Mis à jour : mercredi 9 octobre 2019

Première partie :
« L’histoire commence ici »

C’est au 19ᵉ siècle, avec la révolution industrielle, que le roman de science-fiction nait en Angleterre et en France. On retrouve dans ces textes l’affirmation, mais aussi les doutes de l’homme, face au développement des technologies scientifiques et leurs apports dans nos sociétés.
Les britanniques H. G. Wells et Arthur Conan Doyle, ou encore le français Jules Verne, sont les auteurs les plus célèbres du roman de science-fiction du 19ᵉ siècle. Leurs œuvres sont toujours lues et appréciées de nos jours.
Ecrit au début du 19e siècle, c’est le roman gothique Frankenstein ou le Prométhée moderne, de Mary Shelley, qui est considéré a posteriori comme le précurseur de la science-fiction. Le roman précède en effet la médecine moderne avec notamment l’utilisation de l’énergie électrique pour redonner la vie.
C’est dans le roman Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift qu’on trouve l’île volante de Laputa. Celle-ci abrite une terrible monarchie déshumanisée, dirigée par une noblesse qui domine la population du ciel. Les voyages de Gulliver n’est pas à proprement parler un roman de science-fiction car il s’agit d’un texte daté du 18ᵉ siècle. Cependant, il reste à la base du film Laputa, le château dans le ciel.

Quelque classiques du roman de science-fiction recommandés par les organisateurs de l’exposition :

  • Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift
  • Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley
  • 20 000 lieues sous les mers de Jules Verne
  • Face au drapeau de Jules Verne
  • La machine à explorer le temps de H. G. Wells
  • Le monde perdu de Arthur Conan Doyle

Le générique de Laputa, le château dans le ciel

Le générique du Château dans le ciel montre la naissance et la chute d’un royaume dans le ciel. Les hommes obtiennent le fer grâce à la force du vent, puis commencent à exploiter, non seulement la terre, mais ses profondeurs également. Puis leur développement technologique les dirige finalement vers les cieux. Telle est la naissance de ce royaume dans le ciel. Puis, tout à coup, tout est détruit, et le royaume des cieux disparaît.
Le long métrage Le château dans le ciel débute à une époque bien ultérieure à celle qui a vu cette civilisation grandir puis décliner.

Cliquez pour agrandir les planches d'images annotées, extraites de l'exposition.

L’aventure prend place dans « le ravin des rebuts »

Dans Le château dans le ciel, le « ravin des rebuts », est l’endroit où se trouve la mine dans laquelle travaille comme apprenti mécanicien, Pazu, le personnage principal. Le modèle des paysages du long métrage est le pays central de la révolution industrielle : l’Angleterre. A cette époque, le pays rasait ses forêts pour fabriquer du fer. Le résultat : partout dans le pays, les montagnes sont devenues désertiques. Après avoir utilisé le coke pour fabriquer du fer, les anglais ont continué à creuser les sous-sols du pays pour en extraire ses trésors, comme le charbon ou le minerai de fer. Le « ravin des rebuts » a été inspiré par cette image. Il s’agit donc d’un endroit très accidenté. La plupart de sa population l’a déserté et le ravin est rempli d’usines délabrées et abandonnées.

Maquette de la mine du « le ravin des rebuts » où travaille Pazu. On y trouve une chaudière qui fabrique de la vapeur en brûlant du charbon. C’est un modèle de moteur à vapeur ancien qui fait marcher le monte-charge qui transporte les minerais de fer et les mineurs dans les profondeurs de la terre. La grande poulie est le symbole de la mine. Cette maquette a spécialement été créée pour l’exposition.

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Dans le film Laputa, le château dans le ciel, Dora et sa famille poursuivent Pazu et Sheeta sur les rails de « Emmental Hill » (colline qui ressemble à du gruyère) qui vont vers la vallée de rouille écarlate. Lors de la création du film, l’équipe appelait cette scène de poursuite « okake », version courte du mot « oikake » (poursuite).
Ce panneau d’illustration avec vue depuis le ciel a spécialement été dessiné pour l’exposition. Les images sont extraites du film Le château dans le ciel.

Cliquez pour agrandir la planche d'images annotées, extraite de l'exposition.

Les machines de science-fiction imaginaires dans Laputa, le château dans le ciel

Flaptère

Avion en forme d’insecte qui avance en battant des ses 4 ailes électriques, aux muscles artificiels. Le tangage des ailes et l’orientation du poids du pilote permettent de monter, descendre et de s’arrêter librement dans l’air.
Hauteur : 1 m 22 cm / Largeur : 7 m 20 cm (ailes comprises)
Vitesse : de 0 à 60 nœuds*
Vitesse maximale : 182 km/h avec utilisation des booster
Distance de vol en continue : 218 km sans vent

Goliath

Grand cuirassé de guerre. Dernier modèle de l’armée. Il peut contenir jusqu’à 360 soldats, un arsenal d’armes à feu, et 3 avions rocket. Le Goliath est considéré sans prédateur possible.
Longueur : 312 mètres / Hauteur : 82 mètres / Largeur : 84 mètres
Vitesse maximale : 98 nœuds*
Vitesse moyenne : 58 nœuds*
Distance de vol en continue : 16 000 km sans vent

Robot soldat

Robot à moitié vivant fabriqué par la civilisation disparue de Laputa. La couleur de l’emblème sur leur poitrine permet de distinguer leur appartenance. Deux lumières au milieu du visage lui permet de communiquer avec l’homme. Le modèle soldat est équipé d’une fonction rayon laser et à la capacité de voler.
Hauteur : 3 m 44 cm
Poids : 238 kg
Matière : céramique caoutchouteuse à mémoire de forme de haute technologie

Tiger Moss

Cliquez pour agrandir le plan de coupe annoté du Tiger Moss,
spécialement dessiné pour l’exposition.

Repère de Dora et de sa famille de pirates du ciel et vaisseau-mère des Flaptères. Le Tiger Moss avance principalement grâce aux 4 hélices placées à l’arrière de ce « bateau volant ». Celles-ci sont mobiles dans les 2 sens, indépendamment l’une de l’autre. Les rotors sous les ailes principales servent de seconde poussée quand le vaisseau monte.
Longueur : 42 mètres / Hauteur : 20 mètres / Largeur : 54 mètres
Vitesse maximale : 72 nœuds*
Vitesse moyenne : 35 nœuds*
Distance de vol en continue : 3 820 000 km sans vent

* 1 nœuds = 1 mille nautique par heure (1 mille nautique = 1 852 km)