique d'ouverture. C'est parce qu'ils œuvrent grâce un talent spécial et j'ai pensé qu'ils devaient bénéficier d’une juste considération, d'une autre manière. »

Merci à Ghibliworld pour la traduction des propos de Miyazaki en anglais et les images.

 

        
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