Marco : Résumé

L’intrigue débute à Gênes, une ville portuaire italienne, durant la dépression économique de 1881. La famille Rossi y mène une vie modeste mais unie. Le père, Pietro Rossi, dirige un hôpital et se dévoue corps et âme aux soins des plus démunis, ce qui plonge son foyer dans de graves difficultés financières. Pour sauver les siens de la ruine, sa femme, Anna, prend une décision déchirante : s'exiler seule en Argentine afin de travailler comme domestique et envoyer son salaire à Gênes.

 

Marco, le fils cadet âgé de 9 ans, vit très mal ce départ. Son frère aîné, Tonio, part quant à lui se former comme conducteur de locomotive à Milan, le laissant seul avec son père débordé et avec Amedeo, le petit singe qu’il lui a offert. Le garçon cherche désespérément à aider sa famille en effectuant de petits travaux à Gênes aux côtés de son ami Emilio. C'est à cette époque qu'il rencontre et se lie d'amitié avec Peppino, un marionnettiste itinérant, et sa fille Fiorina.

 

Pendant un an, les lettres d'Anna arrivent régulièrement. Mais un jour, le courrier s'arrête brusquement après qu'elle a mentionné être malade. Rongé par l'inquiétude et refusant de rester impuissant, Marco supplie son père de le laisser partir à sa recherche. Pietro refuse, jugeant le voyage trop dangereux, et tente de trouver une solution pour partir lui-même. Mais il tarde et Marco décide prendre les devants : bien décidé à retrouver sa mère, il s'embarque clandestinement à bord du navire Folgore, emmenant Amedeo avec lui.

 

Découvert par l'équipage, le jeune garçon touche le maître cuisinier du bord par sa détermination. Ce dernier le prend sous sa protection et lui enseigne les devoirs de la vie de marin. Arrivé à Rio de Janeiro, au Brésil, Marco doit changer de bateau. Il embarque sur un navire d'émigrants surchargé et vétuste, au milieu de passagers malades. Après avoir essuyé une violente tempête au large du Río de la Plata, le bateau atteint enfin Buenos Aires.

 

À peine débarqué, Marco se fait dérober toutes ses économies par un pickpocket. Il se rend immédiatement à l'adresse des employeurs de sa mère, les Mequinez, mais apprend sur place qu’ils ont déménagé et que personne ne sait où se trouve Anna. Loin de se décourager, Marco poursuit ses recherches : une piste l’oriente vers Bahía Blanca, à 600 kilomètres plus au sud.

 

C'est alors qu'il a la chance de recroiser la troupe de théâtre de Peppino et Fiorina. Touchés par sa situation, Peppino et sa famille décident de l'accompagner jusqu'à Bahía Blanca à bord de leur roulotte. Ce long voyage à travers la pampa argentine, ponctué d'incidents mais aussi belles rencontres, redonne des forces à Marco.

 

Arrivé à Bahía Blanca, alors que Peppino se voit proposer de s'installer en ville pour s'y produire régulièrement, Marco découvre avec horreur que sa mère a été dupée par un vagabond : celui-ci lui volait son argent et détruisait les lettres qu'elle lui confiait. Une dernière lettre conservée lui indique néanmoins qu'elle a déménagé à Córdoba. Marco prend alors la décision de continuer seul, faisant ses adieux à la troupe de Peppino et enchaînant les petits travaux pour financer la suite de son périlleux voyage vers le nord.

 

De retour à Buenos Aires, Marco apprend que sa mère se trouve à Tucumán. Il s'embarque pour Rosario grâce à la compassion d'un capitaine génois. Sur place, il frappe aux portes pour trouver de l'aide ; la communauté d'immigrés italiens, émue par sa détermination, se cotise pour lui offrir son billet de train en direction de Córdoba.

 

À son arrivée à Córdoba, Marco constate que les employeurs de sa mère ont de nouveau déménagé. Il se lie d'amitié avec un jeune garçon nommé Pablo. En cherchant la nouvelle adresse d'Anna, il rencontre un architecte qui, admiratif devant le courage du petit voyageur, lui donne l'argent nécessaire pour payer son trajet en train vers sa prochaine destination : Tucumán, au nord du pays. Cependant, la petite sœur de Pablo, Juana, tombe gravement malade. Fidèle aux valeurs de dévouement transmises par son père, Marco fait le choix d'offrir l'intégralité de cet argent à un médecin pour financer ses soins et lui sauver la vie.

 

Démuni, Marco s'infiltre dans le train pour Tucumán avec l'aide de Pablo, mais les contrôleurs le découvrent et le débarquent en pleine nature, à des dizaines de kilomètres de toute civilisation. Il est recueilli par un groupe de gitans avec qui il voyage plusieurs jours ; lorsqu'il tombe malade, ces derniers prennent soin de lui jusqu'à sa guérison.

 

Marco reprend ensuite sa route avec une vieille ânesse que lui ont offerte ses hôtes. Mais l'animal finit par mourir d'épuisement dans le climat rigoureux du nord. Marco poursuit sa marche seul, les chaussures usées et les pieds ensanglantés, affrontant la faim et le froid glacial au pied des montagnes. À bout de forces sous la neige, il est secouru par un habitant à cheval qui l'amènent enfin jusqu'au domaine où réside la famille Mequinez, à Tucumán.

 

Là-bas, Anna Rossi se meurt d'une grave infection intestinale, trop faible et résignée pour accepter l'opération chirurgicale préconisée. Lorsque Marco apparaît à son chevet, la vision de son fils lui redonne instantanément le désir de vivre. Portée par cette joie retrouvée, Anna accepte l'intervention, qui est un succès total. Une fois rétablie, la famille Mequinez leur offre, en signe de gratitude, les billets de retour pour l'Italie. Tous deux reprennent la mer vers Gênes, où la famille Rossi se trouve enfin réunie.