| Films | Hôhokekyo Tonari no Yamada-kun |
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La production de Mes voisins les YamadaHouhokekyo Tonari no Yamada-kun est l'adaptation sur grand écran la célèbre BD du même nom, publiée dans un grand quotidien japonais. L'idée est venu du président du studio Ghibli: Toshio Suzuki. Il l'a proposée à Takahata qui a tout de suite accepté de se lancer dans la réalisation du film. Il a trouvé en effet un sens particulier à le réaliser, car le projet était intimement lié à la situation actuelle de son pays, et plus particulièrement de la famille japonaise. Takahata dit à propos de la BD d'Ishii : «A première vue, on peut croire à une bande dessinée basée sur des gags, mais en fait, elle illustre une vérité sur ce qu'est la famille. D'où peut-être son côté comique. Cette vérité est commune à beaucoup de gens, moi y compris. Elle peut également nous rendre nostalgiques. Nous arrivons à rire des difficultés de la vie quotidienne. De plus, constater que nous sommes tous pareils, que nous vivons tous les mêmes choses nous rassure.» (citation issue du dossier de presse) ![]() Les Yamada: une famille japonaise d'aujourd'hui Le projet était osé et c'est étonnant de retrouver Disney à hauteur de 10%, parmi les producteurs de Yamada-kun. En 1996, quand a été rendu public l'accord Tokuma-Disney, beaucoup ont craint une récupération du studio. Mais avec Yamada-kun, il semblerait que ce soit plutôt Disney à qui l'on ait imposé quelque chose ! Quand on sait que Mononoke n'entrait déjà pas dans leurs critères, on imagine leurs réactions quant à ce projet iconoclaste auquel le studio américain était contraint de participer ! Dès le départ du projet "Yamada-kun", Suzuki a donc du faire face aux protestations des producteurs et même d'une partie du studio, certains animateurs refusant d'y travailler. Mais l'engagement total du président du studio eut raison des réticences et Takahata disposa au final d'un budget énorme, comparable à celui de Mononoke Hime! Dans ce film, Takahata voulait un graphisme proche des peintures à l'aquarelle plutôt que des images cellulos. Pour y parvenir, les techniques traditionnelles de peintures sur cellulos ont été remplacées par la technologie numérique. Yamada-kun est ainsi le premier film du studio Ghibli à être entièrement colorisé par ordinateur. On pourra même remarquer quelques séquences en 3-D comme par exemple la scène d'ouverture où Monsieur et Madame Yamada font du bobsleigh: le gâteau de mariage sur lequel ils glissent est un modèle 3D mais il est difficile de s'en rendre compte grâce à la technique employée. ![]() A gauche : la "caméra", en faisant le tour du gâteau, donne l'impression qu'on se déplace dans le décor. A droite : le modèle 3D pour la scène C'est donc un long-métrage d'une facture technique et artistique inédite qui est sorti au mois de juillet 1999 au Japon. Les résultats ont été relativement faibles en comparaison des précédents films du studio (le film est toutefois rentré dans ses frais), mais il faut dire que le film de Takahata visait un tout autre public que celui de Mononoke Hime. Le film n'a obtenu qu'un succès d'estime, le champion de l'année au cinéma étant sans conteste Pokémon et son petit monstre jaune! ![]() L'affiche japonaise et la promotion à la sortie du film... axées sur le personnage de Noboru, le fils de la maisonnée. Yamada-kun a été projeté dans plusieurs festivals internationaux et la première fois aux États-Unis en septembre 1999, dans le prestigieux et très célèbre Museum of Modern Art de New York. Le film fait d'ailleurs désormais partie de la collection du musée! Par contre, il semble que Buena Vista ait renoncé à l'idée de le diffuser dans les salles américaines. En France, en avril 2001, le film a été distribué par Océan Films (avec entre autres, la participation de Animeland) et a bénéficié d'une sortie dans plusieurs 80 salles. Si le film a rencontré un vrai succès critique, malheureusement il n'a pas rencontré le public escompté, puisqu'il a seulement réussi à attirer 35000 spectateurs ! En revanche, il connaît un bien plus grand succès depuis sa sortie en DVD, profitant de l'intérêt nouveau pour l'animation japonaise. © Buta Connection |