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Hayao Miyazaki : son parcours

1941-1963 : Son enfance et ses études

Hayao Miyazaki est né le 5 janvier 1941 à la maternité Bunkyô de Tokyo. Il est le deuxième des quatre fils de la famille. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, son père (Katsuji Miyazaki, né en 1915 et décédé en 1993) dirige l'entreprise familiale "Miyazaki Airplane", qui est alors la propriété de l'oncle de Miyazaki. L'entreprise fabrique des gouvernails pour les avions de chasse "Zero" qui ont sévi pendant la seconde guerre mondiale. Fasciné par ces avions, Hayao développe, dès l'enfance, une passion dévorante pour les engins volants qui ne le quittera jamais.

En 1944 la famille Miyazaki est évacuée vers des districts plus en sécurité. Elle s'installe dans la ville de Utsunomiya (préfecture de Tochigi) pour quelques années. De 1947 à 1952, Hayao fréquente 3 écoles différentes. Il suit les trois premières années du cycle inférieur à l'école de Utsunomiya. Ensuite, il effectue la 4ème année du cycle dans l'école élémentaire Omiya (située à Suginami-ku, Tokyo). Enfin, sa famille étant retournée habiter à Suginimi-ku, sa 5ème année se déroule à la toute nouvelle école élémentaire Eifuku.

La mère d'Hayao tombe malade en 1947 et doit garder le lit pendant 9 ans, suite à une tuberculose spinale. Certains critiques ont immédiatement fait le rapprochement entre cet événement dans la vie d'Hayao et l'histoire de Mon voisin Totoro, où la mère de Mei et Satsuki est également en convalescence.

Entre 1953 et 1955, Miyazaki continue à suivre les cours de l'école Eifuku (où il obtient son diplôme) pour ensuite être admis au collège d'Omiya. De 1956 à 1958, le jeune homme fréquente le lycée Toyotama, un lycée public. C'est pendant cette période que Miyazaki développe son intérêt pour la manga et l'animation. Il est notamment fasciné par le premier long métrage couleur distribué au Japon (Hakuja Den -La légende du serpent blanc-, dirigé par Taiji Yabushita, Toei Doga, 1958). Miyazaki décide de devenir artiste et il commence à dessiner, principalement des avions et des bateaux militaires. Il se sent alors incapable de dessiner des personnages.

Sur la période allant de 1959 à 1962, Miyazaki réussit ses études à Toyotama. Il entre alors à l'université de Gakushuin. Il découvre qu'il n'y a pas de club de manga et se rabat sur le club de littérature pour enfants (dont il sera parfois l'unique membre). Souhaitant devenir mangaka, il dessine beaucoup et tente d'approcher quelques éditeurs. En 1963, il obtient un diplôme en économie, avec une spécialisation dans "La théorie de l'industrie japonaise".

1963-1970 : La période chez Toei Animation

Ses études terminées, Miyazaki trouve un emploi en avril 1963 à la Toei Doga (alors dénommée Toei Animation). Après 3 mois d'apprentissage, il est nommé intervalliste. La première oeuvre sur laquelle il collabore est Wan Wan Chushingura (Histoire des 47 Loyaux Sujets), après quoi, il est intégré dans l'équipe travaillant sur Okami Shonen Ken (Ken, l'enfant-loup), la première série TV de la Toei.

Peu de temps après son arrivée à la Toei, des problèmes entre syndicats et dirigeants de la société éclatent, et Miyazaki est chargé de défendre les revendications des animateurs. C'est ainsi qu'en 1964, il est nommé secrétaire en chef du syndicat des employés de la Toei Doga, dont Isao Takahata est le vice-président. L'année 1964 est aussi celle de sa rencontre avec Akemi Ota, une collègue qui devient sa femme en octobre 1965.

Durant l'année 1965, Miyazaki travaille sur Gariba no Uchu Ryoko (Les voyages spatiaux de Gulliver). Toujours en 1965, il est promu animateur clé pour la série Shonen Ninja Kaze no Fujimaru (Fujimaru, le garçon chevalier du vent) et travaille avec Takahata sur Hassuru Panchi (Panchi, le bagarreur).

Fin 1965, voyant le succès grandissant des séries TV (on est alors en pleine époque de l'arrivée de la télévision dans les foyers), Miyazaki considére la réalisation de Horus, Prince du Soleil comme la dernière chance de travailler sur un long métrage. Il se porte alors volontaire sur le projet et promet à Takahata de l'aider à faire aboutir ce long métrage. Il occupera les fonctions de concepteur scénique et animateur clé. Pendant cette période, Miyazaki travaille également comme animateur clé sur quelques épisodes de Rainbow sentai robin (Robin, brigade de l'arc-en-ciel) et de Mahotsukai Sally (Sally, la petite sorcière).

Horus, Prince du Soleil sort sur les écrans le 21 juillet 1968. L'échec commercial du film affecte Miyazaki qui se réfugie dans le travail d'animation du long-métage Nagagutsu Wo Haita Neko (Le Chat botté). Il assure la réalisation de la course-poursuite dans le château qui marque le climax du récit.

En 1969, Miyazaki et Akemi travaillent ensemble, comme ils l'avaient déjà fait pour Nagagutsu Wo Haita Neko, sur Soratobu Yureisen (Le vaisseau fantôme volant). Le couple donne naissance à 2 fils : le premier est né en janvier 1967, le second en avril 1969. Après la seconde naissance, toute la famille part s'installer à Oizumi-Gekuen (Nerima-ku, Tokyo). Sa femme quitte son travail pour élever les garçons.

Fin 1969, Miyazaki travaille sur des épisodes de la première série de Himitsu no Akka-chan (Mystérieuse Akko-chan). Il fait aussi ses débuts dans le manga avec Sabaku no Tami (Le peuple du désert, parution de septembre 1969 à mars 1970 dans Shonen Shojo Shinbun, sous le pseudonyme de Akitsu Saburo). En 1970, la famille déménage à nouveau pour s'installer à Tokorozawa, dans la préfecture de Saitama.

Miyazaki participe en 1970 et 1971 au film Dôbutsu takarajima (Les Joyeux Pirates de l’île au trésor), adaptation du célèbre roman de Stevenson. Comme pour Horus Prince du soleil, il occupe les postes de concepteur scénique et d'animateur clé.

1971-1978 : Des studios A-Pro à Nippon Animation

Après avoir travaillé sur le film Alibaba to yonjuppiki no tôzoku (Alibaba et les quarante voleurs) Miyazaki quitte la Toei Doga et rejoint Takahata et Yoichi Otabe aux studios A-Pro. Il commence par travailler sur le projet Fun projet Nagakutsushita no Pippi (Fifi Brindacier). Il fait un voyage en Suède avec Yutaka Fujiota (président de Tokyo Movie) pour essayer d'obtenir les droits auprès d'Astrid Lindgren, la créatrice de Fifi, mais leur démarche échoue. Le film ne se réalisera pas, néanmoins les repérages et recherches effectués seront utilisés dans Panda petit panda, Heidi et même plus tard Kiki la petite sorcière.

Takahata et Miyazaki au début des années 70

En 1972, après avoir participé à deux épisodes de la première saison de Lupin III (Edgard de la cambriole) et à quelques autres projets avortés, Miyazaki tient un rôle important dans la création du moyen métrage Panda Kopanda (Panda, petit panda) réalisé par Takahata. En plus d'être animateur clé, il signe le sénario et assure la direction graphique. Le film, considéré comme un précurseur de Mon voisin Totoro, est un succès au point que toute l'équipe a été reconduite pour réaliser une suite l'année suivante : Panda Kopanda amefuri Circus no maki (Panda et Petit-panda, jour de pluie au cirque).

En juin 1973, Miyazaki et Takahata, accompagnés par Yoichi Kotabe, quittent A-Pro pour Zuiyo Pictures. Le trio travaille alors la série Alps no shôjo Heidi (Heidi, la petite fille des Alpes), première des séries qui formeront le cycle annuel des World Masterpiece Theater. Takahata en est réalisateur, Kotabe le directeur de l'animation et Miyazaki le concepteur scénique et directeur graphique. A cette occasion, il fait un voyage en Suisse pour s'inspirer des paysages. Sur Heidi, Miyazaki devient véritablement les bras, les jambes et les yeux de Takahata ("le réalisateur qui ne dessine pas") sur la totalité des 52 épisodes et apprendra beaucoup sur le métier de metteur en scène.

En 1975, Miyazaki repart en voyage en Italie et en Argentine, pour préparer Haha o tazunete sanzenri (Marco, 3000 miles en quête de mère), également réalisé par Takahata. C'est au sein de Nippon Animation nouvellement formé avec le studio et l'équipe de Zuiyo Pictures que Miyazaki travaillera sur cette nouvelle série. Il occupe les mêmes fonctions que pour Heidi.

En 1977, après une petite intermède en tant qu'animateur clé sur plusieurs épisodes de la série Rainbow sentai robin (Robin, brigade de l'arc-en-ciel), Miyazaki commence à travailler sur ce qui sera sa première expérience en tant que réalisateur : Mirai shônen Conan (Conan le fils du futur). Il demande à Yasuo Otsuka, avec qui il avait étroitement collaboré chez A-Pro, de venir l'aider en tant directeur de l'animation. La série sera produite et diffusée en 1978. C'est la première série animée de la NHK avec des épisodes de 30 minutes. Cette durée inhabituelle et le niveau d'exigence de Miyazaki obligent l'équipe à travailler d'arrache pied pendant les 7 mois de production de la série.

1979-1984 : Le tournant

En 1979, Miyazaki travaille sur la dernière série du cycle World Masterpiece Theatre Akage no Ann (Anne aux pignons verts), de nouveau réalisé par Takahata. Il occupe le même poste que pour Heidi et Marco, mais sur les 15 premiers épisodes seulement car il quitte Nippon Animation pour Telecom Animation pour un autre projet.

En effet, 1979 est surtout l'année de la réalisation de son premier long-métrage Cagliostro no Shiro (Le château de Cagliostro) fondé sur le personnage Lupin III, créé par Monkey Punch. En plus de la réalisation, Miazaki écrit le scénario et dessine le storyboad. Il confie de nouveau la direction de l'animation à Yasuo Otsuka, d'autant plus que ce dernier avait créé la première série Lupin III. Le long-métrage sort au cinéma le 15 décembre et remporte un succès d'estime.

En 1980, Miyazaki enchaîne sur la réalisation des épisodes 145 et 155 de la deuxième saison de la série Lupin III sous le pseudonyme de "Telecom". Il aide également à former les animateurs fraichement embauché à Telecom Animation. C'est à cette époque que Miyazaki a commencé à dessiner des croquis pour des projets qui ne se concrétiseront que des années plus tard par la réalisation de Mon voisin Totoro et Princesse Mononoke.

En 1981, Miyazaki participe à la préproduction du long métrage Little Nemo, co-production américaine et de la série Meitantei Holmes (Sherlock Holmes), co-produite avec la chaine de télévision italienne RAI. A ce titre il effectuera des voyages aux Etats-Unis et en Italie. Le projet Little Nemo n'aboutira pas dans la forme prévue initalement et aussi bien Miyazaki que Kondô et plus tard Takahata quitteront la production. En août de la même année, Animage publie sous l'impulsion de son rédacteur en chef Toshio Suzuki (rencontré pendant la réalisation du Château de Cagliostro) son premier numéro consacré à Miyazaki, ce qui aidera à forger un lien solide entre Miyazaki et les éditions Tokuma Shoten. Dans un premier temps, pourtant, les dirigeants de Tokuma Shoten refuse toutes les proposition de films que leur soumet le jeune réalisateur.

Au chômage depuis quelques mois, Miyazaki commence alors l'écriture de Kaze no Tani no Naushika (Nausicaä de la Vallée du Vent), manga épique dont l'écriture s'étalera entre 1982 et 1994. Au même moment, il reprend du service à Telecom Animation pour participer à la création des quatre premiers épisodes de Sherlock Holmes (Miyazaki en réalisera six en tout).

Le manga Nausicaä, publié chez Animage, remporte un certain succès dès les premières publications et Tokuma Shoten décide de donner une chance à une adaptation animée. Miyazaki quitte alors Telecom Animation pour se consacrer à ce projet et impose son ami Takahata comme producteur. Au mois de mai 1983, Miyazaki est nommé réalisateur du film et le studio Topcraft est choisi comme studio de production. La publication du manga est suspendue à partir de Juin, mais ce même mois Animage Bunko publie un roman graphique de Miyazaki intitulé Shuna no Tabi (Le voyage de Shuna).

1985-1997 : L'aventure du studio Ghibli

La production du film Nausicaä s'achève en mars 1984 et le film remporte un succès inespéré. En avril 1984, Miyazaki et Takahata ouvrent leur propre bureau à Tokyo avec la fondation de la société Nibariki (qui signifie "Deux chevaux", en référence à la fameuse Citroën 2CV). Il vient à Miyazaki l'idée de créer un documentaire sur la ville de Yanagawa (connue pour son réseau de canaux) mais il en confie finalement la réalisation à Takahata et se contente de le produire. De juillet 1984 à avril 1985, il profite donc de son temps libre pour reprendre l'écriture sur son manga Nausicaä.

En 1985, le Studio Ghibli, filiale de Tokuma Shoten, est fondé à Kichijoji (ville de Musashino) pour produire la prochaine réalisation de Miyazaki Tenku no shiro no Laputa (Le château du ciel). Toru Hara, directeur du studio Topcraft, est transféré et nommé directeur du Studio Ghibli. Au mois de mai, Miyazaki se rend au pays de Galles pour préparer le long métrage. Le château du ciel sort en août 1986 mais les résultats sont décevants.

En 1987, Miyazaki se remet à l'écriture de Nausicaä pendant 6 mois avant de commencer à travailler sur son nouveau chef-d'oeuvre, Tonari no Totoro (Mon voisin Totoro) qui sort en 1988. Le personnage de Totoro devient l'emblème du Studio Ghibli. De mars à mai 1989, Miyazaki, alors en pleine production de son prochain long métrage, publie le manga avec Zassou Nôto, Hikoutei Jidai (Carnet de notes - l'âge des hydravions) chez Model Graphix.

En août 1989 sort sur les écrans Majo no Takkyubin (Kiki, la petite sorcière), premier grand succès pour Miyazaki et qui permet pour la permière fois au studio de s'autofinancer. Pendant une année, l'actualité "anime" de Miyazaki se fait plus calme. Il en profite pour continuer l'écriture de Nausicaä et produit néanmoins le long-métrage Souvenirs goutte à goutte de son ami Takahata.

En juillet 1992, sort Kurenai no Buta (Porco Rosso) qui est de nouveau un grand succès. Miyazaki supervise la construction d'un nouveau batiment pour le studio Ghibli dont il a lui-même dessiné les plans. Pendant cette période, il réalise un court métrage (Sora iro no tane) et un spot TV (Nandarô), tous deux pour la chaine de télévison nippone NTV.

Entre mars 1993 et mars 1994, Miyazaki achevè l'écriture de son manga Nausicaä, tout en assurant la production de Pompoko de Takahata. Il commence ensuite à travailler sur ce qu'il pense alors être son projet le plus risqué Mononoke Hime (Princesse Mononoke). Victime du syndrôme de la page blanche, il réalise en 1995 un clip de 6 minutes On your mark qui accompagne la sortie du long-métrage Mimi wo Sumaseba (Si tu tends l'oreille) de Kondô, dont il a écrit le scénario et qu'il produit.

La production de Princesse Mononoke démarre en avril 1995. Pour respecter les délais, Miyazaki s'investit comme jamais : il dort quatre ou cinq heures par nuit, constamment assisté d'un acupuncteur qui veille sur sa santé. A la sortie du film, Miyazaki épuisé déclare qu'il met un terme à sa carrière. L'annonce fait l'effet d'une bombe et la sortie de Princesse Mononoke est un évènement : le film devient rapidement le plus gros succès cinématographique de tous les temps au Japon (il sera dépassé quelques mois après par Titanic), succès qui se répéte lors de la sortie du film en vidéo. L'avenir du studio Ghibli semble définitivement assuré.

1997-2013 : L'après Princesse Mononoke

Après Princesse Mononoke, le jeune retraité Miyazaki s'investit dans plusieurs projets éloignés de la réalisation. D'abord, il crée et dirige un atelier pour former des directeurs d'animation. Ensuite, il se fait construire son propre petit studio, une maison tout en bois à coté du studio principal, qu'il nomme Butaya (la maison du cochon!). Selon ses propres termes, elle doit lui servir de "maison de retraite". Enfin, il dessine les plans d'un musée d'art qu'il veut ouvrir dans le parc Inokashira Onshi de Tokyo. Les travaux démarreront en mars 2000 et Miyazaki inaugurera le musée Ghibli en octobre 2001. Les premières années, 4 courts métrages réalisés par Miyazaki entre 1999 et 2002 y seront projetés (dont l'un dans l'unique cadre de l'exposition temporaire Laputa, Le château dans le ciel et les machines de science fiction imaginaires en 2002).

Suite au décès prématuré de Kondô qu'il considérait comme son successeur, Miyazaki revient sur l'annonce de sa retraite et revient au studio Ghibli pour s'atteler à un nouveau projet de long-métrage intitulé Sen to Chihiro no Kamikakushi (Le voyage de Chihiro). Lorsque Le voyage de Chihiro sort en juillet 2001, c'est de nouveau un véritable triomphe, le film battant tous les records du box-office japonais et assurant au réalisateur une reconnaissance mondiale, avec de nombreux prix remportés (Ours d'or au festival de Berlin, Oscar du meilleur film d'animation,...). Miyazaki effectue une tournée internationale pour assurer la promotion du film.

Miyazaki remporte l'ours d'or au festival international du film de Berlin

Après la production en 2002 de Neko no Ongaeshi (Le Royaume des chats), réalisé par le jeune Morita, Miyazaki se voit contraint de reprendre le projet abandonné par un autre jeune réalisateur (Hosoda, qui réalisera ensuite La Traversée du temps ou encore Les enfants-loups) d'adapter le roman de Diana Wynne Jones Howl's moving Castle. Le film Hauru no Ugoku Shiro (Le château ambulant) sort en novembre 2004 et est un nouveau raz-de marée au Japon. La carrière internationale du film permet d'attirer de nombreux autres spectateurs et lui permettra à Miyazaki de figurer dans la liste des 100 personnes les plus infuentes au monde dans l'édition du 18 avril 2005 de Times Magazine.

A ce moment-là, il n'est plus question pour Miyazaki de prendre sa retraite. Véritable bourreau de travail, il réalise en 2005 plusieurs nouveaux courts-métrages destinés au musée Ghibli. Il rencontre l'auteur américaine Ursula Le Guin pour la convaincre d'accepter l'adaptation de Terremer par son fils Gorô (bien qu'il ne soit pas favorable à ce que ce dernier se lance dans l'animation). Début 2006, il refait un voyage, cette fois en Grande Bretagne pour y effectuer des recherches sur la nouvelle de Robert Westall Blackham's Wimpy. Il publiera un essai sur cette oeuvre en octobre, incluant un manga intitulé Une excursion à Tynemouth. D'avril 2006 et juin 2008, il réalise son dixième long-métrage Ponyo sur la falaise. En 2009, il écrit le scénario du long-métrage Arrietty, le petit mode des chapardeurs réalisé par le jeune réalisateur Yonebayashi. Cette même année, il inaugure le centre "Ghibli West" au siège de la Toyota Motor Corporation pour héberger un programme de formation accéléré pour les nouveaux embauchés du studio Ghibli. Il y donne personnellement des cours.

Fin 2010, il se lance dans un nouveau film à gros budget Kaze Tachinu (Le vent se lève). Son film le plus personnel sera finalement son dernier. En effet, lors de l'édition 2013 du Mostra de Venise où son film est en lice pour le lion d'or, Miyazaki annonce à la suprise générale qu'il arrête le cinéma, pour de bon cette fois. Il ne réalisera plus de longs métrages mais veut continuer à travailler plus librement : « je souhaite oeuvrer au moins dix ans de plus. (...) Je vais être libre. Toutefois, tant que je pourrai prendre ma voiture pour aller au studio j'irai. Ce que je voudrai faire, je le ferai ». Il y a donc de fortes chances que Miyazaki nous gratifie encore de quelques nouveaux courts métrages, illustrations ou mangas.

Conférence de presse lors de laquelle Miyazaki a annoncé sa retraite en tant que cinéaste

Pour aller plus loin :


Sources : Animeland HS n°3 - Starting Point 1979-1996 d'Hayao Miyazaki

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