[CHRONIQUE] « L’œuvre de Hayao Miyazaki, le maître de l’animation japonaise » de Gaël Berton (Third Editions)
 
Par Fabrice | Vu 448 fois.
Publié le 30 Août 2018 à 10h40
Modifié le 30 Août 2018 à 10h54



Jolie succès d’édition depuis quelques semaines (le livre sorti début juillet fut rapidement en rupture de stock durant un mois grâce aux ventes Internet avant d’être à nouveau disponible et de sortir en librairie), nous vous proposons notre chronique de l’ouvrage consacré au maître de l’animation japonaise, Hayao Miyazaki.

Avec ce livre, Gaël Berton signe une synthèse claire et documentée sur Hayao Miyazaki, qui permettra de toucher un public allant du néophyte à l’amateur éclairé.

L’ouvrage est organisé selon une structure relativement classique. Tout d’abord Gaël Berton démarre par des éléments biographiques sur Hayao Miyazaki, puis présente l’histoire du studio Ghibli et du musée. Il établit ensuite une analyse assez précise des œuvres de Miyazaki, de sa participation à Horus, prince du soleil jusqu’à la réalisation du Vent se lève. Il aborde également des thématiques transversales du réalisateur : la femme, le passage à l’âge adulte, la relation à la nature, … Et enfin il conclue sur l’héritage de Miyazaki, son influence sur l’animation et ses successeurs potentiels.

Gaël Berton, webmaster de l’excellent site Kanpaï, est déjà connu pour ses articles web construits et argumentés sur les œuvres d’Hayao Miyazaki. En passant au support papier, il enrichit et approfondit le sujet, tout en donnant une perspective plus globale sur le réalisateur et son œuvre. L’ouvrage est riche en informations et ne se contente pas de synthétiser les sources françaises déjà disponibles, l’auteur choisissant souvent de partir de sources primaires.

Le style est fluide et aisé, loin des ouvrages universitaires parfois trop arides ou ardus pour le grand public. Les chapitres sont bien structurés et permettent une lecture-plaisir agréable et divertissante. Toutefois l’ouvrage ne cède pas non plus à la facilité et saura contenter les amateurs éclairés par ses analyses solides et documentés.

L’objet en lui-même est de belle facture, avec une couverture cartonnée attrayante (avec néanmoins une coquille sur le dos de l’exemplaire qui nous est parvenu) et un format qui permet une bonne prise en main. Le seul regret, comme toujours avec les ouvrages français sur le studio, réside en l’absence d’illustrations issues des films. Nous espérons qu’un jour le studio Ghibli autorisera l’utilisation de quelques images pour ce type de livres, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux.

Nous recommandons donc la lecture de cet ouvrage, qui est une des meilleures synthèses existantes sur le sujet en France.


Pour commander le livre : Thirdeditions.com

« Le château de Cagliostro » de Hayao Miyazaki au cinéma en France en 2019 !
 
Par Fabrice | Vu 543 fois.
Publié le 29 Août 2018 à 15h01
Modifié le 11 Septembre 2018 à 21h22



Le château de Cagliostro, premier long métrage réalisé par Hayao Miyazaki en 1979, va sortir pour la première fois au cinéma en France le 2 janvier 2019 grâce au distributeur Splendor Films.

Second long métrage culte au Japon des aventures de Rupan Sansei / Lupin III (Edgar de la cambriole), réalisé bien avant la naissance du mythique studio Ghibli, Le château de Cagliostro était sorti plusieurs fois aux formats DVD et Blu-ray en France mais n’avait encore jamais eu le droit à une sortie en salles (hors festivals) dans notre pays.
Sa sortie française en 2019 coïncidera également avec l’anniversaire de ses 40 ans (le film est sorti le 15 décembre 1979 au Japon).

[MAJ 11/09/2018 : Nouvelle date de sortie pour le film] Rendez-vous dans les salles dès le 23 janvier et non le 2. Le film sera diffusé en VOSTF et VF.


Sources : Splendor-films.com - compte Twitter Splendor Films (nouvelle date de sortie)

Hayao Miyazaki aura encore besoin de 3 ou 4 ans pour terminer son nouveau film
 
Par Fabrice | Vu 953 fois.
Publié le 07 Août 2018 à 10h10
Modifié le 07 Août 2018 à 10h13



Il va falloir encore être patient pour découvrir le nouveau long métrage du maître de l'animation japonaise au cinéma.
En effet, Hayao Miyazaki aura encore besoin de 3 ou 4 ans pour terminer son nouveau projet, Kimi-tachi wa Dô Ikiru ka ? (Comment vivez-vous ?), entamé il y a déjà 2 ans.
C'est le producteur Toshio Suzuki, interrogé sur la production du nouveau film de Hayao Miyazaki, à l'occasion de la sortie reliée de son premier roman (dont le personnage principal féminin ressemble un peu au réalisateur pour le caractère), qui a dévoilé cette fourchette de sortie.
Le studio Ghibli profite du confort de cette production pour expérimenter des choses qu’il ne pouvait pas réaliser auparavant.
Rendez-vous donc, au mieux, en 2021, ou en 2022...


Source : Natalie.mu



Entretien exclusif entre Juliette Binoche et Hayao Miyazaki pour le festival Branche et Ciné
 
Par Fabrice | Vu 685 fois.
Publié le 21 Juin 2018 à 18h58
Modifié le 21 Juin 2018 à 19h18



Dans le cadre de la première édition du festival Branche & Ciné organisée par l’Office national des forêts jusqu'au 22 juillet, l’actrice française et marraine du festival, Juliette Binoche, est allée à la rencontre de Hayao Miyazaki, chez lui au Japon.
De cet entretien filmé a été extrait une vidéo exclusive de trente minutes qui sera projetée dans le cadre du festival.

Le réalisateur de 77 ans revient sur la perte récente de son ami et le co-fondateur du studio Ghibli, Isao Takahata.
« Mes relations avec lui étaient tellement profondes, faites d'amour et de haine. Ça reste encore une blessure qui n'arrive pas à se cicatriser. »

Miyazaki donne également quelques détails sur l'histoire de son très attendu nouveau (et dernier ?) film, Kimi-tachi wa Dô Ikiru ka ? (Comment vivez-vous ?).
« Le personnage principal est un garçon solitaire. Il cherche à récupérer son univers qu'il a perdu de vue. C'est la première fois que je crée ce genre de personnage. »
Une critique du monde moderne, dominé par la technologie ?
« Je dirais que la société dans laquelle vous vivez est vraiment nulle ! », s'exclame le grand enfant, riant de ses belles dents.


A propos du festival Branche & Ciné : Onf.fr.fr
Source : Lefigaro.fr




Cérémonie d'adieu à Isao Takahata au musée Ghibli
 
Par Fabrice | Vu 622 fois.
Publié le 15 Mai 2018 à 13h21
Modifié le 22 Mai 2018 à 16h57



C’est aujourd’hui 15 mai, au musée Ghibli, que se sont réunis avec Hayao Miyazaki, le producteur Toshio Suzuki, le compositeur Joe Hisaishi ou encore le fils Takahata, le public et de grands noms de l’animation, pour dire un dernier adieu à Isao Takahata, disparu le 5 avril dernier.



Intégralité du discours de Hayao Miyazaki à la cérémonie


« Je ne suis pas très sûr de l’origine de son surnom, Paku-san. En tout cas, ce n’était pas quelqu’un du matin et c’était toujours le dernier à arriver. Quand il a commencé à travailler à Tôei Dôga (Ndt : ancien nom de Toei Animation), il arrivait en courant à la dernière minute. Une fois qu’il avait pointé, il pouvait enfin mordre dans le morceau de pain qu’il avait apporté pour le petit déjeuner et boire un peu d’eau directement au robinet. « Paku Paku » (Ndt : onomatopée japonaise de la mastication), le bruit qu’il faisait en mangeant est peut-être à l’origine de son surnom.





Excusez-moi, ce n’est pas un véritable éloge funèbre, mais j’ai écrit quelques mots sur Isao Takahata que j’aimerai vous lire.
J'ai toujours pensé que Paku-san vivrait jusqu'à 95 ans. Mais il est parti et je me rends compte qu’il ne me reste plus beaucoup de temps à moi non plus. Il y a 9 ans, nous avons reçu un appel de son docteur qui nous commandait :
« Si vous êtes ses amis, obligez-le à arrêter de fumer. » Il était très sérieux, et j’avais peur qu’il se fâche. Avec Suzuki-san, nous nous sommes assis à une table avec lui, et on lui a répété ce conseil. C’est la première fois que je m’adressais à lui avec autant de sérieux. Je lui ai dit : « S’il te plait, Paku-san, arrête de fumer. » Puis Suzuki a ajouté : « S’il te plait, comme ça tu pourras continuer à travailler. »
On s’attendait à des tonnes d’excuses et d’objections de sa part, mais il nous a remercié et il l'a fait. Il a vraiment arrêté les cigarettes. J’ai même fait exprès de fumer à côté de lui pour le tester et il m’a dit :
« Ça sent bon, mais ça ne me donne plus envie de reprendre. » Il était bien plus fort que moi. Je pensais vraiment qu’il vivrait jusqu’à 95 ans.


On s’est rencontré en 1963 en attendant le bus. Il avait 27 ans et moi 22. C’était un soir pluvieux et je le revois s’approchant de moi : « J’ai entendu dire que vous aviez rendez-vous avec Takuo Segawa ? » J’ai immédiatement vu en lui une personne calme et intelligente. Je venais de rencontrer Isao Takahata, surnommé Paku-san. Je m’en souviens parfaitement, même si c’était il y a 55 ans.
M. Segawa était le fondateur de Tarôza, une troupe de marionnettistes et j’étais chargé de lui demander une conférence pour notre société.


Plus tard, on s’est revus en travaillant chez Tôei Dôga. Il avait été élu vice-président du syndicat et moi, j’étais le secrétaire général. C’était une période difficile car on avait beaucoup de pression. Mais on passait des heures à discuter, on parlait surtout du travail, pendant toute la nuit. On n’était jamais satisfait de nos travaux, on rêvait d’aller plus loin, de nous dépasser, de créer quelque chose dont on serait fiers. On ne savait pas comment s’y prendre.


Paku-san, tu étais si doué. Je suis heureux d’avoir pu rencontrer un homme aussi unique.
A cette époque, j'étais un nouveau venu dans l'équipe de Yasuo Ôtsuka. J'ai été aussi chanceux de rencontrer Ôtsuka-san que Paku-san. C'est Ôtsuka-san qui m'a donné goût à l’animation. Un jour Ôtsuka-san m'a montré un document confidentiel. C'était une demande de sa part à la société pour qu’on confie la mise en scène d’un long métrage à Isao Takahata alors qu’il serait directeur de l’animation. À cette époque, à Tôei Dôga, on utilisait le terme
enshutsu (metteur en scène) et non kantoku pour le poste de réalisateur. Paku-san et Ôtsuka-san associés, c’était un sentiment euphorique, comme si la lumière du soleil avait subitement éclairé la pièce.





Et ce jour est venu. La décision fut prise que Horus, prince du soleil, le dixième long métrage du studio serait réalisé par le couple Ôtsuka/Takahata. Un soir, Ôtsuka-san m’a convié chez lui. Paku-san était là également dans cette maison louée non loin de la société. Ôtsuka-san était assis devant un chabudai (table basse japonaise). Paku-san s’est immédiatement allongé par terre comme il le faisait dans le bureau du syndicat de la société. Je fis de même. Lorsque Mme Ôtsuka a apporté le thé, je me suis levé en hâte, mais Paku-san est resté allongé en disant : « merci ». C'est à cause de ce genre de mauvaises manières que la popularité de Paku-san n’était pas très bonne auprès des collaboratrices féminines. Mais d’après lui, un problème d’articulation à la hanche l’empêchait de s’asseoir correctement.
Ôtsuka-san a déclaré :
« Les opportunités pour de tels longs métrages ne se présenteront pas souvent. Il y aura beaucoup de difficultés, la période de production sera longue, et nous nous exposons à de nombreux problèmes, mais nous allons nous accrocher. »
Ce n’était pas une réunion de travail mais plutôt une déclaration de rébellion. Pour ma part, je n’y étais pas opposé. De toute façon, je n'étais qu'un animateur débutant, même pas encore arrivé au poste d’animateur clé. Ôtsuka-san et Paku-san semblaient avoir mieux compris que moi la difficulté de la situation.


La production de ce dixième long métrage a débuté mais elle fut difficile. Les collaborateurs n'étaient pas préparés à ces changements. L'avancement du travail était en retard, si bien que le projet était devenu un problème pour l'ensemble du studio. Mais la ténacité de Paku-san était surhumaine. La direction a pleurée et menacée Ôtsuka-san pour qu’il trouve une issue à cette situation. Mais Ôtsuka-san a bien résisté.
Je travaillais moi-même pendant les week-ends d’été sans air conditionnée à dessiner les croquis pour les décors sur des feuilles grand format. Les accords avec le syndicat de la société ne permettaient pas le travail le week-end. Mais je m'en fichais, je ne pointais tout simplement pas du week-end. J’ai beaucoup appris de cette production.


Après avoir fini de visionner la version préliminaire du film, je ne pouvais plus bouger. J’étais stupéfait par la surprise. Avec les pressions de la société, j’avais connaissance du litige existant pour la scène de « La forêt du doute ». Mais Paku-san fut tenace, il a négocié et passé des accords avec la direction concernant le nombre de plans, le nombre de sakuga par plan et le nombre de jours de travail nécessaires.
Bien sûr, ces compromis n’étaient pas tenables. Et à chaque fois que l’un d’eux était rompu, il a dû écrire une lettre d'excuse à la direction. Je me demande combien de ce genre de lettre il a pu rédiger.
De mon côté, j'étais complètement absorbé par mon propre travail et je ne pouvais pas l'aider dans ce combat difficile. Ôtsuka-san, lui, résistait aux menaces et aux pleurs de la société tout en essayant de venir à bout de la montagne de plans qui s’accumulait devant lui.
Enfin, j’ai vu la scène de l’héroïne Hilda dans
« La forêt du doute » pour la première fois. Les sakuga étaient de notre grand senpai Yasuji Mori. Quelles expressions impressionnantes, quelle vivacité dans le dessin et quelle douceur ! Pour la première fois, j'ai compris ce que Paku-san voulait créer. Et il était arrivé jusqu’au bout.
Yasuji Mori a également accompli un travail sans précédent. Ôtsuka-san et moi l'avons soutenu.


C’est en 2000, 30 ans après la sortie de Horus, que Paku-san a suggéré de réunir l’équipe du film. Responsables du studio de l’époque, cadres, petits chefs piégés entre la direction du studio et nous, directeurs de production, dessinateurs, décorateurs, traceurs, coloristes, techniciens, personnel de la prise de vue, du son et du montage, beaucoup sont venues. Il y avait aussi quelques nostalgiques de Xerox, qui n’existe plus à présent, ainsi que des gens de pouvoirs de cette époque qui ont déclaré : « qu’est-ce qu’on s’est bien amusé à ce moment là. »
Le film n’a jamais été un succès financier, mais plus personne ne s'en souciait.


Paku-san, nous avons pleinement vécu cette époque. Paku-san, le chemin que tu nous as montré sans fléchir était aussi le nôtre. Merci Paku-san. Je n’oublierai jamais celui qui m’a appelé à cet arrêt de bus après la pluie il y a 55 ans. »
















Sources : Huffingtonpost.jp (discours) - Natalie.mu (photos)

Le studio Ghibli rend hommage à Isao Takahata sur son site officiel
 
Par Fabrice | Vu 550 fois.
Publié le 13 Mai 2018 à 12h20
Modifié le 01 Juin 2018 à 11h50



Ce 10 mai, le studio Ghibli, par l’entremise de son porte-parole Shinsuke Nonaka, a rendu hommage à Isao Takahata sur son site officiel.
Nous vous proposons la traduction française de ce texte.



Le réalisateur Isao Takahata est décédé le jeudi 5 avril dernier à 01 h 19. La cause du décès est un cancer du poumon. Il avait 82 ans. Inutile de rappeler que M. Takahata était l'une des trois principales figures du studio Ghibli et qu’il y a supervisé cinq longs métrages. Outres ses œuvres, il y a aussi prodigué des conseils appuyés par son intelligence et son éducation. Il a énormément apporté, il était un pilier spirituel de Ghibli.


Inutile de rappeler que M. Takahata s’est engagé sur la voie de l’animation bien avant que Ghibli puisse être créé, et son histoire a duré près de 60 ans. Sans Takahata-san, l'animation du Japon et du monde aurait été très différente de celle que nous connaissons maintenant.
Avec
Horus, prince du soleil, il a été capable de composer une histoire profondément dramatique avec l'animation, en mettant en lumière un thème contemporain et une description psychologique.
Avec la série
Heidi, il a relevé le défi de représenter la vie quotidienne avec l'animation, et il a construit un monde impressionnant et reconnaissable tout au long d’une année (Ndt : anticipant celle des futurs cycles annuels des Sekai Meisaku Gekijô, ou World Masterpiece Theater (Les œuvres classiques du monde entier) de Nippon Animation, la période de diffusion de la série TV Heidi s’est étendue sur un an, quasiment jour pour jour, au Japon).
Les deux œuvres sont des essais sans précédent et leur impact est incommensurable.
Il a poursuivit la représentation d'un réalisme appuyé avec
Le tombeau des lucioles.
En outre, son apport créatif et technologique en matière de production, comme sur l’étape du
layout, était également innovant.
Quand la nouvelle de sa mort a été rapportée, j'ai vu que non seulement le Japon, mais aussi les principaux médias du monde entier, publiaient des articles détaillés parlant de ses réalisations. A cet instant, j’ai ressenti la grandeur de Takahata.


Sa connaissance de la musique et des arts était profonde, il avait des connaissances qui allaient bien au-delà du simple passe-temps. Quant à la peinture, ses connaissances étaient suffisantes pour pouvoir écrire un livre comme Ichimai no E kara (D'un tableau, Iwanami Shoten).
C'était aussi un épicurien qui poursuivait avec passion les sujets qu’il aimait.
Il a aussi accordé une grande importance à la paix et à la démocratie en s’impliquant activement pour l’association
Kyûjyô no Kai (Ndt : association fondée par différents intellectuels japonais pour le respect du chapitre 9 de la Constitution japonaise qui prévoit le renoncement du pays à la guerre).
Son dernier livre,
Kimi ga Sensô wo Hosshinainaraba (Si vous ne voulez pas la guerre, Iwanami Shoten), met en lumière les idées pacifiques de Takahata.


M. Takahata explorait les choses en profondeur en pensant à tout. Bien qu'il soit une personne tout à fait logique, il était aussi une personne énergique, et était souvent submergé par cette énergie.


J’aurais voulu entendre plus d'histoires de sa part. Le sentiment que j'ai perdu une personne sans équivalent augmente de jour en jour.


Une cérémonie d’adieu publique à Isao Takahata aura lieu au musée Ghibli de Mitaka le mardi 15 mai prochain.



Source : Site officiel du studio Ghibli
Informations sur la cérémonie d'adieu à Isao Takahata
Page française de l'association Kyûjyô no Kai