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Nausicaä et Dune

 
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LaurentJerry



Inscrit le: 18 Mar 2009
Messages: 62
Localisation: Sous un Mushigoyashi cruciforme

MessagePosté le: 15 Avr 09 23:47    Sujet du message: Nausicaä et Dune Répondre en citant

Nausicaä et Dune

Je sais pertinemment que la seule lecture de ce titre sera une source d'allergie profonde chez de nombreux butadiens, particulièrement modérateurs, qui y verront une redite insupportable, un manque de respect envers les nombreux et vénérables commentaires déjà effectués sur le sujet, et donc envers leurs illustres auteurs. Je m'en excuse par avance, tel ne se veut pas mon propos.
Je n'ai trouvé nulle part d'analyse qui me satisfasse pleinement, ni parmi celles qu'on peut trouver ici (comme celle-là), ni dans les analyses des sites commerciaux (comme ici), ni même dans ce texte fameux qui a le mérite de faire un premier déblayage mais qui en reste beaucoup aux apparences.


J'aimerais essayer de revenir plus en détail sur la parenté évidente entre les deux textes (pour Nausicaä, je parlerai surtout du manga, et pour Dune, des six livres de Frank Herbert, même s'il est possible que je fasse des incursions dans l'anime, dans les films de David Lynch et de John Harrison. Par contre, je ne parlerai que très peu des très mauvais ouvrages de Brian Herbert et Kevin J. Anderson).

À noter que les intentions de l'un et l'autre auteurs ne m'intéressent en l'occurrence absolument pas. Je sais que l'un a au moins partiellement inspiré l'autre, mais j'irai jusqu'à affirmer que, dans mon propos, peu importe.

    ► Tout d'abord, le contexte “historique” de projection dans le lointain futur de notre propre civilisation est similaire. La projection de Frank Herbert est immensément plus lointaine, certes. Mais pas forcément plus irréaliste. Même si les voies suivies sont radicalement différentes (quoiqu'il y a une évocation dans Nausicaä de l'exploration interstellaire, avec le vaisseau géant de Sem), on retrouve des thématiques semblables. Notamment une analogie possible entre les titans du Jihad Butlérien et les Dieux-Guerriers. Voire (mais j'en reparlerai plus loin) une analogie entre le Maître du Cimetière et le suresprit Omnius. Mais elle ne tient pas longtemps à l'analyse. On ne détaillera pas plus longtemps cette piste.
    Ce qui m'intéresse, c'est de voir dans les deux cas un monde en crise profonde, même si la crise est plus marquée dans l'œuvre miyazakienne. Un monde où, de fait, toutes les forces en présence sont “en exil” même chez elles.

    ► Ensuite, le contexte géographique, bien entendu. Le Fukaï comme l'épouvantable désert d'Arrakis sont des lieux d'une fertilité extraordinaire sous des dehors repoussants et des dangers mortels. La Mer de la Décomposition est le lieu de re-création de la vie, et le Grand Bled le lieu de la synthèse de l'Épice qui donne ses pouvoirs extraordinaires à l'Homme. Tous deux sont susceptibles d'influencer l'écosystème entier de la planète (par les tempêtes Coriolis) ou du moins du continent (par les grands raz-de-marées Daikaisho) et ne peuvent être compris que par des personnes ayant une vision globale de cet écosystème (Nausicaä, Liet-Kynes).

    ► Le troisième parallèle est celui des créatures constituant le centre de l'œuvre. On ne fera que l'esquisser ici, il a déjà été largement évoqué dans le sujet sur les Ohmûs. Il s'agit évidemment du parallèle facile entre lesdits Ohmûs et Shaï-Hulud.
    Les deux espèces sont considérées comme des divinités tutélaires de leur milieu biologique. Elles sont semblablement foncièrement hostiles à l'Homme, sauf à certains humains très particuliers (Nausicaä, Paul et bien sûr Leto). Leur corps est semblablement utilisé pour constituer le trésor matériel le plus précieux des tribus environnantes (les carapaces et les yeux d'Ohmûs comme outils et comme équipement militaire, les dents des Vers comme krys et bien sûr l'Épice comme nourriture et comme “drogue mystique”). Enfin, ils sont dans l'un et l'autre cas la clef de voûte de l'écosystème planétaire.

    ► Frank Herbert comme Hayao Miyazaki mettent en scène tous deux des factions rivales en lutte. Dans le manga, il s'agit d'une guerre déclarée, mais les Tolmèques et les Dorks ne sont ni monolithiques ni les seules puissances humaines entrant dans ces rapports de force.

      ◊ Il y a tout d'abord les jeux de pouvoirs filiaux et fraternels dans la famille royale tolmèque (la ressemblance entre Kushana et Irulan n'est pas inintéressante), les luttes fratricides dans le clan impérial Dork (entre Rabban et Feyd-Rautha...). On peut mettre cela en balance avec les agissements en sous-main de Shaddam IV (surtout dans le téléfilm), mais surtout bien sûr avec le comportement d'Alia vis-à-vis de Paul, de Jessica et des jumeaux.

      ◊ Il y a la déconnexion entre un peuple aux antiques croyances (l'être vêtu de bleu, la venue du fils de la Sayyadina) et une croyance nouvelle venue “du haut” (les “divinisations” respectives de Miralupa puis de Namuris, d'une part, et de Muad'Dib puis de Sainte Alia du Couteau d'autre part).

      ◊ Il y a la multitude des factions intermédiaires. Dans Nausicaä, ce sont les restes du peuple d'Eftar, les maîtres-vers, le peuple de la Forêt, les saints moines restés dans la fidélité à Kulubalka... Dans Dune, ces factions sont naturellement bien plus nombreuses et détaillées, mais on peut citer les Fremen, les Atréides et les Harkonnen, la maison Corrino, la Guilde et la CHOM, le Bene Gesserit, les Ixiens et les Tleilaxus. La liste est loin d'être limitative.


    ► On en arrive au point essentiel : l'arrivée d'un Messie. Le terme lui-même prête beaucoup à confusion, parce qu'il met en jeu des données religieuses qui sont très susceptibles d'interprétations erronées. Rappelons rapidement que le “Messie” est un concept uniquement judaïque - et, par ricochet, chrétien. La pensée judéo-chrétienne est censément (on y reviendra) absente de Nausicaä, par contre elle est omniprésente en toile de fond de l'œuvre d'Herbert. Surtout dans les deux derniers tomes.

      ◊ Le Messie est définit comme « l'Oint », celui qui a reçu l'onction (dans l'ancien Israël, une onction d'huile conférant la royauté, le don de prophétie ou la dignité sacerdotale). Or Paul comme Nausicaä reçoivent cette onction. Pas d'huile, certes, mais respectivement de sang d'Ohmû et d'Eau de Vie. Cette onction confère à chacun la reconnaissance par d'autres de leur statut particulier.

      ◊ Il y a dans les deux cas un intrus, un autre Messie potentiel, mais qui a échoué. Miralupa chez Miyazaki, Hasimir Fenring dans le premier opus d'Herbert.

      ◊ La question est particulièrement complexe dans Dune avec la présence de DEUX “messies” successifs. Mais on remarque que Leto reçoit également cette “onction”. D'une forme encore plus particulière que les deux autres puisque la sienne le transformera jusqu'à le déshumaniser complètement.

      ◊ Chez les trois, l'onction prend étrangement la forme d'un baptême, avec un passage par la mort (le pied brûlé de Nausicaä, la transe mortifère de Paul, les tigres Laza attaquant Leto et Ghanima, puis la transe d'Épice à Jacurutu) et d'une “résurrection” (la guérison par les Ohmûs, l'action de Chani et Jessica sur Paul, le choix des truites des sables). Mais on reviendra sur le cas de Leto plus tard.

      ◊ Le point commun est l'attente de la venue de cet être, quel qu'il soit. La grande différence est dans son avènement, préparé depuis des centaines de générations par le Bene Gesserit alors qu'apparemment complètement spontané au cœur de la Vallée du Vent. Mais dans les deux cas s'avérant différent de celui attendu.

      ◊ Une différence indéniable est dans la conscience que le “Messie” a de lui-même. Paul sait pertinemment quel rôle de charnière historique il a. Et Leto plus encore. Nausicaä refuse cette mise à part, même si elle finit par l'intégrer, en particulier lors de l'éveil d'Ôma. Ce qui fait d'elle un personnage bien évidemment plus attachant que les Atréides qui peuvent sembler des monstres de froideur et d'indifférence.


    ► Dans les deux cas, Messie ou pas, l'être désigné a besoin de l'aide de ceux qui vivent au quotidien dans le milieu “anthropofuge” : les Fremen et le Peuple de la Forêt. (On peut à ce propos remarquer la similarité d'apparence entre le distille et le costume protecteur des forestiers). Dans un cas comme l'autre, ce sont en partie ces derniers qui révèlent leur “essance” * messianique à l'Être attendu, même si le cœur de la mission de ce dernier vient d'une découverte intérieure.

    ► Chez Nausicaä comme les les deux Atréides, la mission, quelle que soit le tour partial qu'elle ait au début (la défense de la Vallée du Vent, la vengeance envers les Harkonnen), devient très rapidement une mission à l'échelle de l'humanité tout entière, concernant son être même en tant qu'homme. Cet engagement va d'ailleurs au-delà de l'humanité, concernant toute la Nature.

      La tentation du Surhomme est indissociable des deux œuvres, ce qui en fait deux voies d'exploration et de critique de notre société fondamentalement tentée par un nietzschéisme mal compris :

        - Dans Nausicaä, la question n'est posée qu'une fois, mais de façon cruciale, à la fin du tome 7, quand le gardien du tombeau expose son plan grandiose d'élaboration d'une prétendue humanité parfaite et débarrassée de toute contingence. Vision que Nausicaä refuse et rejette.

        - Dans Dune, elle est sous-jacente à toute l'œuvre, à travers les tentatives de clonage Tleilaxu, les machines ixiennes, les techniques Prana-Bindu, la consommation d'Épice (voire même les techniques sexuelles des Honorées Matriarches)... On peut remarquer qu'à l'instar de la jeune fille en bleu, Paul refuse (Dans Le Messie de Dune cette perfection possible en faisant le choix de perdre ses yeux et surtout de perdre Chani. Alors que Leto fait le choix d'accepter, mais pour lui seul, une surhumanité qu'il portera comme un fléau.


      La mission universelle est quasiment la même dans les deux cas : promouvoir l'être humain en gagnant son humanité, et l'empêcher de tomber dans une corruption ontologique. Les trois héros (et leurs auteurs) pressentent très fortement cette tentation de l'absolu, pressentie par Wagner, D'Annunzio et surtout Nietzsche, et qui, pervertie, a conduit aux monstruosités du XX° siècle que dénoncent Miyazaki et Herbert.

        - Muad'Dib refuse cette mission, révolté de l'horreur du Jihad, et terrorisé par les implications de sa tyrannie à venir.

        - Nausicaä arrive à ce but par l'amour et la compassion. “Compassion” étant ici à entendre comme co-sentiment, être capable de ressentir tout ce que l'autre peut vivre (cf Milan Kundera, L'insoutenable légèreté de l'être). Rien d'humain n'est à son point de vue irrécupérable, et de fait, seul Namuris s'avèrera incapable de salut - mais il n'est plus vraiment humain.

        - Le plus intéressant est la démarche de Leto. Il assume sa mission messianique sans peur de ce qu'elle implique : haine, solitude, nostalgie, malédiction, complots. Son indifférence semble totale. Et de fait, elle est plus grande car il a perdu une part de son humanité. Et, en même temps, elle est un masque, Leto ayant plus de souvenirs humains que n'importe quel humain. (Et cela me rappelle curieusement Baudelaire, « J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans »). De fait, Leto, même s'il s'est contraint à la tyrannie, est profondément attentif et attaché à l'humanité, même si on ne peut réellement parler d'amour.

        - Ce qui s'avère encore plus intéressant dans une analyse comparée entre les deux œuvres, c'est l'analogie foncière entre Leto (en tant qu'Empereur-Dieu) .... et le tombeau de Shuwa ! En clair, tous deux sont des créatures quasi-immortelles et douées d'une “sur-pensée”, vouées à la survie de la race humaine pour un temps infiniment long. Leto est cependant diamétralement opposé à Shuwa en ce qu'il a prévu sa propre indispensable disparition ; et le salut qu'il espère de ses vœux doit en être la conséquence. Conséquence sur laquelle il n'a donc pas prise. Shuwa, au contraire, dépourvu d'humanité, se veut une réussite calculée et mesurée. Définie d'avance et circonscrite à la capacité limitée des projections de la machine qu'est le tombeau. Plus sûre ? Plus sûrement déshumanisée, oui. Il ne fait aucun doute que “l'humanité” définie selon Shuwa n'en est plus une. La comparaison avec Matrix évoquée dans ce forum devient très sensée : “l'humanité” projetée par Shuwa serait un vivier d'esclaves. Le choix final de Nausicaä est donc évidemment le bon. **


      ◊ On en revient finalement à une opposition entre deux “messianismes” opposés :
        - Celui qui refuse l'imperfection et l'impureté, allant jusqu'à la guerre sainte pour l'interdire. Celui de Paul Muad'Dib à ses débuts, celui de Shuwa. Messianisme qui, logiquement, pour atteindre son but parfait et final (« La fin de l'histoire », comme disent certains Américains...) est prêt à certains moyens répréhensibles en soi ***. Ou, en continuant dans cette logique, à TOUS les moyens répréhensibles. Y compris les camps d'extermination.

        - Celui qui se contente d'une humanité imparfaite ; et qui DOIT rester imparfaite (Sinon, « Si tel était le cas, ces êtres ne seraient pas des hommes ») mais qui, en retour, n'est prêt à céder sur aucune concession pour rester humain. Aucune fin ne “justifiant les moyens”.

      Nausicaä est tout entière d'un côté, Shuwa tout entier de l'autre. Paul et Leto naviguent entre ces deux conceptions.


    ► Les destins opposés de Nausicaä par rapport aux trois autres “Messies” évoqués est donc naturel : Paul et Leto attendaient leur propre mort comme libération du reste de l'humanité, quant à Shuwa, il ne pouvait que disparaître dans un monde non “encore” purifié. Alors que Nausicaä ne pouvait qu'accepter, et même accepter avec joie, de vivre avec ces hommes imparfaits (comme elle), puisque la vie qu'elle recherche est celle qui existe déjà ****.


Ces œuvres, dans des visions toutes deux prodigieuses et apocalyptiques (= révélées) bien qu'immensément différentes, se rejoignent donc mystérieusement, et sans doute de manière non prévue au départ. Dans une réflexion confluente, extrêmement cohérente et d'une ampleur inégalée, sur la condition humaine face à la Tentation du Surhomme.

Je ne peux évidemment conclure cette réflexion sans m'interroger profondément sur l'adhésion d'Hayao Miyazaki comme de Frank Herbert au Messie (tel que vu dans la Bible). Je ne prétends pas nier ou diminuer en rien les influences autres (Shintô, Islam, etc.) présentes dans les deux œuvres, mais il y a incontestablement une part non-dite qui relève, et singulièrement dans Nausicaä (étonnant pour une œuvre japonaise d'un auteur non chrétien), d'une appropriation de l'histoire de Jésus-Christ.

Voilà pour ce début de réflexion. Désolé pour la longueur légèrement excessive. Mais après tout, à moins que mon message ne soit rapidement supprimé pour non-sens total (ainsi que pour hors-sujet complet et déviation idéologique), chacun a le temps de le lire. Et de le commenter (et d'en insulter l'auteur inepte) si l'envie lui en prend.

Laurent Jerry

    * Je sais bien qu'essence s'écrit avec un “E”. J'ai utilisé le “A” (à l'exemple d'Emmanuel Levinas) pour tenter de signifier le “processus messianique” dans lequel Paul comme Nausicaä se retrouvent impliqués.

    ** Il est très frappant de constater que la robe de Nausicaä prend à la “mort” de Shuwa une teinte « d'un bleu plus profond encore que le sang des Ôhmus ». L'analogie entre la créature fantastique symbole du manga et le Messie “programmé” est ainsi faite. Or ils se rejoignent également, et combien plus, dans Dune, puisque Leto devient lui-même Shaï-Hulud.

    *** Je ne peux m'empêcher de faire une analogie avec la parabole du Grand Inquisiteur dans Les frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski. Ce bien que l'Inquisiteur affirme faire en prenant en main les affaires de l'humanité, mais aussi son péché, c'est peu ou prou la même chose. Avec en plus la notion de déni du libre-arbitre, librement consenti, selon l'Inquisiteur, par l'humanité entière l'abandonnant aux mains de leurs bourreaux.

    **** Sans nier toutefois que Nausicaä cherche à améliorer cette vie (ses recherches sur les fongus et les plantes du Fukaï), à favoriser les rapports entre les hommes (tomes 6 et 7), à prôner des comportements de plus en plus humains (notamment avec les hommes-vers, avec Ôma, ou par l'exemple qu'elle suscite chez Tepa, Yupa ou Chalka, pour ne citer qu'eux.)

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Dernière édition par LaurentJerry le 16 Avr 09 18:07; édité 3 fois
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Sceptique



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Messages: 19

MessagePosté le: 16 Avr 09 10:33    Sujet du message: Répondre en citant

LaurentJerry a écrit:
Voilà pour ce début de réflexion


Oui justement, je voulais souligner le fait que t'aurais pu développer un peu, parce que on reste un peu sur sa faim après avoir lu cette courte analyse.

Ne t'inquiète pas, je rigole Very Happy

Alors je me dis 3 choses en lisant ce texte :

1) Heureusement que tu n'as posté que 6 messages sur le forum, parce que j'aurai pas eu le temps de tout lire si tu en avais posté plus, et je ne suis pas sur que les capacités du serveur tiennent le coup.

2) C'est sincèrement un travail d'analyse d'une excellente qualité, et pour moi il devrait figurer dans la partie "analyse" concernant Nausicaa sur le site de buta (enfin tout ceci ne me concerne pas évidemment).

3) Où trouves-tu le temps d'oser lire Herbert ET Miyazaki ? J'ai lu Nausicaa de la vallée du vent, et rien que pour comprendre le quart de ce que l'auteur a voulu faire passer, je pense qu'il me faudra 20 ans Smile


Donc en un mot : félicitation.
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Ceïba
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MessagePosté le: 16 Avr 09 17:19    Sujet du message: Répondre en citant

Si un modo touchait à ce sujet, ce serait incompréhensible!! Mr. Green je trouve ton texte passionnant et vraiment intéressant. J'ai lu la saga de Dune il y a maintenant 10 ans, mes souvenirs sont lointains, mais ce que tu évoques me "parle". il faudrait que je relise les bouquins d'Herbert pour me faire un avis plus poussé et disserté avec toi...
il me semble que j'avais lu un texte (en français) assez long sur ce rapport entre Dune et Nausicaa, mais impossible de me rappeler où... Interrogation
on l'a un peu évoqué dans le dossier sur Nausicaa, mais en beaucoup plus succinct et moins complet!
Et je suis tout à fait d'accord avec Sceptique, ce texte, si tu es d'accord, serait un superbe complément au dossier sur Nausicaa, que nous espérons finir cet été. Si tu es d'accord, ce serait avec grand plaisir que nous pourrions publier ton texte (avec ton nom, bien évidemment, en signature). N'hésite pas à me contacter par mp pour en parler! Wink
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Dernière édition par Ceïba le 16 Avr 09 21:28; édité 1 fois
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Cyr
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MessagePosté le: 16 Avr 09 20:35    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis entièrement d'accord pour dire que cette analyse est particulièrement fouillée et intéressante et qu'elle mériterait d'aller sur le site Buta. Je regrette de ne pas pouvoir en apprécier toute la valeur... n'ayant jamais lu Dune, malgré une assez longue pratique de la S.F. Wink
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