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INTERVIEW DE MIYAZAKIL’émission est coupée dans son milieu par une interview réalisée par Miki Sumiyoshi et Kenichiro Mogi, un scientifique spécialisé dans l’étude du cerveau. Voici en complément à ce pré-dossier sa retranscription. ![]() Miki Sumiyoshi : De quelle partie du cerveau vous viennent vos images?De la partie supérieure droite et c’est toujours de ce côté là que j’ai mal quand je suis fatigué. Les spécialistes du cerveau disent que c’est le siège de la création, c’est donc logique ? Miki Sumiyoshi : Pourquoi avoir choisi, cette fois-ci, la mer comme cadre de votre film?Je voulais utiliser la mer depuis longtemps mais dessiner les vagues est un défi vraiment difficile. Il y a différents types de vagues : celles qui s’abîment sur la plage, celle qui composent les tempêtes… Je rêve d’arriver à représenter une plage avec un dessin simple mais très en mouvement. Miki Sumiyoshi : Quel est votre message pour les enfants?Ma première préoccupation est de réaliser un film présentable. Bien sûr ce serait bien d’y mettre un message mais ça ne m‘intéresse pas. Je veux tout simplement que les enfants ne disent pas que c’est nul. D’abord cela ! En fait, si j’insère un message, le film ne sera pas intéressant. Par exemple, si je veux dire que la vie est importante, ça ne sert à rien d’en faire un film, il suffit de l’écrire… Je n’ai pas confiance en des choses qui portent un message facile. Kenichiro Mogi : Les enfants ne sont pas « civilisés » comme les adultes : parfois, ils font un peu n’importe quoi. J’ai l’impression que vous leur ressemblez. Qu’en pensez-vous?Ne dites surtout pas cela : j’essaie de me comporter comme un adulte (rire) ! Je ne pense pas que je sois si spécial. Je suis comme tout le monde. Mais il est vrai que ma femme m’a déjà dit que je suis comme quelqu’un qui n’a pas de code de vie. Et je me suis dit : oui, c’est vrai, peut être que je suis original… Kenichiro Mogi : vous avez tout réussi dans ce milieu. Pourquoi voulez-vous encore continuer? Ce n’est pas trop usant?Cela existe la reconnaissance ? Vous me demandez pourquoi je continue ? Vous, vous continuez bien à travailler comme présentateur TV. Moi, c’est pareil, comme cela, au delà de la réalisation de films, j’existe. Ce que j’ai créé avant est peu important. C’est ce que je fais maintenant qui l’est : le passé est le passé. De toute manière je ne peux pas retoucher les films finis et je n’en ai aucune envie. Ce qui est important, c’est le présent. Kenichiro Mogi : pensez-vous que ce soit votre dernier film?Ce sera sûrement mon dernier long métrage car j’ai de moins en moins la capacité physique d’en assurer un autre. (NDLR : Dans l’émission, on apprend par exemple, à ce propos, que la force de tension de ses mains a diminué de moitié. Le réalisateur utilisait auparavant un crayon HB pour dessiner et maintenant un 5B, plus tendre.)
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