Visite du musée Ghibli
Cliquez pour agrandir le plan de coupe annoté du musée Ghibli.
Source : catalogue du musée Ghibli de Mitaka (version revue et augmentée)
Photos : compte Twitter du studio Ghibli - compte Twitter du musée Ghibli - Buta-connection.net
Les lieux d’accueil
L’accueil du Totoro
Avec la réplique géante du robot soldat du Château dans le ciel, l'entrée gardée par Totoro est peut-être l'image la plus connue du musée Ghibli à l'étranger. L’accueil du Totoro est un guichet tenu par une énorme et superbe peluche grandeur nature de notre voisin préféré devant laquelle on attend son tour pour être pris en photo avec.

Juste en-dessous se trouve un petit hublot où quelques pauvres noiraudes ont été emprisonnées. Sur le côté gauche, une mosaïque qui rappelle la date de fin des travaux de construction du musée, le 30 juin 2001.

À la gauche du guichet, se trouve un hangar à doubles portes surmontées du nom du musée : « Ghibli Museum, Mitaka ». Il s’agit de l'entrée du personnel et des livreurs. Cette dépendance contraste avec le reste du musée car elle est construite en bois.

« Regardez, Totoro vous attend à l'entrée ! Mais non, la véritable entrée est là-bas ! »
Comme l'indique le texte tiré du guide officiel du musée, la créature fantastique ne marque pas l'entrée principale du musée.
À la droite du guichet, un petit chemin mène à la véritable entrée du musée. Empruntez-le pour passer devant et voir s’arrêter les navettes spéciales et les visiteurs descendre.
Attention, car si vous avez choisi de venir au musée par ce moyen, vous risquez alors de ne découvrir Totoro et ses noiraudes qu'en toute fin de visite, ou tout simplement de ne pas passer du tout devant. N'hésitez pas à vous y rendre dès votre descente de la navette pour faire votre photo souvenir quand le soleil est encore haut dans le ciel.

C'est aussi de cette entrée principale que l'on découvre pour la première fois l'étrange architecture extérieure du musée Ghibli. Le bâtiment principal n'est formé presque que de formes arrondies, il y a très peu d'arêtes et les couleurs sont toutes aussi étranges : jaune pâle, rose pastel, bleu-vert et blanc. Cette esthétique particulière apporte un charme unique au lieu. Les cadres des fenêtres sont toutes en bois et on devine déjà leurs vitraux. On remarque aussi un escalier métallique en colimaçon qui monte jusqu'au toit. Là, la silhouette familière du robot soldat du Château dans le ciel se dessine.

Le hall de réception
L'entrée du hall de réception du musée Ghibli reprend la forme forme en képi de gendarme du guichet de l’accueil du Totoro.

Une fois à l'intérieur, levez les yeux au plafond et vous découvrirez qu'il est couvert d'une fresque. Au centre d'un ciel bleu siège un soleil lumineux et bienveillant, semblable à celui de la chambre de Bô dans Le voyage de Chihiro.
Sur une plante géante, qui prend pied derrière le guichet et dont les branches s'étendent vers le ciel et caressent le soleil central, poussent des fruits délicieusement mûrs et des fleurs magnifiques.
Si vous regardez attentivement, vous pourrez voir Totoro sur sa toupie, Kiki sur son balai, Nausicaä sur son aile volante, et bien d’autres personnages issus des films du studio Ghibli, volants dans le ciel ou assis sur les ramifications de l’arbre

Ce hall de réception est bien évidemment le lieu où sont délivrés les billets aux visiteurs en échange de leurs coupons de réservation. Authentique objet d'art, ces billets sont fabriqués à partir de véritables morceaux de pellicules 35 mm utilisées en salles. Vous pouvez le tenir à la lumière et voir de quelle scène d'un film du studio Ghibli est issu votre billet. Ces billets sont distribués de façon aléatoire et vous ne pourrez donc pas choisir votre film ou votre scène favorite.
Et comme le musée Ghibli traite chaque enfant comme un invité indépendant, même les plus jeunes peuvent se tenir debout sur la plate-forme spéciale du comptoir de réception et se voir remettre leur propre billet.
Empruntez ensuite l’escalier qui vous mène au hall principal tout au long duquel sont placés de magnifiques vitraux dont les motifs sont tirés des films de Hayao Miyazaki comme Nausicaä de la Vallée du Vent, Mon voisin Totoro, cite>Le château dans le ciel, Kiki, la petite sorcière ou Princesse Mononoke. Toute l'imagerie des films du studio Ghibli est à nouveau utilisée de façon magistrale.
Le hall central
Le hall central est, comme son nom l'indique, le lieu de croisement entre toutes les autres salles, le cœur du musée Ghibli.

C'est un espace monumental ouvert sur toute la hauteur du musée, surmonté d’un dôme en verre qui laisse entrer la lumière naturelle et d’un immense ventilateur à cinq pales qui tourne en dessous. Sur l’une des faces de la verrière, une baleine jaune nage dans un océan, sur une autre, Ponyo et ses sœurs rejoignent la maison de Sôsuke sur la falaise.

Tout l’aménagement du hall central fait penser à celui de l'établissement de bains publics du Voyage de Chihiro, principalement à cause de la passerelle qui traverse tout le premier étage.

On peut rallier les deux étages supérieurs en empruntant un large escalier ou un ascenseur. Mais des installations secondaires permettent également de les rejoindre. Ainsi, un second escalier, plus petit et en colimaçon, permet de gagner le premier étage. Etroit et protégé par des barreaux de sécurité, il est plutôt réservé aux enfants. Esthétiquement, il semble faire écho à l'escalier extérieur qui permet d'aller du second étage vers la terrasse où se trouve le robot soldat du Château dans le ciel.
Plusieurs passages percés dans les murs, portes dérobées et balcons en surplombs complètent ces installations, forçant souvent les visiteurs adultes à se baisser pour les emprunter et ainsi à se mettre au niveau d’un enfant.

En vous promenant, arrêtez-vous aussi pour admirer les superbes boiseries qui ornent les murs. Mais aussi portes et fenêtres mi hublots d'avion aux vitraux rappelant les églises européennes, et encore une fois décorées des personnages des films du studio Ghibli, ainsi que les verres colorés incrustés dans la ferronnerie de l'escalier et des rampes.
À noter qu'en fonction des époques et de l'actualité du studio, vous pourrez peut-être profiter d’expositions temporaires secondaires dans l'une des galeries du rez-de-chaussée ou des étages.
Enfin, et même si il n'est pas rattaché directement au hall central mais plutôt localisé vers le café « Chapeau de paille », sachez que le musée Ghibli est également équipé d'un autre escalier visible en extérieur par ses baies vitrées qui court sur toute la hauteur du bâtiment.
Les salles d'expositions permanentes
Il existe trois salles d’expositions au musée Ghibli. Les deux premières proposent des expositions permanentes. L’une est axée sur l’aspect historique du cinéma d’animation, et du septième art tout court, avec les procédés mis en jeu pour créer l’illusion du mouvement. Elle porte le titre « Aux origines du mouvement ». L’autre est centrée sur la chaîne de fabrication d’un film d’animation dit « traditionnel », aux images dessinées à la main, technique largement défendue par le studio Ghibli dans sa filmographie. Elle porte le titre « Où naît le film ».
La troisième salle est réservée aux expositions temporaires exclusives du musée Ghibli, généralement annuelles, qui peuvent être consacrées soit aux œuvres du studio ghibli ou « pré-ghibli », ou bien pouvant accueillir d’autres grands noms du cinéma d’animation mondial, comme les studios américains Pixar ou britannique Aardman.
La première salle d’exposition permanente
« Ici, tout est animation. L’animation est maintenant souvent associée à ce qui peut être vu à la télévision ou dans une salle de cinéma, mais j’ai voulu prouver que l’animation est beaucoup plus large que cela, en exposant ses « ancêtres » et comment, même aujourd’hui, ils peuvent encore être intéressants. » (Hayao Miyazaki)
La musique jouée dans la première salle d’exposition permanente s’intitule Musica del Museo. Elle est composée et arrangée par Joe Hisaishi.
La salle contient différents zootropes : de la version classique et manuelle, au plus élaboré fonctionnant grâce à un moteur. Cette fascinante invention marqua les prémisses de la création de l’illusion du mouvement et annonça le cinéma.
Plus anciennes encore que le zootrope, les boîtes panoramiques, scénettes constituées d’une série de dessins peints sur verre alignés à l’intérieur d’un coffre en bois, permettent au visiteur d’expérimenter l’effet de parallaxe. De ces installations rudimentaires découleront le système de la caméra multiplane. Cette importante invention dans l’histoire du cinéma d’animation traditionnel permettait de créer et de filmer un effet de profondeur en déplaçant différents niveaux de décors indépendamment.
À la sortie, le visiteur trouvera une monumentale cabine de projection pourvue d’écrans nommée « Quand le film se déroule », et à côté, le « mini-théâtre », un appareil de projection et son écran sonorisés grâce à un gramophone. Ces 2 installations déroulent une pellicule proposant plusieurs courts métrages prévus pour tourner en boucle et spécialement créés par le studio Ghibli pour cette salle.
Il y a beaucoup d’autres installations et surtout de détails à découvrir dans cette première salle d’exposition pour celui qui sait regarder. Nous vous conseillons de ne pas simplement vous arrêter devant les principales installations mais de prendre le temps d’être curieux. Et si ce n’est pas votre première visite au musée, sachez que la scénographie change au fil des ans, des éléments se déplacent, des nouveaux s’ajoutent.
Qu’est-ce qu’un zootrope ?
Invention attribuée quasi simultanément au mathématicien anglais William George Horner en 1833 et au mathématicien, géomètre et inventeur autrichien Simon Stampfer en 1834, le zootrope se popularisera à travers l'Europe dans les années 1860 et sera en vogue tout au long du 19ᵉ siècle. Initialement appelé daedalum, il est rebaptisé zootrope. Selon son étymologie, le terme est formé de zoo du grec ancien, signifiant « être vivant » et tropos, « tour ».
Traditionnellement, cet appareil se présente sous la forme d’un cylindre rotatif tapissé de noir dont les parois sont percées de fentes régulières. À l’intérieur, une bande, sur laquelle sont disposés autant de dessins qu’il y a de fentes, décompose un mouvement répété. En regardant à travers les fentes lorsque le cylindre est mis en rotation sur lui-même, la séquence de dessins semble prendre vie et l'illusion du mouvement est ainsi créée. La série d’images pouvait être changée pour voir un autre cycle d’animation.
Le zootrope se fonde sur ce qu’on appelle le phénomène de persistance rétinienne. Elle relie chaque dessin à l'autre, donnant l'illusion de la continuité. Mais l'obturation provoquée par le passage des parties pleines du cylindre provoque l'effacement de cette persistance rétinienne, qui permet la perception les unes après les autres des dessins.

La boîte panoramique électrique « Le spectacle de zootrope » met en scène une représentation foraine surannée d’un zootrope. Lorsque le visiteur regarde à travers l’une des fentes du cylindre, le cycle d’image placé à l’intérieur s’anime.
« La montée du courant marin »
« Quand nous avons fait notre premier essai de « La montée du courant marin », ses créateurs eux-mêmes ont été stupéfiés par son incroyable beauté ! » (Hayao Miyazaki)

Le zootrope « La montée du courant marin » se présente sous la forme d’un tube vertical de 2 mètres 61 de hauteur et d’1 mètre de diamètre qui contient une statue du robot jardinier du Château dans le ciel. Le principe reste le même que pour un zootrope classique mais avec un cylindre rotatif à fentes plus grand et dont l’intérieur a été peint en bleu.
La particularité de ce zootrope est que deux cylindres en acrylique transparent sont placés à l’intérieur. Sur ces cylindres, des oiseaux semi transparents sont dessinés.
Entrainés par un moteur à démarrage progressif, lorsque les trois cylindres tournent ensemble, grâce à la grande vitesse de la rotation et l’intérieur fortement éclairé, l'extérieur du cylindre bleu devient invisible. Les oiseaux donnent alors l'illusion au spectateur de s'élever tout autour du robot dans un ciel bleu à travers les fentes.
« Le Totoro rebondissant »

Ce zootrope tridimensionnel reste sans doute l’installation la plus marquante du musée Ghibli pour le visiteur. Il reprend lui aussi le principe du zootrope mais en volume. À la place d’une bande de dessins divisant un mouvement cyclique, c’est ici 6 séries de figurines qui décomposent les mouvements. Elles sont placées sur un support circulaire aux larges vitres qui remplace le cylindre.
Une fois l’installation éclairée par un stroboscope et entrainée par le mouvement circulaire rapide d’un moteur à démarrage progressif, les figurines semblent s’animer. Le passage rapide du noir à la lumière assure la liaison entre les différentes figurines et donne ainsi à l’œil l’impression du mouvement.
Sous les yeux du spectateur, et comme par magie, courent alors dans les airs une chauve souris souriante et le Chat-bus. Au sol, Satsuki fait du monocycle et Totoro saute en tenant son parapluie. Satsuki et un petit Totoro font sauter Mei à la corde, et un petit Totoro détale vers le tronc du camphrier central.
« Vous devriez absolument jeter un coup d’œil aux pattes du chat-bus. Je veux que vous vous approchiez et que les regardiez attentivement. Le mouvement de ses douze pattes est si bien fait que j’ai l’impression que nous avons créé un vrai monstre ! » (Hayao Miyazaki)

À droite du « Totoro rebondissant », on retrouve exposé les figurines qui composent ces cycles d’animation en volume, sculptées par les membres du collectif HAL. Au dessus, les cycles d’animation traditionnels, dessinés à la main, qui ont servi de référence.
« Dans un film, l’animateur peut tricher dans le dessin du mouvement. Ainsi, les animateurs ne connaissent pas nécessairement les mouvements exacts de toutes ces pattes. Mais vous ne pouvez pas tricher avec ces figurines. J’ai entendu dire que des membres du collectif ont été tentés d’abandonner leur travail à la faveur de la nuit, désespérés par la tâche à accomplir ! J’ai vraiment été estomaqué par le travail étonnant qu’ils ont réalisé, qui a de loin surpassé toutes nos espérances. » (Hayao Miyazaki)
Les boîtes panoramiques
« Tout comme les hommes souhaitaient faire bouger des images, ils souhaitaient aussi pouvoir observer d'autres univers. Ils aspiraient à entrer dans le récit ou à voyager sur une terre lointaine. Ils désiraient voir l’avenir et les paysages du passé. La boîte panoramique, sans aucune pièce mobile, existe depuis plus longtemps encore que le zootrope. » (Hayao Miyazaki)
7 à 10 panneaux en verre peint sont disposés en rangées de l'avant à l'arrière de chaque boîte. Le fond est un décor peint. En orientant l’angle de lumières en haut et en bas de ces boîtes, ces rangées de panneaux créent alors un espace générant de la profondeur.

La boîte panoramique Mon Mon, l'araignée d'eau.
Chacune de ces boîtes explore un univers différent lorsque le visiteur regarde à l’intérieur.
- Mon voisin Totoro : La forêt au début de l’été. Mei observe Totoro cachée derrière un arbre.
- Princesse Mononoke : Ashitaka traverse la forêt des Kodama.
- La grande aventure sous-marine : Tout un monde sous la mer.
- Le Snack Bar de l’ogre : Une menace se dissimule derrière le restaurant.
- La mystérieuse île volcanique : Le pont d'un navire est secoué par une violente explosion volcanique
- Boro la chenille : Le monde vu à travers les yeux d’une petite chenille.
- Mon Mon l’araignée d’eau : Une araignée d’eau nage dans son étang.
Selon Hayao Miyazaki, les intitulés donnés à chacune des boîtes sont « des histoires qui auraient pu être, ou ne seront jamais. Ou encore des histoires qui pourraient être réalisées dès maintenant, ou non. » Ces installations témoignent certainement d’idées de films que le réalisateur aurait voulu concrétiser. Mon Mon, l'araignée d'eau a fini par se exister et est devenu un court métrage exclusif du musée en 2006. Boro la chenille, une vieille idée de film qui revenait souvent dans les propos du maître a aussi fini par voir le jour sous forme de court exclusif en 2018.
La seconde salle d’exposition permanente
Ici, la thématique de cette exposition est l'atelier de travail d'un animateur. On y retrouve la reproduction de l'un d'eux à trois étapes de la production d'un dessin animé. Il faut avouer que le soin et la minutie sont tels que l'on se croirait vraiment dans un atelier (ou du moins dans ce que l'on imagine en être un). Des petits papiers avec des notes de Hayao Miyazaki sont affichés un peu partout. En japonais, certaines notes sont suffisamment imagées pour être comprises sans lire cette langue (comme par exemple, comment utiliser son crayon noir jusqu'au bout). Mais dans l'ensemble, il s’agira là d’une une foule d'informations que le visiteurs non japanophones manquera.
Dans la première pièce, on se trouve durant la phase de pré-production d’un film. Des reproductions de croquis de Mon voisin Totoro, Kiki, la petite sorcière, Porco Rosso, Princesse Mononoke ou Nausicaä de la Vallée du Vent sont affichées sur les murs. Sont exposés également des objets sources d'inspiration pour ces films, telle qu'une poupée de sorcière ou une maquette d'hydravion. Le désordre ambiant renforce le réalisme (qui croirait à un atelier propre et bien rangé ?) et l'on peut même apercevoir le déjeuner de l'animateur, ainsi qu'une foule d'autres petits détails qui rendent ce lieu d'exposition vivant.

Ensuite, dans la deuxième pièce, on passe à la phase de production proprement dite. Sur le mur sont affichés des décors et des cellulos. Ici pinceaux et pots de peinture ont remplacé crayons à papier et gommes. L'atelier est beaucoup plus ordonné, et les détails insolites sont toujours là (par exemple la poupée sorcière ressemble de plus en plus à Kiki). C'est ici que les nerfs des collectionneurs sont mis à l'épreuve. On aimerait tout emporter : croquis, décors et cellulos. Mention particulière d'ailleurs à l'image de la prise de photo dans Porco Rosso, composé de 3 cellulos (Fio et le chef des Mamma Aiuto, les autres pirates et enfin les accessoires).

Entre la deuxième et la troisième pièce, c’est l’intégralité des storyboard des films du studio qui est consultable par les visiteurs.

Enfin la dernière pièce explique comment on filme les décors et les cellulos pour obtenir au final un film. Du procédé de la caméra (que l'on peut manipuler) au projecteur en passant par le montage, tout est présenté avec des notes explicatives (en japonais bien sûr). Cette partie est extrêmement didactique et, même si on ne comprend pas les notes, on a l'impression en sortant de savoir parfaitement comment on filme un dessin animé.



La salle d'expositions temporaires
Voici toutes les expositions qui se sont tenues dans la salle d'expositions temporaires du musée Ghibli.
Exposition temporaire 2001
|
Exposition temporaire 2002
|
Exposition temporaire 2003
|
Exposition temporaire 2004
|
Exposition temporaire 2005
|
Exposition temporaire 2006
|
Exposition temporaire 2007
|
Exposition temporaire 2008
|
Exposition temporaire 2009
|
Exposition temporaire 2010
|
Exposition temporaire 2011
|
Exposition temporaire 2012
|
Exposition temporaire 2013
|
Exposition temporaire 2014
|
Exposition temporaire 2015
|
Exposition temporaire 2016
|
Exposition temporaire 2017
|
Exposition temporaire 2018
|
Exposition temporaire 2019-2020
|
Exposition temporaire 2021
|
Le cinéma Saturne

Le cinéma Saturne est une salle de cinéma particulière car c’est uniquement ici que sont diffusés les courts métrages exclusifs spécialement réalisés pour le musée Ghibli. Avant d'y pénétrer il vous faudra faire tamponner votre billet d'entrée du musée, puis attendre dans le hall le début de la séance. Le hall du cinéma est décoré par des panneaux d’affichage qui contiennent des images du films en cours et de ceux à venir.
Quand le cinéma ouvre enfin ses portes, on rentre sagement et on admire la décoration de la pièce. Le plafond est bleu ciel avec un soleil, une lune et même l'avion de Porco Rosso ; les murs sont décorés avec des piliers, des hublots sont percées dans le mur gauche et sont fermées automatiquement au début de la projection par des panneaux qui s'intègrent très bien au décor.


La cabine de projection est en forme de cabine de tramway et on peut même y voir le projectionniste à l'œuvre à travers les vitres. La salle, disposant de 80 places, est équipée d'un système sonore DTS.
Les boutiques
Bienvenue, au choix, dans l'enfer sur terre ou dans la caverne d'Ali baba. Les deux magasins du musée sont très différents, aussi bien par leur contenu que par leur ambiance.
Librairie Tri Hawks
Dans la librairie nommée Tri Hawks (« Trois faucons », comme ceux que l'on voit sur le blason du musée) on vend tous les livres publiés et encore disponibles sur le studio. Cela va des Art-of, aux storyboard en passant par le livre original de Princesse Mononoke ou le manga Nausicaä de la Vallée du Vent. Ce sont pour la plupart des livres déjà vus ailleurs mais les voir réunis en un seul endroit est grisant. Bref les amateurs bibliophiles seront aux anges, mais pas leur porte-monnaie !

Cette boutique est calme, et on peut feuilleter les livres tranquillement. C'est ici aussi que sont vendus les cellulos de la collection du musée Ghibli. Ils sont tous superbes, et l'on passe aussi du temps à les admirer sur les murs (et si on veut en acheter un, on hésite longuement !)
Boutique Mamma Aiuto!
Le nom de l'autre boutique, Mamma Aiuto, annonce tout de suite la couleur : c'est un repère de pirates qui s'apparente plus à un bazar qu'à un magasin. Tous les goodies qui touchent au studio Ghibli y sont vendus, de la carte postale à la peluche Totoro, en passant par des serviettes ou encore les figurines. Il y en a pour tous les budgets : les plus modestes se contenteront d'un petit Totoro, de morceaux de pellicule ou bien d'un pin's Porco Rosso ; les plus aisés pourront ramener chez eux le superbe Die Cast de Porco Rosso (sublime, avec l'avion, son pilote et sa base) à 700 000 ¥, une reproduction au 1/1 de Baron ou même une de ces deux superbes statues de Nausicaä hautes de 80 cm.

Très très rare photo de la boutique de souvenirs du musée Ghibli vide.
Le gros problème de Mamma Aiuto, c'est le monde qu'il y a en permanence. Il est impossible de faire son shopping dans le calme, la foule présente gène réellement et l'ambiance ressemble plus à celle d'une solderie que d'un magasin raffiné.
Les extérieurs
La salle du Chat-bus
Dans cette salle se trouve un des fantasmes des fans du studio Ghibli : un Chat-bus grandeur nature (ou presque, celui proposé doit être à l'échelle 1/2). Les enfants sautent dessus avec une ardeur qui fait plaisir à voir (la peluche doit être recousue tous les soirs !). À ses pieds traînent des noiraudes que les enfants se lancent dans la joie et la bonne humeur.

Par contre, toute personne de plus de 12 ans devra abandonner tout espoir de caresser la bête, car la queue pour y accéder est longue et la priorité est bien sûr réservée aux enfants. On se consolera alors avec les noiraudes qui sont douces au possible.


Cette salle n’est pas à proprement parlér à l’extérieur du musée, mais elle ouvre grande ses portes vers l’escalier en colimaçon qui monte sur la terrasse.
La terrasse

Sur le toit de l'édifice, se trouve une terrasse très verdoyante où un robot soldat de l’île volante de Laputa monte encore et toujours la garde.



Derrière le robot, ce qui reste du pupitre de commande du château de l’île volante après sa destruction.


Les photographies étant interdites à l'intérieur du musée, c'est l'endroit idéal pour prendre une photo souvenir !
Le patio
Le patio est un endroit qui tend a recréer une cour de maison d'Europe traditionnelle. Et il faut avouer que c'est très réussi, l'ambiance rappelant celle de Kiki, la petite sorcière. Tout y est : la pompe à eau, le tas de bois, l'appentis et les divers accessoires qui traînent un peu partout. On pourrait même dire que c'est si réussi que, si pour un Japonais ce lieu est très exotique ou romantique, pour les européens, c'est un lieu qui pourra peut-être paraitre plus banal.





Le café « Chapeau de paille »
Après d’éreintants allers-retours dans les escaliers, les gourmands pourront retrouver des forces au café du musée, là aussi superbement décoré. La carte propose des plats bio comme la « soupe du fermier » ou le « sandwich aux fruits » (la spécialité de la maison). Bonne surprise : les prix sont très corrects. Il y a des tables à l'intérieur et à l'extérieur, ce qui lui permet d'accueillir un grand nombre de personnes.



L'architecture du lieu rappelle celle du hangar à côté de l’accueil du Totoro, ce qui fait du café « Chapeau de paille » une bâtisse à part dans le musée Ghibli.





















