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Mon voisin Totoro : Résumé détaillé

Le film s'ouvre sur un générique, accompagné par la chanson Sampo (Promenade).

Partie 1 : mai

C'est par une belle journée ensoleillée, à travers la campagne, que la camionnette de déménagement des Kusakabé chemine sur les derniers kilomètres qui les séparent de leur nouvelle résidence à Matsugô. Le conducteur et Monsieur Kusakabé sont installés à l'avant, tandis que les filles, Satsuki et Mei, mangent des caramels à l'arrière, dans l'amoncellement de meubles et de paquets. En chemin, Monsieur Kusakabé s'arrête pour saluer ses nouveaux voisins tandis que les fillettes font la connaissance de leur fils, le timide mais fier Kanta.

La camionnette s'arrête prêt de deux colonnes de béton, qui marquent l'entrée de leur nouveau foyer. C'est une vieille maison japonaise traditionnelle, dotée d'une pièce séparée « à l'occidentale », restée longtemps inhabitée avec un immense jardin. Un peu en hauteur, bâtie sur une petite colline, elle avoisine à l'Est un petit temple Shintô dédié à la végétation de la forêt Tsukamori. En face, coule une petite rivière derrière laquelle les rizières s'étendent jusqu'aux monts Haké. Sans même attendre leur père, Satsuki et Mei s'élancent avec excitation à la découverte de leur nouvelle demeure. Les deux fillettes n'ont jusque là connu que la grande ville et elles sont très heureuses d'arriver dans une région où la nature est si belle. D'ailleurs, derrière la maison, elles ne manquent pas de remarquer l'immense et majestueux camphrier qui s'élève en lisière de forêt.

L'état de délabrement avancé de la maison, par certains endroits, laisse imaginer à Satsuki que le lieu est hanté. Cette première impression est renforcée lorsqu'à l'intérieur de la maison, brillant au milieu de la pièce principale, elle découvre des glands qui semblent apparus de nulle part. Quelques instants plus tard, c'est en ouvrant la porte arrière de la demeure, qu'elle assiste avec sa soeur à un nouveau phénomène étrange : elles font fuir de mystérieuses petites boules noires dans les fissures des murs ! Craintives, les deux fillettes exorcisent leur peur en poussant un grand cri, espérant bien faire peur à tout ce qui pourrait encore se trouver dans la pièce. Alerté par le cri, Monsieur Kusakabé apparaît par une autre porte. Les fillettes lui font part de leur crainte d'avoir emménagé dans une maison hantée. Leur père pense qu'il y a peu de chance qu'elles aient vu des fantômes mais plutôt des « noiraudes » comme dans les livres d'images. Les fillettes sont enchantées par son explication rassurante.

Monsieur Kusakabé leur donne une nouvelle mission : ouvrir les fenêtres du premier étage. De retour à l'intérieur, Satsuki et Mei sont à la recherche de l'escalier qui même vers l'étage supérieur de la maison. Elles le découvrent caché derrière une porte. L'escalier est sombre et, de plus, un nouveau gland tombe du haut des marches. Les filles attribuent à nouveau ce phénomène aux noiraudes. Elles lancent un cri pour annoncer leur arrivée et grimpent l'escalier avec prudence. Au sommet, elles aperçoivent aussitôt des formes bouger dans la pénombre. Satsuki se précipite pour ouvrir les fenêtres en grand. Mei, à la suite de sa sœur, a juste le temps d'assister à une nouvelle migration de noiraudes qui se glissent dans une fissure du mur. Satsuki n'a rien vu et quand elle se retourne, la pièce est vide. Par la fenêtre, elle explique à son père ce nouveau phénomène. Dans le jardin, celui-ci, aidé par le conducteur, a bien du mal à porter un meuble encombrant. Satsuki descend les rejoindre pour leur prêter main forte. A l'étage, Mei reste seule dans la pièce, immobile. Elle s'approche doucement de la fissure et glisse un doigt à l'intérieur. Aussitôt, une nuée de petites boules noires en jaillit et disparaît presque instantanément sous le toit, laissant Mei médusée.

Mais une retardataire flotte encore dans les airs. Les mains de Mei se referment dessus en claquant. Aussitôt, elle se précipite dans les escaliers pour montrer sa prise à Satsuki. En bas, elle se cogne sur la voisine, une dame âgée se faisant appeler « Grand-mère ». C'est elle qui a gardé la maison alors inoccupée. Mei est tellement surprise lorsque qu'elle se tourne vers elle, qu'elle s'enfuit et vient se cacher derrière sa grande soeur. Satsuki se présente à sa nouvelle voisine et présente sa petite sœur. Mei veut lui montrer la noiraude mais tout ce qu'il en reste est une marque de suie dans les paumes de ses mains. Elles se rendent soudain compte que leurs mains et leurs pieds sont tout noirs. Grand-Mère leur explique alors qu'elles ont vu des noiraudes. Celles-ci se plaisent dans les maisons inhabitées et humides mais s'en vont dès que la vie et la bonne humeur reviennent. Elle en voyait elle aussi beaucoup quand elle était enfant.

Cette histoire réglée, l'emménagement et le grand nettoyage se poursuivent avec l'aide de Grand-Mère jusqu'en fin d'après midi. C'est à ce moment de la journée que Kanta apparaît. Il est venu apporter à manger de la part de sa mère. Tandis qu'il pénètre dans la maison des Kusakabé, Satsuki surgit. Il refuse de parler à une « fille ». Avec défi, il lui tend le panier avant de déguerpir en quatrième vitesse. Au loin, il lance à la jeune fille que elle et sa famille viennent d'emménager dans une maison hantée, avant de s'éloigner en courant, content de sa farce. Satsuki le regarde s'enfuir les yeux écarquillés et, reprenant des esprits, lui tire la langue.

La nuit tombe doucement. Le déménagement est enfin terminé. Grand-Mère et le déménageur sont repartis. La famille Kusakabé se retrouve enfin seule dans sa nouvelle maison. Dehors, la tempête s'est levée. Satsuki sort dans le jardin pour aller chercher du bois et faire chauffer l'eau du bain. Elle est quelque peu effrayée par les rafales de vent qui s'engouffrent avec force et fracas dans les frondaisons des arbres. A l'intérieur, l'atmosphère de la maison n'est pas plus rassurante : Les parois tremblent tellement que la maison toute entière semble sur le point de s'envoler. Satsuki se dépêche de rejoindre sa sœur et son père dans le bain commun. Le bruit du vent qui redouble de violence inquiète Satsuki et Mei. Cette dernière a peur que la maison s'écroule. Mais Monsieur Kusakabé ne s'inquiète pas. Pour chasser les mauvaises pensées de leurs esprits, il leur conseille de rire aux éclats. Et il commence à rire à gorge déployée, bientôt suivit par ses deux filles. Les rires résonnent dans toute la maison. Dérangées dans leur tranquillité par ces nouveaux occupants, les dernières noiraudes s'élèvent dans la nuit, vers la cime du camphrier géant.

Partie 2 : juin

Aujourd'hui, c'est jour de congé pour tout le monde. Après la lessive, Monsieur Kusakabé emmène ses filles voir leur mère à l'hôpital de Shichikokuyama. Le trajet à vélo est une nouvelle occasion de découvrir et d‘apprécier la beauté de la nature qui les entoure. Sitôt arrivée à l'hôpital, Mei se jette dans les bras de sa mère. Satsuki, plus grande, est moins démonstrative. Madame Kusakabé les questionne sur la nouvelle maison. Elle est heureuse d'apprendre que ses filles s'y plaisent même si celle-ci est hantée ! En lui brossant les cheveux, elle félicite ensuite Satsuki de faire preuve d'autant de maturité en s'occupant si bien de sa petite soeur en son absence. Après avoir parlé au docteur, Monsieur Kusakabé arrive à son tour dans la chambre. Toute la famille est réunie. Sur le chemin du retour, ils sont tous ravis d'avoir pu voir maman en pleine forme. Monsieur Kusakabé apprend à ses filles que leur mère devrait bientôt sortir de l'hôpital. Cette nouvelle est source de réjouissance pour toute la famille.

Le jour suivant est jour d'école pour Satsuki. Elle s'est levée tôt avec Mei, avant son père, pour préparer les repas de la journée. Satsuki partie, Monsieur Kusakabé s'installe à son bureau pour travailler à ses recherches. Pendant ce temps, Mei joue seule dans le jardin. Ses activités l'entraînent vers une petite mare dans laquelle s'agitent des têtards. Elle utilise un vieux seau troué pour les observer de plus près. Mais son attention est rapidement absorbée par un gros gland marron. Près de celui-ci, elle en découvre un autre, puis un autre. Son nouveau jeu de piste l'entraîne toujours plus loin dans les hautes herbes. C'est de là qu'émergent deux longues oreilles blanches et pointues. Bientôt une étrange petite créature à moitié transparente passe devant Mei, sans se soucier de sa présence ! Amusée, Mei décide de la prendre en chasse. Rapidement, la créature découvre qu'elle est suivie et rend son corps totalement transparent. Un instant déconcertée, Mei refuse d'abandonner si facilement. Bien vite, la créature réapparaît un peu plus loin, ne semblant pas parvenir à maintenir son invisibilité.

Mei se lance alors de plus belle à sa poursuite, sous les fondations de la maison. Alors qu'elle guette patiemment son retour, la créature ressort discrètement par un autre endroit, accompagnée par un compagnon de plus grande taille qui porte un sac sur le dos. Mais le sac s'éventre, plusieurs glands s'en échappent et tombent par terre. Alertée par le bruit, Mei reprend la poursuite. Bien décidée à ne pas les laisser partir, elle les suit à travers un enchevêtrement de buissons et d'arbustes qui forment un long tunnel. Distancée par les deux créatures, Mei se retrouve finalement au pied du camphrier géant. Mais un gland, à l'entrée d'un passage entre deux grosses racines, trahit leur venue. Mei tend la main pour le ramasser et tombe dans le trou.

Elle glisse jusque dans une immense grotte, à l'intérieur même de l'arbre. Reprenant ses esprits, elle découvre l'étrange univers dans lequel elle vient d'arriver. Les parois de l'immense salle sont tapissées de nombreuses espèces de mousse, de fleurs et de plantes aujourd'hui disparues. Tout un tas d'insectes la peuple. Mei n'est pas au bout de ses surprises : alors qu'elle a perdu la trace des deux petites créatures, voilà qu'elle se retrouve face à une troisième encore plus grosse ! Blottie dans une cavité, l'imposante créature grise se repose, tournant le dos à la fillette. La discrétion n'est décidément pas la principale qualité de Mei. Un sourire espiègle sur le visage, elle commence à chatouiller la queue de l'hôte des lieux. Tiré de son sommeil, il réagit avec douceur en se retournant sur le dos. De plus en plus effrontée, Mei escalade son ventre poilu et se dresse dessus. Il fini par ouvrir les yeux. Il ne semble pas dérangé par la présence de la fillette sur son ventre ni par sa hardiesse lorsqu'elle commence ensuite à lui chatouiller le nez ! Aussitôt, il se gratte avec ses moustaches. Mei est toute contente ! Elle tient ensuite absolument à attirer son attention pour lui soutirer son nom. Pour toute réponse, elle récolte les bayements de la créature dans lesquels elle semble reconnaître le nom « Totoro ». Mei conclut qu'il s'agit là de son nom ! Mais les bâillements incessants de Totoro finissent par avoir raison de l'énergie débordante de l'espiègle fillette qui finit par s'endormir sur son ventre douillet. La journée s'écoule lentement, jusqu'au retour de Satsuki de l'école.

Elle découvre son père encore plongé et absorbé par son travail. Il n'a pas vu le temps passé et ne s'est pas soucié de Mei de toute la journée. Inquiets, ils se mettent à sa recherche. Bien vite, Satsuki la découvre endormie dans le tunnel sous les arbres. Mei ne comprend pas bien ce qui lui arrive et cherche Totoro. Elle commence à raconter ses aventures et sa rencontre à sa grande sœur puis tente de gagner sa crédibilité auprès de son père qui les a rejoint. Mais personne ne la prend au sérieux. Déçue, elle les entraîne vers le passage entre les racines mais à sa grande déception, elle n'en retrouve plus le chemin. Voyant la tête déconfite de Mei, Satsuki et son père éclatent de rire. Mei se met alors en colère car elle pense qu'on ne la croie pas. Pour la rassurer, son père lui répond qu'ils sont persuadés de sa bonne foi quand elle affirme qu'elle a vu Totoro. Toute la famille s'enfonce alors au milieu des arbres pour se rendre au pied du camphrier géant. Mei reconnaît le grand arbre mais il n'y a plus de passage entre les racines, ni de trace de Totoro. Monsieur Kusakabé affirme que Mei a certainement eu le rare honneur de rencontrer le gardien de la forêt. Avant de rentrer, il propose à ses filles de remercier l'arbre d'avoir veillé sur Mei. Le soir venu, Satsuki écrit à sa mère à propos des événements de la journée et ne cache pas son envie à elle aussi de rencontrer le gardien de la forêt, Totoro. Ce dernier, au dehors, au sommet du camphrier, veille sur la forêt et joue de l'ocarina au clair de lune.

Aujourd'hui, alors que Monsieur Kusakabé est en déplacement à son université, Mei est confiée à Grand-Mère pendant que Satsuki est à l'école. Mais en plein milieu des cours de Satsuki, Mei arrive à l'école, accompagnée par Grand-Mère. Elle ne veut pas rester avec la voisine et têtue, elle a contraint la vieille dame à l'emmener voir sa soeur. Mei finira le reste de la journée en classe, assise entre Michiko et sa sœur. Elle est encore trop petite pour suivre le cours. Elle s'applique donc à faire un dessin de Totoro peu flatteur pour la créature !

A la sortie des cours, sur le chemin du retour, les deux soeurs sont surprises par une averse. Elles s'abritent sous l'auvent d'un petit temple bouddhiste. Quelques minutes plus tard, elles sont rattrapées par Kanta, qui arrive à son tour sur le chemin, protégé par un parapluie. Le jeune garnement s'arrête dans son élan en apercevant les deux sœurs. Il hésite, puis reprend sa marche en cachant son visage derrière son parapluie. Satsuki s'est elle aussi aperçue de la présence de Kanta et ne dit rien. Le garçon les dépasse sans rien dire et brusquement se retourne et leur laisse son parapluie avant de s'enfuir en courant sous le déluge, un sourire satisfait dessiné sur le visage. Satsuki et Mei reprennent leur chemin sous le parapluie de Kanta. C'est un vieux parapluie plein de trous mais Satsuki a tout de même le cœur réchauffé par l'attention de Kanta. De retour à la maison, Satsuki s'aperçoit que son père a lui-même oublié son parapluie et décide de venir l'attendre avec à l'arrêt de bus. Satsuki et Mei passent d'abord chez les voisins pour rendre celui de Kanta, à la grande surprise de la mère. Persuadée que son fils l'avait perdu, elle l'avait déjà disputé !


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