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Nausicaä : Analyse

Se livrer à une analyse poussée de Nausicaä est une gageure difficile et complexe tant par l’ampleur de la tâche que par la richesse de cette œuvre unique en son genre. Le lecteur pardonnera donc une lecture forcément réduite de ce chef d’oeuvre, qui ne rendra que partiellement justice à cette saga qui a accompagné Miyazaki durant douze années de sa vie.

Une oeuvre riche et complexe

Nausicaä peut dérouter le fan habituel de manga par bien des aspects. Son format, en A4, est relativement rare dans l’histoire de ce média et aurait pu permettre à Miyazaki de grands moments de contemplation et d’étirement de l’action. Pourtant, Nausicaä casse ce schéma récurrent du genre pour proposer au contraire une action dense, complexe, fouillée, parfois même à la limite du compréhensible. Au fur et à mesure des tomes et des années, on remarque un trait de plus en plus incisif et précis, des dialogues riches et profonds, un découpage époustouflant qui fait de Nausicaä un des monuments du manga et de la bande dessinée en général.

Nausicaä plonge plus ses racines dans les romans de science-fiction que dans les annales du manga. C’est ainsi que l’univers des maîtres-vers, l’utilisation du moehve ou encore le thème du messie, du désert ou des insectes ne peut qu’évoquer la saga de Franck Herbert, Dune. La longue quête initiatique et douloureuse de Nausicaä rappelle plus quant à elle, celle de Frodon dans le Seigneur des Anneaux, avec notamment ce fardeau permanent de porter le poids du monde sur ses frêles épaules. Enfin, et ceci n’est plus un secret depuis quelques années, Miyazaki est un grand fan de l’univers de Terremer et d’Ursula Le Guin. On ne s’étonnera donc pas de retrouver la thématique autour du fait de donner son nom ou de prénommer autrui (notamment dans le jardin du cimetière et avec Oma).

La différence par rapport à ces chefs-d'œuvre de la science-fiction et de la fantasy, c’est que Miyazaki choisit d’ancrer son action dans un univers « réel », dans le sens où l’on apprend dès le début que nous sommes sur Terre, dans un monde postapocalyptique, et plus précisément sur le continent Eurasien. De fait, si la technologie, le mode féodal, les croyances et les armures tolmèques rappellent très certainement le continent européen, de nombreux indices laissent à penser que le territoire dork, lui, est plutôt asiatique. Ainsi, les croyances (réincarnation, sutras psalmodiés, détachement vis-à-vis de ce monde), les bonzes, leurs vêtements et les symboles religieux (comme l’œil) évoquent irrésistiblement ceux du bouddhisme. L’architecture de Shuwa ne ressemble-t-elle pas étrangement à celle de Lassa ?

 

Miyazaki utilise habilement des petits détails pour rendre son univers cohérent et crédible. Si l’œil novice passe outre et dévore les pages en quelques heures, nul doute que ces diverses sources et inspirations trouvent indirectement un écho en lui et une force évocatrice certaine.

Quant à la progression du manga, on peut constater que là encore, Nausicaä rompt avec tous les codes habituels. Ainsi, loin d’une diffusion hebdomadaire dans des journaux comme ses collègues mangakas, Miyazaki produit le manga en parallèle avec sa carrière de réalisateur. On ne s’étonne donc pas de l’aspect très cinématographique de la mise en scène, presque équivalent à un story-board, où les détails foisonnent, les variations de plans sont multiples et l’action très dense. Pas étonnant non plus que Miyazaki ait fait des deux premiers tomes une œuvre cinématographique à part entière. Néanmoins, on constate que pour le film, Miyazaki épure volontairement l’histoire en axant l’intrigue sur la Vallée du Vent et le message écologique, ne conservant finalement que certaines scènes à fort pouvoir émotionnel, comme la scène de la découverte de la Mer de Décomposition ou encore le sauvetage de l’ohmu par Nausicaä. Le cadre général demeure la Vallée du Vent, victime innocente au milieu d’une guerre sanglante. Nausicaä change certes l’issue de cette dernière, mais ne résout finalement pas vraiment l’énigme de fond de la Mer de Décomposition.

Le manga, même dans les deux premiers tomes, choisit d’emblée un monde plus complexe, avec une guerre aux multiples alliances, rebondissements et facettes. Nul doute que le manga a permis à Miyazaki, bien plus que n’importe lequel de ses films, de creuser en profondeur la nature humaine, d’en sonder véritablement les tréfonds, dans ses bons comme dans ses mauvais aspects. Il a pu également à travers ses 7 tomes proposer une réflexion profonde sur la vie, notre lien à la Nature, de manière bien plus poussée qu’un « simple » pamphlet écologique. Si le constat est troublant, on ressent toutefois à certains moments que Miyazaki s’est épuisé dans ce projet ambitieux et démesuré.

Ainsi, on peut considérer les trois premiers manga comme un premier acte, où nous suivons Nausicaä dans son parcours, mais aussi dans ses cheminements. Ce compagnonnage nous permet de rencontrer quasiment tous les personnages secondaires à quelques exceptions près. Les principaux éléments de l’intrigue sont lancés : Nausicaä doit se rendre vers le sud pour retrouver les ohmus, Yupa, accompagné d’Asbel et Kecha, tente de la rattraper, Kushana se questionne sur ses rapports destructeurs avec sa famille, l’empire Dork s’inquiète de l’émergence des vieilles croyances et de la Prophétie. Cette relative homogénéité n’est guère étonnante si l’on regarde le tableau de progression de Nausicaä. Les trois premiers tomes ne sont finalement interrompus que par la réalisation du film éponyme et donc rien n’entrave le déroulement de l’action, permettant aux trois premiers tomes de nouer l’intrigue et de mettre en place les principaux personnages (à l’exception de Chikuku, Namulith et Oma).

On ne peut en dire autant des deux tomes suivants, interrompus en leur milieu par la production quasi consécutive du Château dans le ciel, Totoro et de Kiki. Dans ces tomes, l’action y est beaucoup plus éclatée, les scènes sont courtes, denses et l’intrigue est parfois très complexe à suivre. Les scènes de combat gagnent en violence, mais sont parfois difficiles à comprendre tant les traits se multiplient. Nausicaä devient un personnage plus lointain, qui commence à être considéré comme le messie par tous ceux qui la rencontrent. Tantôt thaumaturge, tantôt presque gourou, elle prend un aspect quasi inhumain qui nous éloigne un peu d’elle et, faisant perdre en force le récit. Il faut finalement attendre le tome 6 et le tome 7 pour que l’intrigue se recentre à nouveau sur Nausicaä, après notamment la scène du voyage intérieur qui change totalement le ton de la série et propose une réflexion profonde sur l’humanité. Paradoxalement, alors que quasiment tous désormais considèrent Nausicaä comme l’incarnation de la sagesse et de la vertu, Miyazaki nous la propose bien plus vulnérable et finalement bien plus humaine qu’à ses débuts.

Qui est Nausicaä?

Nausicaä, incarnation quasi mystique de l’humanité, semble être un personnage voué à la solitude, devant mener seul son combat. Adulée par beaucoup, crainte par certains, Nausicaä exerce un pouvoir étonnant sur les autres. D’emblée, on s’aperçoit qu’elle peut communiquer avec les Ohmus par ses pouvoirs télépathiques. On ignore si cette capacité de communiquer vient de sa formidable empathie envers tous les êtres vivants ou bien si ce don a forgé son caractère. On sait tout au plus qu’elle possédait déjà cette faculté alors qu’elle n’était qu’une enfant. C’est ainsi qu’elle a voulu empêcher la mort d’un Ohmu, contre l’avis du peuple de la vallée, mais elle n’a pu le sauver. Ce premier souvenir de son enfance, un des seuls jamais évoqués dans le manga, est un excellent condensé de Nausicaä : empathie, refus de la violence, protection de tous, mais aussi culpabilité de l’échec et profonde solitude.

Force est de constater que Nausicaä possède un pouvoir charismatique immense. D’abord sur son peuple, séduit par sa gentillesse et son dévouement. Puis ensuite, au gré de ses pérégrinations sur les terres lointaines, ce pouvoir extraordinaire sur les autres va prendre de plus en plus d’ampleur : Yupa, Asbel, Kushana, les peuples dorks, Oma… Elle ira même jusqu’à plaire à l’empereur tolmèque, fasciné par sa détermination. Elle ne compte finalement que quelques ennemis directs, dont notamment Miralupa, qu’elle réussira néanmoins à dompter et à apaiser, et Namulith, qui se rend compte trop tardivement de l’importance prise par Nausicaä auprès de son peuple. Nausicaä ne connaît finalement que deux adversaires acharnés : le tombeau du gardien, ennemi de l’humanité, mais aussi tout simplement elle-même.

En effet, au fur et à mesure de son évolution, Nausicaä nous révèle également une part sombre d’elle-même. Régulièrement, au cours du manga, la princesse opte pour un comportement presque suicidaire, notamment lors de l’assaut du Fongus. Écrasée par la solitude et le poids de cette humanité sur ces épaules, elle songe mourir avec les Ohmus. Ce n’est que l’amour de la nature dans son ensemble qui la pousse à revenir plus forte et plus déterminée que jamais. Mais c’est le moment qu’elle choisit pour révéler le terrible secret de son enfance. Un lourd sentiment de culpabilité la suit depuis sa naissance, puisqu’elle est la seule survivante d’une fratrie de 13 enfants. Nausicaä est persuadée que tous ses frères et sœurs aînés ont absorbé le poison coulant dans les veines de leur mère pour finalement lui permettre de vivre. Elle a ensuite grandi auprès d’une mère rongée par la tristesse et distante envers elle et ne s’est finalement épanouie qu’en étant le vaillant soldat que son père rêvait d’avoir comme successeur.

 

Il n’est dès lors pas étonnant de constater que Nausicaä n’est pas féminine et finalement n’attire pas le sentiment amoureux, elle ne peut que forcer l’admiration, mais ne peut trouver son pendant masculin, comme rongée elle-même par le poids de sa naissance et de sa survie. Finalement, elle n’accepte son rôle de sauveuse de l’humanité que lorsqu’elle accepte ce don de l’existence non pas comme un fardeau, mais comme un cadeau.

Ce parcours aussi douloureux que chaotique n’est pas sans rappeler Kushana, l’alter ego de Nausicaä dans cette aventure. Au début de l’histoire, tout semble séparer les deux jeunes femmes : l’une est attentionnée et empathique, l’autre est une véritable machine de guerre sans âme et sans remord. On peut considérer que Kushana s’est humanisée au contact de Nausicaä, notamment après la bataille de Sappata. En réalité, Kushana n’est tout simplement pas le monstre que l’on pressent et multiplie finalement les points communs avec la jeune princesse de la vallée du vent. C’est ainsi que cette dernière  porte le poids de la culpabilité de la mort de sa mère, empoisonnée à sa place, et a grandi dans l’univers malsain et pervers de la cour tolmèque, loin de tout amour et toute considération. Son choix de vie ressemble dès lors étrangement à Nausicaä : elle ne sera pas femme et épouse, elle deviendra guerrière et prendra la tête d’une armée dévouée et fidèle. Dans ce monde très masculin, Nausicaä et Kushana sont respectées et admirées pour leurs compétences et leurs comportements sans faille, bien que différents. Au contact de Nausicaä, Kushana apprend simplement à devenir plus empathique et à découvrir la notion d’amour, à saisir l’enjeu fondamental de cette guerre, qui dépasse largement le simple conflit territorial. Son talent de femme d’état est d’ailleurs largement souligné à la fin du manga, Kushana devenant finalement l’élément central de la reconstruction du monde détruit, tout en refusant le pouvoir et la couronne.  Ces deux personnages sont donc très liés et apparaissent probablement comme deux des créations les plus complexes de Miyazaki. Cependant, si Kushana apparaît finalement comme la quintessence de la gouvernance juste, Nausicaä s’apparente plus à un messie ou à une divinité qu’un simple être humain.

Il est certain qu’au cours de sa quête initiatique, Nausicaä va être grandement aidée par la Prophétie. Point convergent de toutes les croyances de son monde, qu’elles soient tolmèques, dorks ou de la vallée du vent, Nausicaä semble réaliser un à un chacun des éléments de la prophétie. Peu à peu, la rumeur s’étend et Nausicaä devient la promesse d’un jour meilleur pour tous, dans un monde déchiré par la guerre et avide d’espoir.

L’aspect prophétique, propre à de nombreuses histoires fantastiques, peut laisser supposer une destinée toute tracée et subie par Nausicaä. Néanmoins, là encore, la jeune fille apparaît comme plus subtile et plus rusée que l’icône lisse et sans faille de la Prophétie. C’est ainsi qu’elle n’hésitera pas à utiliser Chikuku et ses dons de télépathes pour sauver la population en péril. Ce geste, bon et empathique, ne fait que renforcer les croyances populaires. De même plus tard, elle réutilisera ce pouvoir pour convaincre les dorks de ne pas lapider les prêtres et d’abandonner leur haine du peuple tolmèque. Elle se positionne dès lors en tant que messie de manière volontaire, dictant la conduite à adopter et usant de pouvoirs extraordinaires pour faire passer son message.

Le tome 7 marque enfin un dernier tournant dans l’évolution de la jeune fille. De Messie, elle passe au statut de déesse. En choisissant de devenir mère d’Oma, dieu-guerrier et juge suprême de l’humanité, elle assume non seulement son rôle prophétique, mais incarne un pouvoir divin. En acceptant cette maternité hors-norme et presque monstrueuse, Nausicaä devient la seule personne à pouvoir décider du sort de l’humanité. C’est donc seule qu’elle décide de faire survivre ce monde tel qu’il existe, même si derrière la détermination se cache le doute. Car Nausicaä reste humaine, malgré tout : elle ment à Oma en devenant sa mère, elle ment au peuple en annonçant la mort du tombeau et la fin des problèmes. Pourtant, en choisissant l’humanité et le mensonge, Nausicaä reste seule et est condamnée à le demeurer.

La fin d’une idéologie ?

La fin du manga est finalement typique des œuvres d’Hayao Miyazaki : sans porter aucun jugement, le mangaka propose une fin ouverte qui ignore le manichéisme : Nausicaä a-t-elle bien agi en détruisant le tombeau ? Nous n’en savons rien. Tout au plus, nous apprenons que le monde « d’après » est un monde plus pacifié, mais sans aucune vision à long terme. Difficile dès lors de savoir si Nausicaä a fait le bon choix ou pas. Car en refusant de laisser périr le monde tel qu’il existait, en sauvant l’être humain, Nausicaä se proclame comme sauveuse de la nature et comme protectrice de tout être vivant, hybride ou « naturel ». Mais pour cela, elle est prête tout de même à tuer une entité, celle du tombeau. Le paradoxe ne s’arrête pas là. En refusant de condamner l’humanité à court terme, la sauve-t-elle réellement par la suite ? N’a-t-elle pas repoussé simplement l’échéance d’une disparition certaine ? Auquel cas, n’a-t-elle pas mis en péril la nature, sans cesse maltraitée et menacée par l’homme, pour simplement privilégier son monde à elle ? Et si derrière le geste noble et magnifique du tome 7 se cachait finalement une forme d’ethnocentrisme et d’égoïsme de la princesse ? 

Cette œuvre-fleuve, écrite sur près de 14 ans, n’est-elle pas le symbole de l’évolution de Miyazaki : du film Nausicaä, optimiste et porteur d’espoir, on passe au personnage de Porco Rosso, ce vieux cochon misanthrope placé lui aussi au cœur d’un conflit meurtrier. Miyazaki ne dit-il pas lui-même qu’il a cessé de croire au marxisme lors de la création de cette oeuvre : « J’ai arrêté de voir les choses en 'classes' parce que c’est un mensonge de dire qu’on a raison seulement parce qu’on est travailleur manuel ». (Now, after Nausicaä has finished, Yom, juin 1994). Le choix de Nausicaä indique-t-il un abandon des croyances idéologiques de Miyazaki, un refus de l’idéalisme et une vision plus pragmatique de l’humanité?

Rien n’est simple dans ce choix final, tant chaque interprétation est possible. Choisir l’humanité est-il un choix écologique ? Respecter chaque forme de vie, aussi imparfaite soit-elle, est-il le reflet des croyances animistes propres au shintoïsme ?  Ou bien au contraire Miyazaki choisit-il par le biais de Nausicaä de condamner l’humanité et donc de fait notre monde ?

Pourtant derrière cette vision pessimiste de la destinée humaine se cache une vision finalement nettement moins sombre. Car Nausicaä choisit finalement la vie, dans toute son imperfection dans toute son éphémérité, dans toute sa fragilité. Elle choisit d’accepter ce qui est profondément naturel : la mort, comme formant un tout avec la vie. Elle s’oppose ainsi aux rêves d’éternité des empereurs dorks ou de Vuh, elle refuse cette race parfaite d’êtres humains désirée par le tombeau, parce qu’elle accepte tout simplement sa propre mort et celle de chaque être vivant. Et parce qu’elle accepte aussi la vie, quelle qu’elle soit.

Il est difficile de ne pas faire un lien entre cette fin et celle de Princesse Mononoke, réalisé juste après par Miyazaki. Dans ces deux mondes où l’humanité semble courir à sa perte, avide de pouvoir et prête à détruire la nature pour parvenir à ses fins, deux personnes luttent contre ces forces destructrices. Nausicaä, elle, remporte finalement son pari et son monde, bien que ravagé par la guerre, est préservé. L’homme reprend sa place de maillon dans la chaîne de la vie et ne décidera plus du sort de la Nature. Mais Ashitaka, lui, ne peut sauver le monde ancien. Dans Princesse Mononoke, le constat semble amer : l’homme ne peut vivre au sein de la Nature et c’est pourquoi Ashitaka et San ne peuvent pas se retrouver. Là où Nausicaä replace l’homme au sein de la nature, Princesse Mononoke le place en maître d’un monde défiguré et changé à jamais. Nausicaä reflète donc l’évolution de la pensée de son créateur : d’un optimisme idéaliste, l’œuvre devient de plus en plus sombre et complexe. En perdant ses idéaux, Miyazaki porte un regard désabusé et distant sur le sort de notre humanité : qu’adviendra-t-il au monde de Nausicaä ? Nul ne le sait... Cependant, c’est véritablement Princesse Mononoke qui pousse cette réflexion à son paroxysme, en ne proposant aucun retour en arrière possible.

 

Une fois les dernières pages du manga tournées, une fois le dernier tome fermé, le lecteur n’a qu’une envie : retourner partager les aventures de la princesse de la Vallée des Vents. Il est difficile d’abandonner ces compagnons de voyage, ce monde si riche et complexe, ces terres à la fois lointaines et proches. Quant à Nausicaä il s’agit certainement un des plus beaux personnages de la littérature : elle nous fait simplement grandir. Mais ce qui fait finalement la force de l’œuvre, c’est que loin de proposer un monde manichéiste et une fin à l’optimisme béat, elle nous renvoie à un questionnement profond et intime : qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que la nature ? Quel rôle l’homme peut-il jouer dans ce monde, tant de manière individuelle que collective ? À toutes ces questions, Miyazaki ne propose que quelques subtiles esquisses, à nous de trouver les réponses…


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