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Quelques influences d'Hayao Miyazaki

Pendant sa carrière Miyazaki a fait part de son admiration pour certains artistes et certaines oeuvres. Voici ses principales influences:

Osamu TEZUKA :

Au début Miyazaki voulait écrire des mangas. A l'époque, le jeune Osamu Tezuka devenait une star avec son manga Lîle au trésor. Il avait déclenché une vague d'enthousiasme pour ce médium qui ne manqua pas d'inspirer le petit Hayao. Mais jamais satisfait de ses travaux, ce dernier prit la résolution de se débarrasser de l'influence du maître du manga pour trouver sa propre voix.

Hakujaden (Le Serpent blanc) :

L'intérêt de Miyazaki pour l'animation a été attisé par sa découverte, à l'âge de 17 ans, du film d'animation de Taiji Yabusshita. Le film l'a tellement ému qu'il en a pleuré toute la nuit: "Je dois vous faire une confession embarrassante: je suis tombé amoureux de l'héroïne d'un dessin animé. Mon âme était ébranlée. Je ne sais pas si c'était lié à mon état dépressif à cause des examens d'entrée à l'université, ou parce que c'était une histoire à l'eau de rose, mais la rencontre avec La légende du Serpent blanc a fait forte impression sur le jeune homme que j'étais. Ce film m'a notamment convaincu qu'au Japon aussi, il était possible d'exprimer beaucoup de choses par le biais de l'animation. Pour moi, la vision du Serpent blanc a été une expérience intense." Le serpent blanc occupe une place privilégiée au panthéon des filsm produit par la Toei Animation. Premier long-métrage en couleurs de l'histoire de l'animation japonaise, il fut surtout le premier dessin animé nippon conçu avec des moyens industriels dans le but de séduire un très large public.

Snezhnaya Koroleva (La Reine des Neiges) :

Un film d'animation russe réalisé par Lev Atamanov en 1957. Quand Miyazaki l'a vu, il n'était pas satisfait de son travail et commençait à se demander s'il devait continuer son métier d'animateur. Il a été si touché par ce film qu'il décida de continuer à travailler dans l'animation avec une "détermination renouvelée". C'est grâce à ce film qu'il réalisa qu'un personnage pouvait "jouer" s'il était bien animé, et que l'animation pouvait émouvoir aussi bien que n'importe quel autre médium artistique.

La bergère et le ramoneur :

Ce film d'animation de Paul Grimault (1952) a montré à Miyazaki que l'animation pouvait également s'adresser aux adultes. Avec ses amis Takahata et Otsuka, il passera des jours à décortiquer le film image par image. Il s'est fortement inspiré de cette oeuvre pour son Cagliostro no shiro. La bergère et le ramoneur a été revu et corrigé par Grimault pour sa reprise en 1979, sous le nom de Le roi et l'oiseau.

Frédéric Back :

Miyazaki a été sidéré par le film Crac! de cet animateur canadien. Il s'est dit ensuite déprimé par la différence qui existait encore entre cette oeuvre et ces propres travaux d'alors. Sur une note dans un laserdisc japonais de L'homme qui plantait des arbres Miyazaki rend hommage à Back en louant en particulier la façon dont il met en mouvement les plantes (un exercice très difficile à faire). Comme pour Grimault, Miyazaki partage son admiration pour Back avec Takahata.

Les animateurs américains :

Il est connu que Miyazaki n'apprécie que modérément les oeuvres de Disney. Il avoue néanmoins aimer les premières oeuvres du maître américain, comme Silly Symphonies. D'un autre côté, il rend hommage dans Porco Rosso et dans l'épisode final de Lupin III aux frères Fleischer, qui comptaient parmi les artisans pionniers du film d'animation.

 

Le cinéma en prise de vue réelle :

Miyazaki a vu évidemment beaucoup de films en tant que spectateurs. Parmi les films qui comptent beaucoup pour lui figurent Le voleur de Bicyclettes de Vittorio de Sica ou encore Plein soleil (avec Alain Delon). Au niveau du cinéma japonais, les réalisateurs qu'il aime sont Kurosawa, Naruze, Ozu et Tomu.

La littérature :

Miyazaki adore et a été influencé par Ryotaro Shiba, Yoshie Hotaa, et Sasuke Nakao. On perçoit aussi dans des oeuvres comme Nausicaä de nombreuses influences parmi les auteurs de science-fiction occidentaux tels que Frank Herbert (Dune) ou Brian Aldiss (Hothouse). Enfin le réalisateur avoue beaucoup apprécier l'oeuvre de Saint-Exupéry (principalement Terre des hommes, mais aussi Vol de nuit, Courrier sud, Le petit Prince). La littérature de l'écrivain français l'a en particulier influencé pour Porco Rosso.

Sources : Nausicaa.net et Studio (avril 2002, Le musée imaginaire)

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