accueil studio films mangas galeries download bonus produits
Introduction Histoire Personnages Analyse Création du film Fiche technique

Revue de presse de Porco Rosso

     

Telerama, 21 juin 1995 : "Ne vous laissez pas rebuter par certaines constantes du graphisme japonais (grands yeux, bouches démesurées). Entrez dans l'univers Miyazaki, avec son dessin semi-réaliste, proche de la ligne claire d'Hergé, et ses décors superbes, d'une minutie et d'une délicatesse rares." (Bernard Génin)

Les Inrockuptibles, 21 juin 1995 : "Pour Miyazaki, la métaphore est claire : ce héros épris d'indépendance qui a troqué son visage pur d'adolescent pour le groin du cochon, c'est lui. Le film s'adresse en effet en priorité aux hommes d'âge mûr qui, comme Miyazaki, rêvaient de changer le monde; mais insensiblement ils se sont transformés en cochons en se compromettant dans le système. Derrière les combats aériens et les personnages d'aviateurs courageux de "Porco Rosso" se cache le récit d'une aliénation, celle d'Hayao Miyazaki… Truffé de références au cinéma de l'âge d'or hollywoodien comme au cinéma japonais de la grande époque (Marco est un mercenaire digne des "Sept Samouraïs", "Porco Rosso" frappe surtout les mémoires grâce à la poésie étonnante de toutes ses scènes situées en plein ciel."

Synopsis: "Porco Rosso est un condensé de poésie pure. Un savant mélange de folie nippone et de romantisme européen. Imaginez: un pilote de l'armée italienne qui devient chasseur de prime au-dessus de la mer Adriatique après avoir été transformé en cochon ! Un Joss Randall pas casher. C'est beau... la musique est belle... l'animation est belle... Et la voix de Jean Reno est belle."

Première, juillet 1995 : "Le découpage, la mise en scène, le style, sont remarquables. On appréciera le dessin, enchanteur lorsqu'il s'agit de décrire les paysages des îles, et les séquences très détaillées de la fabrication du nouvel hydravion de Porco, qui rappellent que le père de Miyazaki fut constructeur d'avions. Avec ses histoires riches et complexes, racontées dans un style original et différent, Hayao Miyazaki offre dans le domaine de l'animation une alternative crédible au monopole détenu depuis des décennies par Disney. Il était grand temps." (Gérard Delorme)

Le Monde, 23 juin 1995 : "Le premier contact est plutôt décevant : le graphisme des personnages reste proche de la niaiserie niveleuse des dessins animés nippons et le scénario qui met aux prises le héros porcin au monoplan écarlate et une bande d'affreux mal embouchés paraît manipuler les mêmes sempiternelles recettes… Puis le film prend du champ, et son temps. Il révèle de véritables qualités graphiques dans la représentation des paysages et l'utilisation des lumières, il emprunte d'inattendus détours quand son héros est confronté à la montée en puissance de Mussolini -réplique-choc à la clé : "je préfère être un cochon décadent qu'un fasciste". Miyazaki ne lâche pas le récit d'aventures, mais l'utilise pour des loopings du côté du romanesque, de la cinéphilie, du comique… S'il prend ainsi bon nombre de libertés avec les règles du genre, le film contrôle pourtant soigneusement ses audaces, qui lui servent plutôt à élargir son public potentiel à des spectateurs plus exigeants qu'à prendre de véritables risques." (Jean-Michel Frodon)

Studio, juin 1995 : "Le personnage - dessiné! - de Porco Rosso est souvent plus consistant que la plupart des héros que nous offre le cinéma… Et Hayao Miyazaki, chef de file du dessin animé nippon, nous plonge avec délice dans un univers qui rappelle le mythique "Casablanca". Aventure, émotion et humour noir… Et si les dessins animés japonais étaient devenus regardables ? " (Thierry Valletoux)

Positif, juin 1995 : "On ne louera jamais assez la qualité des dessins et de l'animation, exécutés sans l'aide de l'ordinateur. Dans l'univers du dessin animé japonais ou autre, Miyazaki représente une exception. A l'instar de son héros Porco Rosso, il poursuit son rêve et son œuvre, de façon anachronique. Comme un artisan qui préférera toujours le savoir-faire aux techniques industrielles." (Philippe Rouyer)

     
Introduction Histoire Personnages Analyse Création du film Fiche technique

© Buta Connection